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Impact d'une hausse des droits de scolarité - Québec savait que la clientèle risquait de diminuer

Clairandrée Cauchy   27 octobre 2007  Éducation
Québec savait qu'une hausse des droits de scolarité pourrait se traduire par une diminution de plusieurs milliers d'étudiants sur les bancs d'université au moment de prendre sa décision de mettre fin au dégel au printemps dernier.
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  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 09h15
    On est assez !
    La décision du gouvernement libéral conservateur de hausser les frais de scolarité universitaire au lieu d'assurer la gratuite complète ne peut donc s'expliquer par des considérations financières. En effet, 153 millions dans un budget de 14 milliards, c'est presque une petite dépense. La jeunesse constitue l'avenir du pays (pardon, de la province), clament nos élus. Il faut donc réduire son accès à des études avancées. C'est comme si l'élite actuelle disait : « On est assez ! »
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Gilles Laterrière
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 09h17
    Pour un accès universel et gratuit au savoir.
    Je serai le dernier à supporter l'idée de la gratuité à l'université que je persisterai encore à réclamer que l'accès à la connaissance soit universel et gratuit. C'est la plus belle mesure sociale suceptible de réaliser une égalité de résultat entre les citoyens d'un État. C'est aussi la meilleure mesure du progrès social d'une communauté lorsqu'elle prend à son compte la distribution du savoir.
    Les connaissances sont à la base du progrès matériel d'une société. Ce capital n'appartient à personne et il est juste et raisonnable qu'il profite à tous ceux qui désirent l'acquérir.

    Les systèmes de prets et bourses d'étude demeurent essentiels pour assurer cet accès à la connaissance en raison des coûts importants qui sont associés à une scolarité avancée si bien que la gratuité de l'enseignement universitaire ne peut qu'en constituer un élément important. Néanmois à la lumière des données de cette étude qui établit que le nombre d'étudiants diminuera de 3000 avec le plan du gouvernement de hausser de 50$ par session pendant cinq ans et que la gratuité coûterait seulement 153 millions de dollars, je me demande pourquoi nos élites politiques sont elles tant prisonnières d'une idéologie fondée sur l'effort individuel et du mérite personnel ? Bien que le gouvernement du Québec éprouve des difficultés financières, il me semble qu'il pourrait trouver ailleurs dans ses ambassades ou dans ses projets de soutien à l'activité économique une somme aussi dérisoire compte tenu de l'ampleur de son budget.

    Gilles Laterrière.

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