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La rectrice par intérim de l'UQAM se vide le coeur

Clairandrée Cauchy   7 septembre 2007  Éducation
La gifle donnée la semaine dernière à la direction de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) par la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, aura eu raison des ambitions de la rectrice intérimaire, Danielle Laberge. Celle-ci a renoncé à se porter candidate au rectorat de l'UQAM et s'est vidé le coeur quant aux difficultés éprouvées pour sortir de la crise financière dans laquelle l'UQAM est plongée depuis plusieurs mois.
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  • Michel Handfield Societas Criticus
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 00h49
    Hypocrisie 101 de la part du gouvernement
    « On demande aux universités d'avoir des finances équilibrées; on leur donne pour mandat d'enseigner et de faire de la recherche - si possible fondamentale; on les finances en fonction du nombre d'étudiants!

    Qui finance leur volet recherche - si possible fondamentale - qui fait pourtant partie de leur mission? Le privé? Probablement en partie, pour ce qui peut rapporter un jour. Mais le reste, la recherche fondamentale? Si c'est dans leur mission, il doit bien y avoir quelqu'un qui le finance. Celui qui l'a mis dans leur mission justement. Le gouvernement peut être? Mais, s'il ne le fait pas, s'il ne le finance pas, il est normal que les universités cherchent alors à faire de l'argent autrement (par des projets immobiliers, des montages financiers et pourquoi pas un casino un jour) pour assurer le financement de leurs activités de recherches qui sont dans leur mission, ce qui les obliges à les faire. Alors, la question à poser est la suivante : Est-ce que le gouvernement est capable de soutenir la mission qu'il donne aux universités : enseignement et recherche? Si non, devrait-on laisser tomber les volets que le gouvernement n'est pas capable de soutenir? Je suis sûr que la Chine sera heureuse d'accueillir la recherche par exemple après avoir accueilli plusieurs de nos entreprises déjà. Et un jour, quand il n'y aura plus rien ici, des spécialistes chinois viendront nous dire comment sortir de la pauvreté. Peut être même investir, car on sera content d'avoir un salaire de quelques pièces de monnaies par jour!

    Vous savez, on parle de R & D, mais pour développer il faut d'abord faire de la recherche. Sauf que pour en faire, il faut aussi la financer. C'est vrai que ceux qui nous gèrent ne peuvent pas le savoir, car, si les A enseignent, les B travaillent pour les C qui n'en voient probablement pas l'utilité (SARAH SCOTT, Do grades really matter?, MacLean's, Aug 30, 2007)|, car quand ils verront que nous ne sommes plus concurrentiels comme ils disent, ils auront ou fait leur argent ou déménageront leur usine dans un meilleurs endroit pour eux. Nous, nous débattrons tout seul et probablement qu'un politicien quelconque viendra nous dire que c'était parce qu'on n'était pas assez éduqué, productif ou concurrentiel. J'espère qu'on lui rappellera que les décisions viennent souvent d'en haut. Des C justement, ceux qui veulent du profit, pas d'impôts, et des universités qui font de la recherche sans être payé pour!

    Michel Handfield, éditeur de Societas Criticus, revue de critique sociale et politique
    www.societascriticus.com »

  • Raymond Vaillancourt
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 08h34
    L'effilochement du sens de la responsabilité
    « Voilà, si nous en avions encore besoin, un exemple additionnelle de l'effilochement du sens de la responsabilité de nos dirigeants qui refuse d'assumer les conséquences des actes posés antérieurement. Pour une fois qu'une ministre en appelle au respect de ce sens, il faudrait plutôt l'en féliciter !

    Raymond Vaillancourt
    www.prospectgestion.com »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 09h30
    enseignement et recherche
    « Il est indéniable que la mission première d'une université est l'enseignement et la recherche. J'imagine que c'est ce madame Laberge entend lorsqu'elle affirme "on ne redira jamais assez que les universités ne sont pas des entreprises, que leur but n'est pas le profit, que le plein accomplissement de leur mission ne se déclinera jamais en termes financiers". Le problème avec l'UQAM (et d'autres universités), c'est qu'ils ont joué au promoteur immobilier avec les conséquences que l'on connait. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 09h52
    Le plaisir de l'un...
    « Pendant que McGill vogue allègrement, nous l'on regarde l'UQAM se casser le cou.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 10h26
    belle gang de loosers
    « quand la rectrice menace de demisionner pare que c est trop dur! Quand elle se plaint de ne pas avoir les budgets pour engager du personnel compétent! (et cela comprend les professeurs)! Quand le syndicat demande de récuperer l argent déja englouti dans le terminus d autobus parce qu ils viennent de s apercevoir que cela n a rien a voir avec eux-autres. On ne peut que s inquiéter sur leur capacité a gérer le peu d argent qu on leur donne. »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 15h28
    L'art de se disqualifier
    « Bonjour Mme Cauchy,

    Pas besoin d'épiloguer longtemps sur les propos de la rectrice par intérim. Ses paroles sont cohérentes avec ses gestes et nous indiquent bien son état d'esprit. Elle nous démontre tout simplement qu'elle n'a pas l'étoffe pour diriger l'UQAM. Elle prend donc la bonne décision en nous annonçant qu'elle ne sera pas de la course au rectorat.

    La prochaine personne qui occupera ce poste devra non seulement tendre la main au réseau, mais également exercer le leadership que l'UQAM est en droit d'attendre de son recteur ou sa rectrice, parce que l'UQAM est la locomotive du réseau, pas son wagon de queue.

    Lorsque Claude Corbo parlait, tout le monde l'écoutait, même le ministre de l'Éducation.

    Vivement un vrai leader pour UQAM!

    Louis Lapointe
    Brossard
    Le 7 septembre 2007 »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 15h45
    L'art de se disqualifier
    « *note au modérateur: Le présent texte remplace le précédent. Merci!

    Bonjour Mme Cauchy,

    Pas besoin d'épiloguer longtemps sur les propos de la rectrice par intérim. Ses paroles sont cohérentes avec ses gestes et nous indiquent bien son état d'esprit. Elle nous démontre tout simplement qu'elle n'est pas la personne appropriée pour diriger l'UQAM. Elle prend donc la bonne décision en nous annonçant qu'elle ne sera pas de la course au rectorat.

    La prochaine personne qui occupera ce poste devra non seulement tendre la main au réseau, mais également exercer le leadership que l'UQAM est en droit d'attendre de son recteur ou sa rectrice, parce que l'UQAM est la locomotive du réseau, pas son wagon de queue.

    Lorsque Claude Corbo parlait, tout le monde l'écoutait, même le ministre de l'Éducation.

    Vivement un vrai leader pour UQAM!

    Louis Lapointe
    Brossard »

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