Lettres: Bulletins chiffrés! Aspects bizarres!
15 septembre 2007
Éducation
Les bulletins issus du renouveau pédagogique sont caractérisés par une évaluation en cotes généralement exprimées par des lettres (par exemple: A, B, C et D). C'est le moyen d'informer les parents du progrès des élèves. L'approche a suscité plusieurs tollés. La solution envisagée consisterait à revenir aux chiffres et plus particulièrement aux pourcentages. Par exemple, un élève pourrait mériter 80 %, 70 % ou 60 % pour une compétence au lieu de B, C ou D.
Mais comment établir ces pourcentages? Le nombre de bonnes réponses à des examens de connaissances ou d'habiletés peut être traduit en pourcentage de réussite. Pour les productions élaborées (épreuves de composition écrite, par exemple), le pourcentage peut venir d'une somme de points en retenant plusieurs critères d'évaluation.
Dans le cas des compétences, c'est autre chose! Les procédés utilisés ne produisent pas de chiffres. Ce sont plutôt des descripteurs qui sont appliqués globalement par les enseignants à la prestation de chaque élève. Les cotes inscrites aux bulletins en sont issues. Examens et grilles d'évaluation sont remplacés par des échelles d'appréciation associées à des cotes.
Où est le problème? Le rapport entre un système de cotes et un ensemble de pourcentages n'est pas à double direction pour ce qui est de passer de l'un à l'autre. D'après une coutume bien établie et acceptée (comme à l'université), ce sont des pourcentages qui sont convertis ou traduits en cotes pour faciliter leur interprétation. Les cotes constituent donc l'aboutissement d'un procédé.
Peut-on entreprendre le chemin inverse, soit une des solutions proposées récemment? Fort probablement que non! Associer des cotes (A, B, C ou D) à des pourcentages magiques comme 90 %, 80 %, 70 %, etc. (par exemple), c'est induire les destinataires du bulletin scolaire en erreur. Il nous faut comprendre que les pourcentages retenus n'appartiennent pas à un ensemble complet de tous les pourcentages possibles comme dans le cas des procédés traditionnels déjà évoqués. Ces pourcentages ne sont rien d'autre qu'un simple remplacement des cotes A, B, C et D.
Passer des cotes aux pourcentages, c'est comme tenter de reconstituer le texte d'un auteur à partir d'un résumé. Ou, pire encore, ce serait comme essayer de remettre le dentifrice dans le tube!
Les procédés d'évaluation des compétences ne sont pas encore au point et doivent être revus en profondeur. La solution envisagée pour revenir aux pourcentages (bulletins chiffrés) suscite déjà beaucoup d'interrogations.
Mais comment établir ces pourcentages? Le nombre de bonnes réponses à des examens de connaissances ou d'habiletés peut être traduit en pourcentage de réussite. Pour les productions élaborées (épreuves de composition écrite, par exemple), le pourcentage peut venir d'une somme de points en retenant plusieurs critères d'évaluation.
Dans le cas des compétences, c'est autre chose! Les procédés utilisés ne produisent pas de chiffres. Ce sont plutôt des descripteurs qui sont appliqués globalement par les enseignants à la prestation de chaque élève. Les cotes inscrites aux bulletins en sont issues. Examens et grilles d'évaluation sont remplacés par des échelles d'appréciation associées à des cotes.
Où est le problème? Le rapport entre un système de cotes et un ensemble de pourcentages n'est pas à double direction pour ce qui est de passer de l'un à l'autre. D'après une coutume bien établie et acceptée (comme à l'université), ce sont des pourcentages qui sont convertis ou traduits en cotes pour faciliter leur interprétation. Les cotes constituent donc l'aboutissement d'un procédé.
Peut-on entreprendre le chemin inverse, soit une des solutions proposées récemment? Fort probablement que non! Associer des cotes (A, B, C ou D) à des pourcentages magiques comme 90 %, 80 %, 70 %, etc. (par exemple), c'est induire les destinataires du bulletin scolaire en erreur. Il nous faut comprendre que les pourcentages retenus n'appartiennent pas à un ensemble complet de tous les pourcentages possibles comme dans le cas des procédés traditionnels déjà évoqués. Ces pourcentages ne sont rien d'autre qu'un simple remplacement des cotes A, B, C et D.
Passer des cotes aux pourcentages, c'est comme tenter de reconstituer le texte d'un auteur à partir d'un résumé. Ou, pire encore, ce serait comme essayer de remettre le dentifrice dans le tube!
Les procédés d'évaluation des compétences ne sont pas encore au point et doivent être revus en profondeur. La solution envisagée pour revenir aux pourcentages (bulletins chiffrés) suscite déjà beaucoup d'interrogations.
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