En bref - Perte d'autonomie
La ministre des Finances déposera aujourd'hui le projet de loi obligeant les universités et l'ensemble des institutions publiques à demander l'autorisation de Québec pour effectuer des opérations financières.
Bien qu'il s'applique à l'ensemble du secteur public, ce projet, dont Le Devoir avait révélé les grandes lignes le mois dernier, vise plus particulièrement les universités, qui jouissaient d'une grande autonomie en matière financière. En vertu de ce projet de loi, elles devraient demander l'autorisation préalable du gouvernement pour effectuer des emprunts et des placements ou prendre d'autres formes d'engagements financiers. Cette loi s'inscrit dans la foulée du fiasco immobilier subi par l'Université du Québec à Montréal avec l'îlot Voyageur et le Complexe des sciences. Déjà hier, en commission parlementaire au sujet d'un autre projet de loi portant sur les infrastructures et les grands projets, la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) a dit craindre pour la capacité d'action des universités. Selon la CREPUQ, la nouvelle loi sur l'administration financière présentée aujourd'hui s'ajoute à la nouvelle procédure complexe prévue dans le projet de loi sur la gestion des infrastructures publiques et des grands projets, qui favorise notamment le recours aux PPP. «On s'inquiète de l'accroissement de la bureaucratie et des délais avant d'obtenir les accords nécessaires pour aller de l'avant», a dit déplorer la présidente de la CREPUQ, la principale de McGill, Heather Munroe-Blum.
Bien qu'il s'applique à l'ensemble du secteur public, ce projet, dont Le Devoir avait révélé les grandes lignes le mois dernier, vise plus particulièrement les universités, qui jouissaient d'une grande autonomie en matière financière. En vertu de ce projet de loi, elles devraient demander l'autorisation préalable du gouvernement pour effectuer des emprunts et des placements ou prendre d'autres formes d'engagements financiers. Cette loi s'inscrit dans la foulée du fiasco immobilier subi par l'Université du Québec à Montréal avec l'îlot Voyageur et le Complexe des sciences. Déjà hier, en commission parlementaire au sujet d'un autre projet de loi portant sur les infrastructures et les grands projets, la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) a dit craindre pour la capacité d'action des universités. Selon la CREPUQ, la nouvelle loi sur l'administration financière présentée aujourd'hui s'ajoute à la nouvelle procédure complexe prévue dans le projet de loi sur la gestion des infrastructures publiques et des grands projets, qui favorise notamment le recours aux PPP. «On s'inquiète de l'accroissement de la bureaucratie et des délais avant d'obtenir les accords nécessaires pour aller de l'avant», a dit déplorer la présidente de la CREPUQ, la principale de McGill, Heather Munroe-Blum.
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