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Des milliards pour réparer les écoles

La Presse canadienne   23 octobre 2007  Éducation
Après les viaducs et les ponts, c'est au tour des écoles, des cégeps et des universités d'apprendre de combien d'argent ils disposeront dans la cagnotte des milliards annoncés pour les infrastructures.

Le monde scolaire se partagera 5,5 milliards de dollars sur cinq ans, de 2007 à 2012, dont 1,5 milliard d'argent neuf, a précisé hier la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, lors d'une rencontre avec la presse dans une école de Côte-Saint-Luc.

La somme ira non seulement aux toits qui coulent, aux toilettes qui fuient, à la ventilation déficiente et aux fenêtres de bois qui datent de plusieurs décennies, mais aussi aux bibliothèques et aux laboratoires, a promis la ministre.

La ministre croit que la plus grande partie des «urgences» d'entretien a déjà été traitée, réparée.

De la somme totale, 3,25 milliards iront aux commissions scolaires, donc aux 3500 écoles primaires et secondaires; 1 milliard aux universités et 810 millions aux 49 cégeps du Québec.

«Je suis fermement convaincue que la réussite de nos jeunes, dans certains cas, peut être influencée par le lieu qu'ils fréquentent quotidiennement. Il est démontré que dans une école, une polyvalente ou un cégep qui est négligé au chapitre de l'entretien, on est plus porté à faire des graffitis, on est plus porté à se détacher de l'appartenance que nous avons au bâtiment. Il est démontré que quand on fréquente un endroit qui nous respecte, on respecte à son tour les lieux physiques qui nous sont offerts», a commenté la ministre Courchesne.

Réactions

Tant à la Fédération des cégeps qu'à la Fédération des commissions scolaires, on se réjouit de cette annonce, les besoins étant immenses.

André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires, est catégorique: avec ces millions de dollars, «il y a des améliorations visibles qui vont être apportées» dans les écoles primaires et secondaires du Québec.

«Il reste encore des écoles qui ont été construites en 1940, en 1950, de l'époque de Duplessis, avec d'anciennes fenêtres à guillotine. Même sur l'île de Montréal, ici, il y en a», assure M. Caron.






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