Lettres: Droits de scolarité et grabuge
Julien Archambault - Professeur au cégep du Vieux-Montréal. Le 15 novembre 2007
17 novembre 2007
Éducation
Le gel des droits de scolarité est un enjeu d'actualité depuis de nombreuses années. Les frais de scolarité étant gelés depuis 1994, la pression pour les augmenter a monté. Les étudiants ont raison de manifester pour conserver le gel. Mais détruire des biens collectifs pour revendiquer le gel des droits de scolarité est une aberration. La destruction de biens comme celle de mardi au cégep du Vieux-Montréal empêche cet établissement de dispenser des cours, contribue à la dégradation des services offerts et occasionne des coûts élevés. Les quelques étudiants qui revendiquent violemment un accès universel à l'éducation limitent cet accès.
En ayant recours à des moyens pacifiques, les associations étudiantes arriveront plus facilement à leurs fins. Les actions violentes ont l'avantage d'attirer l'attention des médias, mais les contradictions qu'elles démontrent minent la crédibilité des étudiants.
La grogne des étudiants de l'UQAM expose deux crises: celle du dégel des droits de scolarité et celle de sa crise financière. Ces deux facteurs favorisent évidemment l'émergence de la grève mais en altèrent la crédibilité. L'UQAM manque de moyens financiers, car elle a gaspillé ces moyens et souffre de sous-financement. Dans ce contexte, demander un gel des droits de scolarité et plus de financement est gênant.
Il est impératif qu'un réinvestissement ait lieu. Ce réinvestissement doit faciliter l'accès à l'éducation et en accroître la qualité. La société québécoise doit conserver ses valeurs d'accès universel à l'éducation et les institutions d'enseignement doivent rester compétitives.
En ayant recours à des moyens pacifiques, les associations étudiantes arriveront plus facilement à leurs fins. Les actions violentes ont l'avantage d'attirer l'attention des médias, mais les contradictions qu'elles démontrent minent la crédibilité des étudiants.
La grogne des étudiants de l'UQAM expose deux crises: celle du dégel des droits de scolarité et celle de sa crise financière. Ces deux facteurs favorisent évidemment l'émergence de la grève mais en altèrent la crédibilité. L'UQAM manque de moyens financiers, car elle a gaspillé ces moyens et souffre de sous-financement. Dans ce contexte, demander un gel des droits de scolarité et plus de financement est gênant.
Il est impératif qu'un réinvestissement ait lieu. Ce réinvestissement doit faciliter l'accès à l'éducation et en accroître la qualité. La société québécoise doit conserver ses valeurs d'accès universel à l'éducation et les institutions d'enseignement doivent rester compétitives.
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