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Commission Bouchard-Taylor - L'éthique et la culture religieuse, trop compliqué pour les profs?

Isabelle Porter   1 novembre 2007  Éducation
Québec — Charles Taylor doute de la capacité des professeurs à donner le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse qui sera enseigné à partir de l'automne 2008 aux niveaux primaire et secondaire.

C'est ce qu'il a laissé entendre lors d'un échange avec l'ancien ministre péquiste Louis O'Neill lors de la dernière journée des audiences de la Commission sur les accommodements raisonnables à Québec.

«Vous avez des inquiétudes au sujet de ce cours-là, et il faut dire que moi aussi, parce que ça demande des enseignants d'une qualité très très élevée», a déclaré M. Taylor.

M. O'Neill, un ancien prêtre qui a enseigné la théologie à l'Université Laval, estime que le rôle des professeurs dans le nouveau programme n'est pas clair. «Quelle est la compétence propre d'une personne totalement neutre pour porter un jugement sur des contenus religieux?» Il reproche en outre au ministère de l'Éducation et à ses «bureaucrates sacristains» de ne pas avoir diffusé des documents assez «détaillés» au sujet du programme.

Le nouveau programme d'éthique et de culture religieuse comprend l'enseignement de six religions: le christianisme (catholicisme et protestantisme), le judaïsme, la spiritualité autochtone, l'islam, le bouddhisme et l'hindouisme. Le christianisme bénéficie toutefois d'une attention particulière.

Le professeur est défini dans le programme comme un «passeur culturel» qui «ne doit pas faire valoir ses croyances ni ses points de vue». Il doit toutefois intervenir «lorsqu'une opinion émise porte atteinte à la dignité de la personne ou que des actions proposées compromettent le bien commun».

M. O'Neill croit que le retrait de l'enseignement religieux catholique risque d'accroître le malaise identitaire des Québécois. «Ce qui me frappe, c'est le nombre de gens qui se disent croyants non pratiquants. C'est quand même 80 % des parents qui ne vont pas à la messe mais qui veulent un enseignement catholique pour leurs enfants», a-t-il déclaré en faisant référence aux parents des enfants du niveau primaire.

Le théologien convient toutefois qu'il fallait assouplir l'ancien programme parce qu'il ne tenait pas compte de la présence des autres religions, en particulier à Montréal. À son avis, les parents devraient tout simplement avoir le droit de choisir un enseignement dans la religion de leur choix. En plus de l'éducation catholique, les cours de religion musulmane, bouddhiste ou autre seraient donnés «lorsque le nombre le justifie».Les interventions de MM. Taylor et O'Neill surviennent au moment même où des milliers d'enseignants suivent une formation intensive pour donner ce cours. Ces formations d'une durée moyenne de quatre à cinq jours sont données par plus de 400 intervenants (enseignants, conseillers pédagogiques, experts) formés par le ministère l'an dernier. D'ici la fin de l'année scolaire, 24 000 enseignants du primaire et 2300 professeurs du secondaire recevront cette formation.

En janvier dernier, l'ex-ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier déclarait au Devoir que le plus «grand défi» du nouveau cours consistait justement à «former tout le monde» et que l'implantation de cette nouvelle façon de faire allait constituer un des «moments marquants» de son passage à l'Éducation.

Interrogée à propos du degré de difficulté du programme, Stéphanie Tremblay, une porte-parole du ministère, a fait valoir que celui-ci «se compare aux autres programmes d'enseignement en ce qui a trait au volume et au contenu». Elle a ajouté qu'en janvier prochain, le ministère mettra à la disposition des enseignants un site Web avec des mises en situation, des compléments d'information et des liens vers des sites Web pertinents.

Président de la Fédération québécoise des directeurs d'établissements d'enseignement (FQDE), Serge Morin ne s'inquiète pas outre mesure de la capacité des enseignants à relever ce défi. «C'est certain que ce n'est pas toujours évident, mais ça ne l'était pas plus avec les cours d'enseignement religieux et moral. Être neutre, ce n'est pas toujours facile, mais à quelque part [sic], on ne peut pas faire enseigner ces matières par des machines.» Il a ajouté que le programme vise justement à donner aux jeunes suffisamment d'information pour qu'ils puissent forger leurs propres opinions. «Ce n'est peut-être pas grave que l'enseignant teinte ses propos dans la mesure où les informations qui ont été transmises à l'élève lui permettront de s'en rendre compte.»
 
 
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  • Gilles Delisle - Abonné
    1 novembre 2007 08 h 41
    Former les esprits et donner un peu de culture!
    Les jeunes étudiants québécois ont un grand besoin de connaItre et d'apprendre. Ce cours sur la culture religieuse est une très bonne nouvelle pour nos étudiants. Cependant, on oublie que ces derniers n'ont pas eu de cours d'histoire suffisants depuis longtemps. Ainsi, au secondaire, un cours d'histoire générale en deuxième et un cours d'histoire du Québec en quatrième,et il ne faudrait pas reproduire cette erreur. Entendue cette semaine, dans une classe d'un CEGEP montréalais: une étudiante raconte l'histoire de son pays natal, la Grèce. A la fin de l'exposé, une étudiante québécoise francophone lui dit: "vous êtes chanceux vous autres d'avoir une Histoire!!!"
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  • Diane Leclerc - Abonnée
    1 novembre 2007 08 h 42
    Mon inquiétude à moi...
    Tant qu'à se situer au niveau des impressions et des perceptions, allons-y: mon inquiétude à moi, c'est que les conclusions de la Commission Bouchard-Taylor soient marquées par une si grande ouverture d'esprit qu'elles entraînent une remise en question de la décision de ne plus offrir des cours de catéchèse à l'école. Les craintes exprimées ci-dessus ne me semblent pas plus justifiées pour le cours d'éthique et de culture religieuse que pour toute autre matière. Soit dit en passant, je m'inquiète beaucoup plus pour l'enseignement du français. Et j'ai beaucoup plus peur des Monseigneurs et abbés nostalgiques que des «bureaucrates sacristains».

    Diane Leclerc
    Trois-Rivières
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  • Catherine Quirion - Abonnée
    1 novembre 2007 09 h 04
    Vraiment pertinent, l'enseignement religieux?
    Quand je vois tout ce débat autour de l'enseignement religieux dans les écoles primaires, je dois dire que je ne vois pas trop où on veut en venir. L'enseignement religieux à l'école ne convertit personne. Je ne connais pas beaucoup de jeunes de mon âge qui se disent catholiques. (Au fait, ont-ils été consultés, les jeunes?) Moi, après avoir passé à travers neuf années d'enseignement religieux au primaire et au secondaire, je n'ai pas été convaincue. Je ne suis pas la seule, croyez-moi! Je dois tout de même dire que j'en ai retenu quelque chose : le côté moral. Alors, si on passait de l'Enseignement moral et religieux à un enseignement de la morale seulement, on éviterait bien des soucis, sans vraiment changer le résultat...

    Quand au cours d'éthique et culture religieuse, j'en ai eu un en quatrième secondaire. Ce fut très intéressant, et ce cours favorisait grandement l'ouverture d'esprit. Puis, message aux parents qui s'inquiètent de voir leur enfant se diriger vers une nouvelle religion suite à cet enseignement, n'ayez crainte : si neuf ans d'enseignement catholique n'aboutissent à rien, quelques heures d'hindouisme ou de judaïsme ne leur fera pas grand mal... au contraire!

    Encore une chose : l'apprentissage de la foi, ça devrait d'abord et avant tout passer par la famille et par l'église. Les mieux placés pour transmettre ce savoir sont les parents, les grands-parents, les ministres du culte. Pas les professeurs, l'école est déja bien assez occupée...

    C. Quirion, 19 ans, étudiante en enseignement au secondaire.
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    1 novembre 2007 09 h 23
    Taylor a raison
    Charles Taylor a raison. Au départ, ce programme, tout bien fait qu'il soit, est complexe et demande de larges connaissances dénuées de préjugés.

    À la rentrée, j'ai entendu des enseignantes ridiculiser les enfants musulmans qui ne mangeaient pas de hot dogs (au porc) offerts en guise d'accueil (!). Je ne vois pas comment ces deux professeurs pourraient donner ces cours. Je ne vois même pas comment elles peuvent enseigner tout court à des enfants qu'elles méprisent.

    Ce sont les enseignants qui devraient être OBLIGÉS de suivre ces cours d'éthique et de culture religieuse.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    1 novembre 2007 09 h 28
    En finira t'on avec la religion?
    En sortant la religion des écoles, on avait une occasion en or de commencer à enseigner autre chose que des histoires à dormir debout sur les origines de la vie et la prétendue existence d'une entité supérieure à qui on doit tout...Ce nouveau cours d'étique et de culture religieuse ne fera que perpétuer l'enseignement de "faits" qui ne reposent sur rien d'autres que des histoires écrites il y a des millénaires....
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  • Roland Berger - Abonné
    1 novembre 2007 10 h 19
    Taylor inquiet
    C'était tout à fait prévisible. La grande ouverture d'esprit du catholique pratiquant qu'est Charles Taylor devait frapper un mur. Il s'inquiète de la capacité des enseignants du primaire à enseigner le nouveau programme d'éthique et de culture religieuse et O'Neil est venu lui fournir l'occasion de se prononcer. Comme les autres catholiques qui s'objectent à l'implantation de ce programme, ce qu'il ne blaire pas, c'est que la religion catholique soit indirectement comparée à d'autres grandes religions qui ont envahi la Terre. Comme le Cardinal Ouellette l'a dit et redit, il n'appartient à personne d'autre qu'à l'Église de définir la religion catholique aux jeunes enfants du primaire. C'était exactement ce qui se passait avant la Révolution tranquille. Les parents catholiques non pratiquants d'aujourd'hui veulent un enseignement catholique dispensé par l'école ? Rien de surprenant. Ils s'en remettent à cette institution pour tout le reste de la formation. Pourquoi pas la religion qu'ils ne pratiquent plus.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Porphyre De La Coursière - Inscrit
    1 novembre 2007 11 h 10
    My Taylor is rich...
    Qui suis-je ?
    Je ne me souviens plus vraiment.
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    1 novembre 2007 11 h 10
    Quel melting pot !
    Pour la Commission Bouchard-Taylor, l'Halloween 2007 se fêtait, lors d'un grand swing quétaine, dans la Vieille Capitale. Un loufoque gratin s'y était réuni pour une dégustation de sucreries bizarres et sans pareil.

    Un prince sans pourpre ni crosse; un avocat sans cause ni effet; un Chef sans plumes ni tamtams et un apologétique décrocheur et défroqué qui, imbu de la primauté de toutes ses certitudes et infatué de ses complexes de supériorité, traite tout le monde de sacristains. J'ai été un de ces «sacristains-élèves» qui ont subi le prêchi-prêcha de ce doctrinaire séculier et prof d'apologétique, à l'Académie de Québec, à l'époque du «crois ou meurs». À cette glorieuse période du sommet de la catholicité exclusive, le seul moyen d'atteindre le paradisiaque bonheur éternel. JE ME SOUVIENS...

    Il faut donc déduire que la Capitale se devait de s'accommoder de ce gratin vaudevillesque de halloweeneux intellos, en mal de visibilité, en manque de notoriété, à sec de crédibilité et surtout en pressant besoin de vider leurs entrepôts de bulles et de décrets, de diktats et d'ex cathedra, issus des frustrations les plus diversifiées, tous aussi pompeux et alambiqués que dithyrambiques et empoussiérés, passés date et indigestes dont plus personne ne se porte acquéreur. Il ne manquait que Réal Caouette, Gilberte Côté-Mercier et la bonne femme Belley et quelques autres colonnes du temple muséal de l'histoire folklorique.

    Le mandat commissionnaire des thuriféraires de Jean Charest devient de plus en plus évident. Il aura consisté à faire mal paraître les Québécois dont le potentiel justifie sa montée autonomiste irréversible, ce qui dérange et déstabilise les naufrageurs libéraux et les maraudeurs séparatistes.

    Suroît, Mont-Orford, Rabaska, Bouchard-Talor ! WHAT'S NEXT ?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    1 novembre 2007 13 h 31
    Mystères mystérieux
    C'est comme les mystères et la bible de la religion Catholique : Trop compliqués pour être expliqués.

    Croire sans savoir, la vraie croyance catholique qui fait que la majorité a arrêté d'y penser depuis une trentaine d'années.
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  • Noureddine Charki - Inscrit
    1 novembre 2007 13 h 50
    Est-ce équitable ?
    Dans notre société d'aujourd'hui il y a deux catégories de gens, les athées et les non athées. Le gouvernement doit inclure toutes les catégories de personnes dans les services qu'il offre à la population car c'est eux qui les payent avec leurs impôts. Un cours de culture religieuse est destiné aux athées. Les gens qui croient en une religion aimeraient que leurs enfants aient un cours qui va leur enseigner adéquatement cette religion. Les parents peuvent donner une partie de cet enseignement à leurs enfants mais pas tout l'enseignement par manque de temps ou de compétence. C'est d'ailleurs pour cela qu'on paye les impôts. Pour avoir en contre partie accès à des services qu'on ne peut pas offrir. On n'a pas besoin d'étudier la médicine pour subvenir à nos besoins de santé et celui de nos enfants. Le même principe est applicable au cours de religion. Pour mieux servir la population, il est indispensable de créer des cours de spécialité pour l'enseignement religieux auquel on va consacrer une journée ou une demi journée qui sera la même dans toutes les établissements. Les enfants iront au cours intéressé soit dans leur établissement s'il est disponible, soit dans l'établissement le plus proche. Le transport scolaire doit être fourni pour cette fin. De cette façon, tout le monde aura accès d'une façon proportionnelle au service pour lesquels il a payé. Si le gouvernement veut continuer à fournir un cours qui intéressent seulement les athées ou seulement une catégorie de gens, les gens qui ne sont pas intéressé par ce cours doivent recevoir un crédit d'impôt et ils s'organiseront à enseigner à leurs enfants la relirions à leur façon. Mais pas question de payer pour des services qu'on n'aura pas à consommer un jour.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    1 novembre 2007 16 h 24
    A monsieur Charki
    Le monde est plus complexe que celui que vous décrivez, où il n'y aurait que des athées et des non-athées. Il y a des gens comme moi qui ne croient pas à ces sornettes que les religions font avaler à leur fidèles pour qu'ils craignent et vénèrent ce dieu qui les a prétenduement créés et qui surveille le moindre écart de conduite (il y a des religions plus souples que d'autres, j'en convient). En lieu et place de cours de religion intoxicants, des cours de gros bon sens et de science seraient passablement plus bénéfiques aux jeunes. L'esprit critique, la capacité de remettre en question des dogmes, de questionner, ça s'apprend, mais surtout pas dans des cours de religion. Et ceux qui persistent à croire à ces mythes ne devraient pas compter sur l'État pour leur enseignement.
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  • roger girard - Abonné
    1 novembre 2007 23 h 09
    Où sont passées les données empiriques ?
    Face aux nombreuses questions et aux grandes inquiétudes qui sont exprimées sur le nouveau programme, il serait intéressant de connaître ce qui ressort de son expérimentation dans quelques écoles en 2006-2007. Malgré le fait que ces huit écoles constituaient sans doute des milieux plus disposés au changements proposés et particulièrement bien préparés et encadrés (par des responsables ministériels!), on pourrait tout de même vérifier la pertinence et la faisabilité de ce qui est proposé par le programme en question.. Comme le programme se définit comme innovateur et ne réfère donc pas à des projets semblables déjà réalisés, tout le monde gagnerait à avoir accès à ce qu'a révélé cette étape préparatoire en milieu scolaire. Le Ministre avait demandé la confidentialité de la part des écoles cibles, ce qui semble avoir été suivi bien qu'un article soit paru dans L'Actualité sur l'application de ce programme dans une école de Québec. Le programme a-t-il été rapidement compris par les enseignants et enseignantes ? Quels ont été les points forts et les difficultés de son application ? Qu'a-t-il vraiment il apporté au plan éducatif ? A-t-il rejoint-il les préoccupations des élèves en respectant leurs capacités de compréhension ? Voilà certains éléments sur lesquels l'expérimentation a dû fournir des informations de première main.

    Au ministère de l'Éducation, j'ai vainement demandé à prendre connaissance de ce rapport d'expérimentation. On ne m'a fourni qu'un bilan d'une page, un sommaire des «faits saillants» peu révélateur sur les aspects qui nous intéressent... Si quelqu'un a lu ou sait où l'on peut consulter ce rapport, je lui demande de communiquer avec moi.

    S'inscrivant dans le sillage d'une réforme qui se targue de recourir aux dernières avancées «scientifiques» dans le domaine de l'éducation, il est normal de s'attendre à ce que le nouveau programme, à ce stade-ci, tienne compte des résultats de l'expérimentation, comme le plan de mise en oeuvre l'annonçait en mai 2005 ; et normal aussi que les données empiriques utilisées soient disponibles, au moins pour consultation. Ce serait une manière de savoir si les doutes de M. Taylor et de bien d'autres sont justifiés ou non...

    Roger Girard, chercheur en éducation
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  • Pierre Allard - Inscrit
    2 novembre 2007 00 h 33
    Quelle bêtise !
    Des profs qui n'y connaissent rien et que ça n'intéresse pas vont venir donner des cours de religions comparées au lieu de faire quelque chose d'utile. La religion à la famille, au foyer, ailleurs... Pas à l'école ! LAÏCITÉ !
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  • Noureddine Charki - Inscrit
    2 novembre 2007 11 h 16
    @ Monsieur Descoteaux, c'est nous le probleme
    Le problème n'est pas dans la religion mais plutôt dans le religieux. Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que les religions font avaler à leur fidèles ... J'aurai aimé que vous disiez plutôt que les religieux font avaler ... pour enfin remettre le blâme sur nous qui n'ont pas fait le devoir d'analyser ce que la religion nous propose, au lieu de chercher le coupable n'importe comment. La religion est invariable. Ce sont les interprétations des religieux qui sont variables. Ils ne cessent de s'améliorer depuis la nuit des temps. Einstein dit : « "La science sans la religion est boiteuse, la religion sans la science est aveugle.", d'où la nécessité d'enseigner la religion et de ne pas la laisser entre les mains des gens qui peuvent des fois l'utiliser à des fins autre que spirituelle. Quand je demande d'enseigner la religion c'est pour une question d'équité. Dans une société DEMOCRATIQUE qui est la notre, le gens ont droit à réclamer à l'Etat des services en contre parti de l'argent qu'on lui verse. Dans une démocratie, ce sont les gens qui décident de ce que l'Etat leur offre. Un groupe de gens qui se pense plus intelligent comme les athées et les laïcs, n'ont pas à décider pour les autres qu'on pense moi intelligent car ils croient en une religion. En ce qui concerne l'enseignement des sciences ceci je pense que c'est déjà fait. Il reste la deuxième partie qui est l'enseignement de la religion pour que l'être humain retrouve le sens de la vie et évite de tomber dans la cruauté matérialiste.
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  • Franck Goldberg - Inscrit
    12 novembre 2007 11 h 59
    Point de vue de l'immigrant
    Trois vices pervertissent le Québec et sont funestes pour la société : l'Ignorance, l'Hyprocrisie et la Cupidité. Ils figurent aussi les trois rebelles à l'immigration et à la concorde universelle. Que diriez-vous de les graver au fronstispice des momuments ?
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