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Les étudiants en grève - Nouvel affrontement étudiants-policiers

Clairandrée Cauchy   15 novembre 2007  Éducation
L’intervention musclée des policiers, à coups de matraques et de poivre de Cayenne, pour expulser les étudiants qui s’étaient barricadés dans le Cégep du Vieux-Montréal dans la nuit de mardi à hier, a été suivie d’une manifestation symbol
Photo : Jacques Nadeau
L’intervention musclée des policiers, à coups de matraques et de poivre de Cayenne, pour expulser les étudiants qui s’étaient barricadés dans le Cégep du Vieux-Montréal dans la nuit de mardi à hier, a été suivie d’une manifestation symbol
Altercation avec les policiers de nuit et manifestation pacifique de jour... La grève étudiante aux deux visages s'est poursuivie hier, avec un violent affrontement entre des grévistes qui occupaient le Cégep du Vieux-Montréal et l'escouade anti-émeute dans la nuit de mardi à hier, suivie d'une manifestation artistique à l'allure festive en après-midi hier.
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  • Eugénie Jobin-Tremblay
    Abonnée
    jeudi 15 novembre 2007 10h28
    Répression policière
    « Je suis une élève du Cégep du Vieux-Montréal, et j'étais moi-même présente lors de l'occupation du Cégep dans la nuit de lundi à mardi. Je voudrais simplement remercier le Devoir pour avoir adopté une position plutôt favorable à notre cause, contrairement aux autres médias, qui nous ont fait passer pour des sauvages sans scrupules qui méritaient tout le tort qui leur a été fait. Je vous assure que, malgré le grabuge que nous avons pu occasionner, la répression policière s'est avérée totalement démesurée. J'ai 17 ans et des idéaux à défendre, et je doute que ce soit une raison pour me taper dessus à coups de matraques, ni pour m'envoyer au visage des rasades énormes de poivre de cayenne. Cette violence policière est tout à fait inhumaine, tout comme l'est l'arrestation de 102 de mes compatriotes, arrestations qui relèvent totalement de l'artibraire et de l'injustice. Je ne vois absolument pas quelles sont ces fameuses armes qui leur ont valu l'accusation d'agression à main armée, et je ne comprends pas en quoi 102 cégepiens ont pu «agresser» les véritables forteresses blindées que représentent les policiers anti-émeute. Bref, merci au Devoir de nous aider à défendre notre point de vue. »

  • Rémi-Bernard St-Pierre
    Abonné
    jeudi 15 novembre 2007 13h08
    L'idéalisme étudiant
    « Bien, sur, il serait beau d'avoir droit à l'éducation gratute. Moi-même j'en rêve parfois.
    Mais il faut etre en capable de mesurer ce que l'on a, et reconnaitre que nous sommes chanceux au Québec du faible cout de la scolarité.

    Je connais plusieurs étudiants qui en ont plein le %&% de cette manie de greve au sein du corps étudiant. Allez vous à l'école pour apprendre dans vos cours ou pour apprendre à etre de bon syndicalistes?

    Cette année je me suis inscript à Trebas. Jamais auparavant l'idée d'une école privée ne m'aurais passé par la tête. J'ai l'aide financière qui me prête un bon montant, mais qui ne couvre pas la totalité des frais. Dans le systeme publique, j'aurais droit à des bourses, qui me sont refusés vu que je suis dans le privé.

    Résultat, je paye 100$ chaque mois pour aller à l'école. Et je travail!

    L'autre jour, dans le métro, j'entendais un étudiant se plaindre de n'avoir que 200$ par mois qui lui restait de ses prêts pour vivre!

    Je peux vous dire que je l'ai trouvé ridicule. Croyez-moi, si j'avais ça, j'en serais on ne peut plus heureux.

    Le véritable problème financier des étudiants est à mon avis le couts des loyers trop élevé. Pas les frais de scolarité. Encore faut-il choisir la qualité de l'éducation qu'on veut.

    Passer du secondaire au cégep puis a l'université sans travailler entre pour se rammasser de l'argent pour payer est du luxe!

    Et j'aimerais que la masse étudiante en prenne moindrement conscience. »

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