Le gouvernement «s'enrichit» aux dépens des étudiants
23 juillet 2007
Éducation
Toronto — Des conseillers en matière de crédit et des défenseurs des droits des étudiants affirment que le programme canadien de prêts aux étudiants engrange des millions de dollars par année en exploitant des diplômés à court d'argent qui font un «pacte avec le diable» afin de modifier les conditions de leur prêt et de prolonger ce dernier.
Le nombre des étudiants contraints de payer une sanction pécuniaire à long terme afin de renégocier l'échéancier de leurs paiements a augmenté de 77 % depuis 2002.
Selon Julian Benedict, fondateur de l'organisme Coalition for Student Loan Fairness, cela se traduit par d'importants profits non mérités pour le gouvernement fédéral.
La possibilité de révision des modalités offerte aux détenteurs d'un prêt obtenu dans le cadre du Programme canadien de prêts aux étudiants et subventions permet aux diplômés à court d'argent de diminuer le montant de leurs paiements mensuels, tout en leur donnant plus de temps pour rembourser la somme obtenue. M. Benedict souligne cependant que, en contrepartie, ils doivent payer davantage d'intérêts.
Dans plusieurs cas, a-t-il ajouté, des étudiants qui ne peuvent profiter d'un répit n'ont d'autre choix que de faire un «pacte avec le diable».
«La seule possibilité qu'ils vous donnent est celle-ci: ''Eh bien, nous n'allons pas diminuer votre taux d'intérêt et le rendre raisonnable, mais nous allons vous permettre de prolonger la durée du remboursement et de payer plus d'intérêts"», a indiqué M. Benedict.
Dans un rapport devant être rendu public demain, l'organisme de M. Benedict avance qu'il serait préférable que les diplômés ne soient pas obligés de payer davantage d'intérêts, ce qui leur permettrait d'injecter dans l'économie les sommes épargnées.
Quelque 350 000 étudiants au pays dépendaient l'an dernier de prêts fédéraux ayant totalisé 1,9 milliard.
Leesha Lin, du programme de prêts aux étudiants, affirme que le gouvernement fédéral ne titre pas profit des intérêts versés par les détenteurs de prêts.
Les étudiants qui ne sont pas en mesure d'effectuer leurs paiements ont privé le programme de près de 700 millions en 2006, a-t-elle indiqué.
«Ce n'est pas bon pour le gouvernement parce que ces sommes sont là pour être investies dans les étudiants», a affirmé Mme Lin.
Le nombre des étudiants contraints de payer une sanction pécuniaire à long terme afin de renégocier l'échéancier de leurs paiements a augmenté de 77 % depuis 2002.
Selon Julian Benedict, fondateur de l'organisme Coalition for Student Loan Fairness, cela se traduit par d'importants profits non mérités pour le gouvernement fédéral.
La possibilité de révision des modalités offerte aux détenteurs d'un prêt obtenu dans le cadre du Programme canadien de prêts aux étudiants et subventions permet aux diplômés à court d'argent de diminuer le montant de leurs paiements mensuels, tout en leur donnant plus de temps pour rembourser la somme obtenue. M. Benedict souligne cependant que, en contrepartie, ils doivent payer davantage d'intérêts.
Dans plusieurs cas, a-t-il ajouté, des étudiants qui ne peuvent profiter d'un répit n'ont d'autre choix que de faire un «pacte avec le diable».
«La seule possibilité qu'ils vous donnent est celle-ci: ''Eh bien, nous n'allons pas diminuer votre taux d'intérêt et le rendre raisonnable, mais nous allons vous permettre de prolonger la durée du remboursement et de payer plus d'intérêts"», a indiqué M. Benedict.
Dans un rapport devant être rendu public demain, l'organisme de M. Benedict avance qu'il serait préférable que les diplômés ne soient pas obligés de payer davantage d'intérêts, ce qui leur permettrait d'injecter dans l'économie les sommes épargnées.
Quelque 350 000 étudiants au pays dépendaient l'an dernier de prêts fédéraux ayant totalisé 1,9 milliard.
Leesha Lin, du programme de prêts aux étudiants, affirme que le gouvernement fédéral ne titre pas profit des intérêts versés par les détenteurs de prêts.
Les étudiants qui ne sont pas en mesure d'effectuer leurs paiements ont privé le programme de près de 700 millions en 2006, a-t-elle indiqué.
«Ce n'est pas bon pour le gouvernement parce que ces sommes sont là pour être investies dans les étudiants», a affirmé Mme Lin.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

