Lettres: Abolir les frais de scolarité?
D'abord, une bonne nouvelle: le nombre d'enfants non scolarisés dans le monde est passé de 100 millions à 77 millions en cinq ans, grâce en partie à l'abolition des frais de scolarité au primaire dans plusieurs pays pauvres. Résultat immédiat: des millions d'enfants ont afflué dans les écoles, obligeant ensuite les pays à faire face à la pénurie d'enseignants, de matériel et de locaux.
Passer de 77 millions d'enfants non scolarisés à zéro serait atteindre l'objectif «éducation pour tous» (EPT). L'EPT, promise après la Deuxième Guerre mondiale, devait servir de base à la paix dans le monde. Pour y arriver enfin en 2015, l'ACDI, qui a clamé que l'éducation des enfants est pour elle une priorité, devrait soutenir les pays pauvres qui acceptent d'abolir les frais de scolarité. L'ACDI doit aussi verser sa juste contribution financière pour l'école primaire, soit, selon les experts, 550 millions $US par année, c'est-à-dire près de 15 % du budget d'aide, contre environ 5 % à l'heure actuelle. Sinon, peut-on encore parler de priorité?
Passer de 77 millions d'enfants non scolarisés à zéro serait atteindre l'objectif «éducation pour tous» (EPT). L'EPT, promise après la Deuxième Guerre mondiale, devait servir de base à la paix dans le monde. Pour y arriver enfin en 2015, l'ACDI, qui a clamé que l'éducation des enfants est pour elle une priorité, devrait soutenir les pays pauvres qui acceptent d'abolir les frais de scolarité. L'ACDI doit aussi verser sa juste contribution financière pour l'école primaire, soit, selon les experts, 550 millions $US par année, c'est-à-dire près de 15 % du budget d'aide, contre environ 5 % à l'heure actuelle. Sinon, peut-on encore parler de priorité?
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