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«À nous la rue!»

Clairandrée Cauchy   16 novembre 2007  Éducation
58 000 étudiants réunis au sein de 38 associations étudiantes étaient en grève hier, et plusieurs d’entre eux le seront également aujourd’hui.
Photo : Jacques Nadeau
58 000 étudiants réunis au sein de 38 associations étudiantes étaient en grève hier, et plusieurs d’entre eux le seront également aujourd’hui.
«À nous la rue!», ont scandé quelque 2000 étudiants au centre-ville de Montréal hier sous l'oeil amusé ou curieux des Montréalais bloqués dans la circulation ou le nez collé contre la fenêtre d'un commerce. La manifestation s'est déroulée dans une ambiance festive, sans collision majeure avec les forces de l'ordre.

Les étudiants, dont près de la moitié avaient passé plusieurs heures à bord d'autobus jaunes pour venir marcher sous la pluie, manifestaient certes contre la hausse de 30 % en cinq ans des droits de scolarité. La liste des revendications s'allongeait cependant au-delà de ce principe: gratuité scolaire à tous les niveaux d'enseignement, réinvestissement massif dans l'éducation «libre de l'emprise du privé», services de garde pour les parents étudiants, abolition de la loi 43 qui interdit les moyens de pression des employés du secteur public, mise au rancart du plan de redressement à l'Université du Québec à Montréal...

La «répression policière» était également décriée par les grévistes, qui dénonçaient les interventions policières survenues plus tôt cette semaine au cégep du Vieux-Montréal et à l'UQAM. Cela n'a pas empêché les organisateurs d'inviter les grévistes à participer à un autre bed-in en soirée à l'UQAM, ouvrant la porte à un autre affrontement avec l'administration et, incidemment, avec les policiers. Toutefois, au moment de mettre sous presse hier soir, des étudiants étaient toujours réunis en conseil de grève à l'UQAM pour débattre de la pertinence de cette action.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui avait en vain tenté de déclencher une grève générale illimitée cet automne, se réjouissait de la mobilisation d'hier, y voyant un pas de plus dans une «escalade des moyens de pression». Quelque 58 000 étudiants réunis au sein de 38 associations étudiantes étaient en grève hier, et plusieurs d'entre eux le seront également aujourd'hui.

«Le "momentum" va continuer. La session prochaine, nous devons le crier haut et fort, nous allons aller vers la grève générale illimitée. [...] Ç'a été une belle manifestation, il y a une belle énergie dans l'air. Cette énergie va se répandre à travers le Québec!», a tonné un des porte-parole, Christian Pépin, au terme de la manifestation, invitant à un nouveau rendez-vous pour une activité de perturbation à caractère économique ce matin.Si l'atmosphère était à la contestation pacifique, des étudiants s'avouaient néanmoins inquiets de la perception de leur mouvement par la population en général. Tout au long de la semaine, les médias ont fait état des violentes altercations entre les policiers et les grévistes. «Faites-nous un bon article, on n'est pas tous des vandales», a lancé au Devoir Peio, étudiant en art, caché sous une gigantesque marionnette représentant le futur recteur de l'UQAM, Claude Corbo. Peio avait passé les 24 dernières heures à réaliser son effigie de M. Corbo, «reconnu pour ses méthodes sévères» lorsqu'il était recteur dans les années 80, selon l'étudiant. «Le message qu'on veut lancer, c'est qu'on ne doit pas laisser l'éducation dans les mains des bureaucrates», a expliqué le jeune artiste.

Tout au long de la marche, des étudiants s'affairaient à sensibiliser les passants. Un commando de clowns, baptisé le BROUHAHA, pour «Bataillon révolutionnaire des olibrius utopistes hérétiques activistes hilares anticapitalistes», engageait systématiquement la conversation avec les badauds. «En se déguisant en clowns, ça aide à désamorcer des situations, c'est une bonne façon de parler aux gens sans qu'ils se sentent agressés», a expliqué le clown Grego, de l'UQAM.

Étudiante en anthropologie à l'Université de Montréal, Coralie distribuait des roses aux employés des commerces dans l'espoir d'adoucir un peu l'image des grévistes aux yeux du grand public. «Il y a beaucoup de gens qui, secrètement, pensent comme nous», croit la jeune femme. Elle dit comprendre la colère de certains de ses camarades étudiants qui ont eu maille à partir avec les forces de l'ordre: «Je suis contre la violence, mais il est légitime d'être en colère. Plus on réprime les gens, plus la colère devient forte.»

Dans la foule, les slogans classiques à propos de l'endettement étudiant et de la gratuité scolaire côtoyaient d'autres citations un peu plus réfléchies, notamment des phrases de Gaston Miron («Le monde est agrandi de nos espoirs et de nos paroles»), de Victor Hugo («Ouvrez une école, vous fermerez une prison») et d'Hubert Aquin («Je suis le symbole fracturé de la révolution du Québec»).

Une autre manifestation nationale est prévue le 22 novembre, cette fois-ci sous l'égide de la Coalition des forces étudiantes nationales, qui réunit des associations membres des fédérations étudiantes collégiale et universitaire (FECQ et FEUQ). La plupart des associations étudiantes de l'UQAM se prononceront lundi sur la poursuite ou non de leur grève. L'ASSE tiendra quant à elle un congrès le 2 décembre afin de définir son plan d'action pour l'hiver, qui pourrait bien comprendre une campagne de grève générale illimitée.
58 000 étudiants réunis au sein de 38 associations étudiantes étaient en grève hier, et plusieurs d’entre eux le seront également aujourd’hui. Tout au long de la marche, des étudiants se sont affairés à sensibiliser les passants.
 






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  • Michel Pépin
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 00h27
    Enfin...
    « C'est le premier article intelligent que je lis sur la grève étudiante depuis une semaine sur Internet. Y a de l'espoir. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 16 novembre 2007 07h01
    Un peu de peinture, des banderoles du pot et de la bière...le fun
    « «Le "momentum" va continuer. La session prochaine, nous devons le crier haut et fort, nous allons aller vers la grève générale illimitée.»

    Wow ! Juste ça, une grève générale illimitée. Ça veut dire, peut-être perdre une année pour 100 $ de rabais "qui profiterait aussi aux plus riches étudiants"...genre ? »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 09h11
    Antidémocratique
    « Les associations étudiantes, comme les syndicats, ont un drôle de sens de la démocratie.Comme le syndicats dont je suis OBLIGÉ de faire partie, qui a fait une grève avec un ultra minime 10% d'appui des membres, endetté les membres de plusieurs millions et privé la population de services pour lesquels elle payait(tout ça pour RIEN) , les associations étudiantes font la grève avec un appui ultra minime des étudiants.Et après ils osent donner des leçons de démocratie aux élus démocratiquement...!!!

    Comme les syndicats, leurs moyens de pression s'appuient sur l'INTIMIDATION et le VANDALISME! Se servir des gros bras pour empêcher d'avoir les cours pour lesquels ILS ONT PAYÉ les 90% des membres qui ne VEULENT PAS de la grève est DÉGEULASSE! Faire du vandalisme et augmenter ainsi les problèmes financiers de l'université est tout aussi DÉGEULASSE et démontre un manque de respect flagrant vis-à-vis les biens collectifs.

    La majorité silencieuse en assez assez d'être prise en OTAGE par une poignée de marxistes-léninistes frustrés, souvent fils de riches professionnels, qui méprisent la démocratie et ne reconnaissent pas que ce sont aux élus par les citoyens de gouverner dans une démocratie.Le droit à avoir une opinion différente est ESSENTIEL en démocratie, mais la police doit absolument faire cesser l'Intimidation et le vandalisme, et protéger les droits des 90% des étudiants présentement pris en otage par la "gauche ultra ultra ultra paternaliste"pour qui les 90% d'étudiants qui pensent différemment sont des caves, des colonisés etc...

    Il est URGENT de faire une Loi pour encadrer le droit de grève et obliger qu'au moins 80% des membres votent pour avoir droit à la gréve.Il faut que cesse la manipulation de la démocratie.Tant qu'aux intimidateurs et vandales, ils doivent êtres arrêtés et passer devant les tribunaux et punis pour leurs crimes contre leurs concitoyens.

    Nous, les citoyens payeurs de taxes, qui paient VOS études nous en avons assez! On travaille déjà 6 mois par année pour l'état et vous voudriez nous saigner encore plus. Pourtant quand vous sortirez de l'université vous gagnerai beaucoup plus que la majorité des travailleurs qui paient vos études.
    Vous dites qu'il ne faut pas se comparer aux autres provinces, mais quand vous serez médecins etc...vous allez revendiquer la parité salariale avec les autres provinces.

    Votre mouvement est profondément RÉACTIONNAIRE, c'est celui de petits bourgeois qui ne VEULENT PAS FAIRE LEUR PART, mais étudier en parasitant les travailleurs.Honte à vous, petits stalinistes! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 09h32
    À nous la rue
    « M. Charest, donnez leurs la rue. Si dans 24 hrs vous ne retournez pas sur les bancs d'école, c'est la rue. Ainsi nous ferons 2 pierres d'un coup. Réduction des coûts et une manne de nouveau travailleur non éduqué pour les postes qui sont difficiles à combler. »

  • David Sanschagrin
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 10h14
    Enfin des citoyens non résigné!
    « Personnellement je nous trouve amorphe et résigné au Québec, j'espère que l'énergie qui se dégage du mouvement étudiant puisse m'atteindre et atteindre le plus de Québécois possible. Mon estomac se serre juste à penser aux prochaines élections provinciales où nous aurons le choix entre Mme Marois, M. Charest et M. Dumont, bref entre la droite souverainiste devenue autonomiste, la droite fédéraliste ou la droite populiste. Donc coupures, baisse des impôts et diminution de la qualité de notre système d'éducation.
    David Sanschagrin. »

  • Olivier Lamothe
    Abonné
    vendredi 16 novembre 2007 10h52
    Réponse à M. Bousquet
    « Je tiens surtout à préciser que le dégel représente à terme, une hausse de 1000$ par année pour un étudiant au baccalauréat. Il s'agit bel et bien de 50$ par session, de manière cumulative au sommet de la facture. Je paie 50$ de plus cet automne, j'en paie 100$ de plus l'hiver prochain et ainsi de suite.

    Aussi, votre titre est ingrat. J'espère que vous ne croyez pas sincèrement discréditer tout un mouvement et l'idée fondamentale qui y est débattue, en employant un raisonnement vulgaire tout droit sortit du Journal de Montréal. Je crois que malgré la mauvaise réputation que peut faire courir le type d'événements survenu au Cégep du Vieux Montréal, malgré peut-être comme était mentionné dans l'article sa légitimité, il serait malhonnête d'en étouffer le débat de fond.

    Les étudiants affirment que le seul dégel possible en est un vers la gratuité scolaire.

    Olivier S. Lamothe
    Bientôt payeur d'impôts
    BFA Film Production,
    Concordia University »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 11h40
    De l'irresponsabilité et du suicide
    « Tout ce tintoin pour quelques dollars de plus. On demande aux étudiants de faire leur part en payant des frais de scolarité plus réalistes. Et non, on ne touche surtout pas à cette question sacro-sainte, même si la province est à genoux, exsangue et qu'elle n'a aucune marge de manoeuvre... On n'a qu'à faire marcher la planche à billets... D'autant que les étudiants doivent trouver qu'il est certainement plus important d'investir dans leurs bagnoles, leurs nombreux gadgets électroniques et leurs vêtements et chaussures dernier cri, au lieu de mettre leur argent là où ça compte... leurs études.
    En outre, en se mettant en grève, les étudiants se font du tort à eux-mêmes. En descendant dans la rue, ils ne font que se tirer dans le pied.
    Mais où va cette province, Bon Dieu? »

  • Matthieu Max-Gessler
    Abonné
    vendredi 16 novembre 2007 12h56
    Exsangue? Pas de marge de manoeuvre?
    « La province en a, de l'argent. Il est entre autres distribué en crédits d'impôts faramineux pour les entreprises, et dans des baisses d'impôts qui ne profitent finalement qu'aux mieux nantis. Rappelons aussi que les entreprises ne sont imposées qu'à un taux d'environ 1%. Avec un taux à la normale, assez minime, soit 8,9%, ça ferait énormément d'argent pour le Québec. Pensez-y: sant, éducation, routes, infrastrutures... Y'en a des besoins.
    Mais y'en a aussi de l'argent. »

  • Valérie Provost
    Inscrite
    vendredi 16 novembre 2007 14h30
    Ridiculisons les étudiant-e-s faute d'arguments
    « Je lis les commentaires sur quelques sites depuis ce matin et je dois dire que plusieurs sur celui-ci ne diffèrent pas de ceux sur d'autres sites. On dépeint les étudiants et étudiantes comme de gros bébés pleurnichards gavés par maman et papa, comme de violents enfants qui ne veulent que boire et fumer, comme d'impertinents ados qui ne savent pas ce qu'ils font.

    Je crois plutôt que la communauté étudiante est au fait de ce qui se passe, elle est directement touchée par les coupures, les réductions de services, les restructurations de programmes, tout comme le reste de la communauté universitaire d'ailleurs (profs, employé-e-s de soutien...). S'insurger contre une hausse des frais de scolarité qui atteindra, en janvier 2012, 500$ de plus par session; contre une augmentation des frais afférents de 88$ par session à l'UQAM; contre la réduction d'embauche de professeurs; contre la réduction des services; tout cela n'est pas des enfantillages, c'est de la sauvegarde.

    De plus, mettre au jour, présenter au public les problèmes en éducation, c'est aussi révéler des problèmes en santé, en emploi, dans les relations humaines, dans la vie en général. C'est faire prendre conscience que la vie, de nos jours, se résume à une question de rentabilité. C'est poser la question: "Êtes-vous sur Terre pour être ou pour être rentable?"

    Ce combat, de débat, ne concerne pas seulement les étudiants et étudiantes. Il concerne tout le monde, car il révèle des problèmes universaux de notre société. Il vous concerne vous, et vos enfants, et vos parents si vous en avez encore de vivants.

    Et s'il-vous-plaît, si vous décidez de vous résigner, arrêtez de frapper sur ceux et celles qui osent encore se lever. La police le fait déjà assez comme ça. »

  • hubert leroux
    Inscrite
    vendredi 16 novembre 2007 15h25
    pour ajouter a M.merven
    « OUTRE LE FAIT QUE LE COÛT DES ÉTUDES SOIENT LE MOINS ÉLEVÉ AU PAYS VOIRE EN AMÉRIQUE DE CELA AUCUN DIRIGEANT D'ASCOCIATION N'EN FAIT MENTION. IL FAUDRA PEUT ÊTRE DANS UN AVENIR RAPROCHER QUE CES MÊMES ÉTUDIANTS APRENNENT À FAIRE DES CHOIX. CE NE SOIT PAS LES PERSSONNES DE MA GÉNÉRATION QUI REMPLISSONS LES AVIONS ET LES PLAGES PENDANT LES SEMAINES DE RELÂCHES, PAS PLUS QUE NOUS REMPLISSONS LES PLANCHER DE DANS LES FIN DE SEMAINES. lES GENS DE MA GÉNÉRATION, AVEC UNE PENSION FIXE REGARDONS NOTRE POUVOIR D'ACHAT DIMINUER DE MOIS EN MOIS. EN REFUSANT DE FAIRE LEUR PART CES JEUNES QUI PENSENT AVOIR DROIT À TOUT SANS EFFORT S'EN PRENNENT À LA GÉNÉRATION QUI LEUR A PERMIS D'ÉTUDIER ET D'ATTEINDRE LEUR BUT. J'ESPÈRE QUE CETTE FOIS CI NOS DIRIGENT SE TIENDRONT DEBOUT ET APPRENDRONT À NOS JEUNES A FAIRE DES CHOIX EN FONCTION DE LEUR AVENIR ET NON PAS JUSTE EN FONCTION DU PLAISIR IMMÉDIAT. CELA ETANT DIT J'AI DANS MON ENTOURAGE DES JEUNES TRÈS DETERMINÉS QUI TRAVAILLENT TRÈS FORT POUR RÉUSSIR ILS SONT PEU DÉMONSTRATIFS ET NE PERDENT PAS DE TEMPS À PARADER DEVANT LES MÉDIA POUR SE DONNER BONNE CONCIENCE. CES JEUNES DÉTERMINER DONT JE PARLE ILS ÉTUDIENT ET TRAVAILLENT POUR REDUIRE LE FARDEAU DE LEUR PARENTS. »

  • Jolana Jarotkova
    Inscrite
    vendredi 16 novembre 2007 19h15
    Les dangers d'un dégel
    « Ceci est une expérience personnelle, mais je pense qu'elle peut éclairer ce qu'un dégel des frais de scolarité peut cacher. Après un bacc à l'Université Laval, je suis présentement étudiante à la maîtrise à l'Université d'Ottawa... où les frais de scolarité montent environ à 5000$ par année. Ce que je constate dans mon entourage, c'est que plusieurs de mes collègues occupent présentement DEUX emplois pour y arriver. En effet, en plus d'un contrat d'assistant d'enseignement ou de recherche (par ailleurs bien mieux payé que leur équivalent québécois), certains doivent se tourner vers un deuxième emploi pour arriver dans leur budget. Pour ma part, j'ai la chance de bénéficier d'une bourse d'étude qui ne m'oblige pas à me tourner vers cette solution, me laissant plus de temps pour mes études. Mais... réfléchissons... avec deux emplois, ces étudiants n'ont plus autant de temps à consacrer à leurs études, ce qui menace leur réussite scolaire et peut même faire en sorte qu'ils soient obligés de passer donc plus de temps sur les bancs de l'université pour obtenir leur diplôme (ce qui coûte effectivement plus cher à l'État) et par le fait même, peut-être s'endetter. À ceux qui prônent la parité des frais de scolarité québécois avec l'Ontario... c'est un pensez-y bien. Par ailleurs, à ceux qui disent que les associations étudiantes en grève agissent de façon anti-démocratique, le principe d'une Assemblée générale est celui de la participation directe... Que ceux qui sont contre la grève s'y présentent! »

  • Pierre-Olivier Perron
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 20h27
    Problème de société
    « Au québec en ce moment il y a un grave problème de société. On se préocupe de la perte de notre identité, de la mauvaise qualité du français et même de sa future perte. Le gouvernement Charest a eu l'idée du siècle, ils ont instaurés une commission pour avoir l'avis de la population sur la question des acomodement résonable. On dépense l'argents des contribuable pour une action que ne servira a rien. Plutôt que de jetter l'argent par les fenêtres, pourquois ne pas l'investir en éducation, peut-être que nous aurions une meilleur qualité du français et que l'on ne s'inquieterait plus pour notre identité.

    Ce que nous, étudiants, ceux que vous qualifier sans pudeur de bébés braillards,c'est une gratuité scolaire a tout les niveaux. Ce pourquois vous peuple québécois payez a chaque paie et a chaque fois que vous allez magaziner.

    Après la lecture de plusieurs commentaires, j'en arrive a la conclusion, moi un simple bébé braillard, que le peuple québécois devient de plus en plus moue face aux mauvaises gérances de nos gouvernements. Où est le peuple qui était fier d'être québécois et qui défandait ses droits. Peut-être est-il sur son sofa avec sa bière et sa télé satellite.

    Appelle à tous, levez-vous et dessandez dans la rue pour défendre ce pourquois nos aïeux se sont battus, pour le respect de nos droits et libertés.

    Pour répondre au porte parole de la génération qui est maintenant sur la pention de viellesse, mais qui croyez-vous qui dans quelques années paieront votre pention, vous, une famille sur l'assistance sociale, un jeune qui se battais en vains pour avoir une bonne éducation. Eh bien mon cher monsieur je suis désolé de vous répondre que non, les emplois qui exigent des spécialisations, et dieu sait qu'ils sont nombreux de nos jour, ne pouront ètre tous comblés si se ne sont que le mieux nantis qui font des études. La grève étudiante est la pour que nous les étudiants puissiont redonner a la société en travaillant après nos études. Si toute fois nous y arrivons. »

  • Laurence Masse
    Inscrite
    vendredi 16 novembre 2007 21h47
    Ignorance
    « Je suis consternée de constater l'ignorance et la mauvaise foi de certains. Le mouvement étudiant doit actuellement affronter, en plus de lutter contre une vague de mépris injustifiée, l'indifférence du gouvernement, la brutalité policière et les campagnes de désinformation médiatique. Mettons d'abord les choses au clair, le dégel des frais de scolarité augmente la facture étudiante de 50$ par session durant 5 ans. Soit 1000$ par année d'ici 2012. Les frais de scolarité ainsi augmentés s'élèveront à 2168$ et ce sans compter les frais afférents qui varient selon les institutions d'enseignement, les coûts relatifs à l'achat de matériel scolaire, de transport et d'hébergement.

    Ensuite, si tous s'entendent sur la nécessité d'un système de santé accessible et gratuit, l'idée d'une éducation accessible, gratuite et de qualité semble en offusquer plusieurs. À ce sujet, les arguments, tous plus infondés les uns que les autres, fusent. Affirmer que les étudiants sont de gros bébés gâtés parce qu'ils osent défendre les acquis passés, parce qu'ils revendiquent la QUALITÉ du système d'éducation, l'abolition de la loi C-43, déclarée anti-démocratique par l'ONU, et la GRATUITÉ scolaire est à mon avis la pire forme de violence. J'étais sidérée de lire un joujournaliste écrire que voyons donc les jeunes on est pu en 1970, rangez vos pancartes. Le Québec actuel est au prise avec un lourd problème. Sommes nous gagas de notre merveilleuse révolution tranquille, de notre si belle crise d'octobre au point d'oublier que les jeunes d'aujourd'hui vivent dans un pays à bâtir. Glorifions l'époque de Lévesque sans nuance et ridiculisons les mouvements progressistes de 2007!!!

    Par la suite, plusieurs s'insurgent :«Heil la la j'vas pas payer plus d'impôts... pour les riches». Visiblement biens informés par le gouvernement, ces gens ignorent que 950 millions de dollars provenant des transferts fédéraux pour l'éducation viennent d'être retournés sous forme de baisses d'impôts aux plus hauts salariés par le gouvernement Charest, que selon une étude menée par Léopold Lauzon en collaboration avec l'UQAM environ 50% des entreprises ne paient pas d'impôts et que les autres sont imposées au taux ridicule de 1,8%, que 5 milliards de dollar sont offerts aux entreprises rentables sous forme de crédits d'impôts et qu'en allant récupérer cet argent qui s'accumule chez les plus riches que riches le Québec pourrait se permettre plusieurs foi la gratuité scolaire dont le coût rappelons le s'élève à 550 millions de dollars selon l'IRIS.

    En ce qui a trait au caractère soit disant anti-démocratique des syndicats étudiants, sachez que les assemblées générales sont ouvertes à tous et toutes. Le processus, régi par le Code Morin, permet à la population étudiante d'exercer non seulement son droit de vote mais elle leur permet aussi de s'informer en soupesant les arguments divergents de leurs pairs. Lors d'une assemblée, le pouvoir est entre les mains des étudiants et des étudiantes qui ont choisi de s'y présenter. Surprise, les gens qui remettent en question ce processus démocratique sont toujours ceux et celles qui choisissent de ne pas se présenter à leurs assemblées, ceux et celles qui croient dur comme fer ce que racontent les masses média et pire encore ceux qui votent à Occupation Double.

    La violence des méchants étudiants et des méchantes étudiantes occupe aussi une place de premier ordre dans nos glorieux médias. Ainsi, l'idée que l'anti-émeute débarque armée de pistolets électriques, de balles de caoutchouc, de matraques, de gaz et de poivre de cayenne pour déloger des citoyens et des citoyennes venus se réapproprier symboliquement leur institution d'enseignement est bien reçue voir applaudie. Par ailleurs, des étudiants et étudiantes qui choisissent de tenir tête à l'état policier, largement armé, et à la répression gouvernementale en érigeant des barricades avec des chaises et des tables sont de très très vilains petits! La population et les médias semblent actuellement se soucier beaucoup plus des bris matériels causés par la peur que suscite l'intervention policière que par les multiples blessures, coût de matraques, décharges électriques et gestes de violence des policiers et des policières. Gestes qui bien sûr ne sont captés et diffusés que par les caméras et appareils photo amateurs.

    Le rôle des médias dans la présente campagne de désinformation est non négligeable voir de premier ordre. Car, les médias s'acharnent sur ce qui fait peur, ce qui fait sensation, ce qui choque et qui fait vendre. Je ne m'attends pas à ce que Power Corporation ou Quebecor Média rende avec justesse les propos de ceux et celles qui dénoncent leurs monopoles et leur enrichissement honteux, mais je m'attends à un minimum de prudence de la part des citoyens et citoyennes. Les articles et reportages sur le présent mouvement de contestation sont bourrés de mensonges, de sous entendus et de bêtises. Les médias qui affirment avoir sérieusement infiltré le mouvement et constaté que les étudiants et étudiantes ont fait la grève pour fumer plus de drogue et boire plus de bière sont visiblement en manque d'idée pour étoffer leur propagande. »

  • Serge Lapointe
    Inscrit
    vendredi 16 novembre 2007 22h31
    Pourquoi hausser les frais de scolarité?
    « Il ne faut surtout pas hausser les frais de scolarité.
    Les moins riches devront ce priver de ce service scolaire essentiel et pourquoi?
    Le service scolaire que je considère essentiel contrairement à ce que pense Nathalie Elgrably, économiste à l'institut économique de Montréal et professeur aux HEC. Elle dit aussi « À un moment donné, les étudiants doivent faire leur part » Je crois que de passer plus de onze année sans salaire à se faire ch... sur un banc d'école par leurs profs et leurs devoirs et leurs discipline faussement exemplaire, c'est là une grosse part apporté par les élèves que même un adulte ne supporterait pas. C'est élèves, si vous ne vous en rendez pas compte, sont en moyenne au travail 5 heures par jour.
    Je suis pour la gratuité scolaire comme la gratuité dans tout, pourvu que nous ayons les ressources et le matériel nécessaires et nous l'avons.
    La solution c'est d'organiser la société de façon plus transparente.
    L'argent crée l'individualité, l'hypocrisie, et le trafic criminel.
    http://solution8quebec.blogspot.com/ »

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