Lettres: Fermeture injustifiable
Un geste déconnecté, offensant et irresponsable. L'UQAM a à tenir la tête plus haut que cela et à faire honneur aux citoyens qui la regardent et la fréquentent. Elle a mieux à faire qu'à remplir ses stationnements et à édifier des façades de prestige en plein coeur de la ville de Montréal. La décision de faire disparaître le Centre de formation sur l'enseignement en milieux défavorisés, pour lequel elle a reçu des fonds destinés à donner une chance aux enfants des milieux les plus pauvres et à leur famille afin qu'ils s'intègrent mieux dans une société qui divise et qui écrase trop souvent les personnes qui ne vont pas assez vite, est une décision scandaleuse, déconnectée des priorités éthiques et sociales.
Si la loi québécoise pour éliminer la pauvreté devait s'appliquer au secteur universitaire, financé à grands frais par les taxes et les impôts, c'est la dernière chose qui lui serait permise. Cette décision est offensante en ce qu'elle montre le peu de considération que l'UQAM a pour les milieux les plus pauvres. Elle est irresponsable en ce que l'UQAM se déshonore en ne respectant pas son engagement moral de poursuivre l'excellence dans l'enseignement en milieux défavorisés, pour lequel des fonds généreux de près d'un demi-million de dollars lui ont été octroyés par la Fondation Lucie et André Chagnon depuis trois ans.
Je souhaite que s'élèvent des pancartes tout autour des murs de l'UQAM pour crier au scandale et exiger révision. J'attends des étudiants qui revendiquent un gel des droits de scolarité qu'ils prennent fait et cause pour le monde de justice et de qualité qui s'accole à leur mouvement. J'attends des professeurs qu'ils prennent un peu de leur temps de vacances pour faire entendre de quel côté du mur des avantages économiques et sociaux ils veulent se situer.
Voici pour les Montréalais un mont Orford qui requiert plus qu'une pétition et autant qu'un renversement de gouvernement, et ce, tant que le bon sens et le respect du bien commun et de l'avenir de tous les enfants dans notre société n'auront pas prévalu. L'UQAM n'a pas à se cacher la face dans l'accumulation de ses déficits. Elle a encore trop à faire uniquement pour être, ici plus que partout ailleurs, tout à fait honorable.
Si la loi québécoise pour éliminer la pauvreté devait s'appliquer au secteur universitaire, financé à grands frais par les taxes et les impôts, c'est la dernière chose qui lui serait permise. Cette décision est offensante en ce qu'elle montre le peu de considération que l'UQAM a pour les milieux les plus pauvres. Elle est irresponsable en ce que l'UQAM se déshonore en ne respectant pas son engagement moral de poursuivre l'excellence dans l'enseignement en milieux défavorisés, pour lequel des fonds généreux de près d'un demi-million de dollars lui ont été octroyés par la Fondation Lucie et André Chagnon depuis trois ans.
Je souhaite que s'élèvent des pancartes tout autour des murs de l'UQAM pour crier au scandale et exiger révision. J'attends des étudiants qui revendiquent un gel des droits de scolarité qu'ils prennent fait et cause pour le monde de justice et de qualité qui s'accole à leur mouvement. J'attends des professeurs qu'ils prennent un peu de leur temps de vacances pour faire entendre de quel côté du mur des avantages économiques et sociaux ils veulent se situer.
Voici pour les Montréalais un mont Orford qui requiert plus qu'une pétition et autant qu'un renversement de gouvernement, et ce, tant que le bon sens et le respect du bien commun et de l'avenir de tous les enfants dans notre société n'auront pas prévalu. L'UQAM n'a pas à se cacher la face dans l'accumulation de ses déficits. Elle a encore trop à faire uniquement pour être, ici plus que partout ailleurs, tout à fait honorable.
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