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Déficit budgétaire: l'UQAM veut éliminer des programmes

Le plan de redressement de l'université prévoit des économies de 129 millions sur cinq ans

Des manifestants ont perturbé hier matin le début du conseil d’administration de l’UQAM. Ils ont été expulsés par des agents de sécurité.
Photo : Jacques Nadeau
Des manifestants ont perturbé hier matin le début du conseil d’administration de l’UQAM. Ils ont été expulsés par des agents de sécurité.
L'UQAM propose des compressions de 129 millions de dollars en cinq ans pour redresser sa situation financière et répondre aux exigences dictées par la ministre de l'Éducation. Au coeur du plan, on prévoit une révision en profondeur de sa mission académique, pouvant mener à l'abandon de certains cours, voire de programmes entiers.

Selon le projet de plan de redressement présenté hier à son conseil d'administration, dont Le Devoir a obtenu copie, les mesures de redressement permettraient de réduire de moitié le trou budgétaire anticipé pour les cinq prochaines années. De 303 millions, il passerait à 147 millions, une fois les mesures d'économies mises en vigueur, ainsi que les hausses de frais afférents imposées aux étudiants.

Le projet de plan de redressement, présenté hier aux membres du conseil d'administration, devrait faire l'objet d'un vote aujourd'hui et être présenté au plus tard vendredi à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne. L'Assemblée des gouverneurs du réseau des Universités du Québec l'étudiera à son tour la semaine prochaine.

Les prévisions budgétaires ne tiennent cependant pas compte des dépenses liées au projet de l'îlot Voyageur, qui fait l'objet de négociations entre la firme privée Busac et le négociateur mandaté par l'UQAM, Lucien Bouchard.

Réingénierie de la mission académique

La plus large part des économies (67 millions) est attribuable à un «redéploiement de l'académique». Selon les informations obtenues par Le Devoir, l'UQAM entend, au cours des prochains mois, réviser l'ensemble de ses programmes et de son offre de cours.

Selon un compte rendu d'un comité de travail chargé d'élaborer les mesures de redressement académique, avec la collaboration de la firme PriceWaterhouseCoopers, l'UQAM procédera au cours des prochains mois à une recension des cours les moins populaires «en vue d'un délestage de la banque de cours». On étudiera également la «viabilité des programmes», en posant un regard particulier sur ceux qui présentent «les plus faibles taux de demandes d'admission».

Plusieurs programmes sont dans la mire de cette réingénierie, tels ceux des arts, de la mode, des langues ainsi que de la formation continue. Déjà, le projet de plan de redressement annonce l'abandon du programme destiné aux aînés âgés de plus de 50 ans, UQAM-Générations.

Une nouvelle plage-horaire pourrait par ailleurs s'ajouter à celles du matin, de l'après-midi et de la soirée, afin de maximiser l'utilisation des salles de classe. Des cours pourraient également être offerts dans les salles de spectacle relevant de l'université.

Il reste à voir si les mesures de redressement qui ont été discutées hier suffiront à convaincre la ministre de l'Éducation. Il est prévu dès la première année que l'UQAM génère 11 millions d'économies (compressions et hausses de frais pour les étudiants). Ce montant passera ensuite à près de 13 millions en 2008, à 24 millions en 2009, à 29 millions en 2010 et à 32 millions en 2011 et en 2012.

Ces scénarios de compressions permettraient à l'université de renouer avec l'équilibre dans son budget de fonctionnement en 2009. Mais cela ne marquerait pas pour autant la fin des déficits, puisque les frais financiers liés à l'utilisation de la marge de crédit et aux projets immobiliers continueraient de creuser le déficit global de l'UQAM. Au terme de l'exercice, en 2011-12, l'université continuerait d'enregistrer un déficit annuel de 22 millions.

L'UQAM est aux prises avec un problème financier gigantesque qui découle entre autres de ses aventures immobilières. La construction du Complexe des sciences a creusé un trou de 100 millions, accentué par le projet de l'îlot Voyageur, qui à lui seul représente un problème de quelque 200 millions.

Dans son rapport sur la dérive financière du Complexe des sciences, la firme KPMG a établi que le directeur des investissements alors en poste, Nicolas Buono, avait concocté deux versions du suivi budgétaire du projet, selon qu'il était destiné au conseil d'administration ou à son équipe. Cette double comptabilité était connue du supérieur de M. Buono, Mauro Malservisi. L'ancien recteur, Roch Denis, a toutefois affirmé l'avoir ignoré.

Ce n'est qu'en avril dernier que Le Devoir a révélé l'explosion des coûts de l'îlot Voyageur, engendrée notamment par une surévaluation de la rentabilité de certains éléments du projet (stationnement et tour de bureaux). Dès lors, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est intervenue. Le vérificateur général a hérité d'un mandat d'enquête pour l'ensemble du dossier, un plan de redressement a été exigé pour le 15 juin et le réseau de l'Université du Québec (UQ) a été appelé à accompagner l'UQAM dans ces travaux.

Il y a trois semaines, le conseil d'administration de l'UQAM a adopté pour l'année 2007-08 un budget que l'UQ n'a pas approuvé. Le réseau a plutôt accordé une autorisation de dépenses jusqu'en septembre.

Le temps presse pour l'UQAM, dont le manque de liquidités va croissant. Les états financiers n'étant pas approuvés depuis trois ans, l'université n'a pas reçu ses subventions annuelles de 28,7 millions du gouvernement. Au total, ce sont près de 100 millions que l'UQAM espère recevoir de Québec au cours des prochains mois.

La situation fragilise l'UQAM de façon telle que l'établissement risque de se retrouver dans l'incapacité de faire face à ses obligations à compter de la mi-juillet. Du coup, l'UQAM a décidé d'étaler le paiement des honoraires des professionnels liés au chantier de l'îlot Voyageur. Les factures sont payées sur une période de quatre ou six mois, plutôt que sur les 30 jours convenus.
 
 
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  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    mercredi 13 juin 2007 09h08
    Occasion en or de réforme universitaire
    Les tribulations de l'UQAM malheureusement claironnées comme seulement financières devraient donner la chance à tout ce qui réfléchit d'assainir une bonne fois les eaux troubles du microcosme universitaire.
    En effet, c'est peut-être bien la première fois qu'il est question de supprimer des cours et des programmes non seulement coûteux mais qui n'ont pas leur place à l'université jusques et y compris le "Doctorat" en danse de l'UQAM. Certes cela fera grincer quelques dentiers, et gémir des chargés de cours et des étudiants qui y perdent leur temps et l'argent des contribuables, mais le résultat sera au rendez-vous: une Université en santé.
    Cela devrait remettre au premier plan la fonction première de l'université qui est le développement de la connaissance par le biais de la recherche de pointe, qui elle est cruellement sous-financée.
    Il faut cependant comprendre que c'est le système actuel qui a généré les effets pervers dont souffrent la plupart des universités, car leur financement découle directement du nombre d'étudiants qu'elles admettent. Donc, pour avoir des fonds, il faut admettre le plus possible d'étudiants peu importe leur niveau, et non seulement il faut les admettre en grand nombre, mais il faut aussi les diplômer en grand nombre. Donc pour conserver leur emploi les enseignants en particulier les chargés de cours vont donner le plus possible de grosses notes pour avoir de bonnes évaluations et donc conserver leurs charges! Et à défaut du grand nombre d'étudiants sur place, on n'hésitera pas à avoir des succursales partout, que ce soit Rimouski à Lévis ou Sherbrooke à Longueil.
    Voilà qui explique en grande partie la faiblesse de la formation des maîtres et conséquemment de l'enseignement primaire et secondaire, car c'est ainsi que se boucle le cercle vicieux du système éducatif. C'est l'illustration parfaite du fameux "plus de gens en mangent parce qu'elles sont plus fraiches...."
    Soyons francs, les universités aussi sont obèses!
    Alors, pour être efficace le système doit maigrir et non continuer à absorber les stéroïdes éducatifs et autres gras trans- ou multi-disciplinaire, cette coqueluche des années 70-80.
    Sortons de l'université ce qui n'y a pas sa place, c'est à dire les formations professionnelles de premier cycle pour les replacer là où elles auraient toujours dû demeurer c'est à dire les collèges. Que ce soit pour l'éducation, la comptabilité, le travail social, les arts plastiques, la musique etc etc.
    Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas conserver des programmes de formation de formateurs dans ces domaines, car ces disciplines ont tout autant besoin de s'alimenter à la recherche, mais sûrement pas selon ce qui se pratique dans les Wal-Mart de l'enseignement que nous connaissons en ce moment.
    Alors, Madame Courchesne, un peu de détermination et de courage?

  • Benoît Foulon
    Inscrit
    mercredi 13 juin 2007 10h49
    L'U de Q...
    Dans le trou.
    Pas vraiment une surprise.

  • Gilles Labelle
    Abonné
    mercredi 13 juin 2007 12h01
    Réponse à Geneviève Gariépy
    Il faut remercier Geneviève Gariépy de sa délicieuse intervention. Il y a tellement de fautes de français dans ce fatras que je me suis d'abord demandé si ce n'était pas l'oeuvre d'un farceur. L'éducation universitaire régresse depuis quinze ans, nous dit Geneviève Gariépy. Ceux qui en doutent n'ont qu'à lire sa prose (jusqu'au bout, s'ils en ont le courage). La crise financière de l'UQAM allait nous faire oublier le plus essentiel: le désastre qu'est notre système d'éducation tout entier, qui envoie à l'université des semi-analphabètes même pas gênés de n'avoir jamais ouvert un dictionnaire et une grammaire de leur vie. Pour se sortir du trou, après avoir payé ses dettes, l'UQAM pourrait aussi songer à refuser d'admettre des étudiants aussi nuls que cette Geneviève Gariépy (encore heureux qu'elle ne fasse pas de faute en écrivant son nom).

  • Richard Labbé
    Inscrit
    mercredi 13 juin 2007 13h12
    Prendre les étudiants pour acquis
    Ce que l'UQAM est en train de faire est de s'aliéner sa clientèle étudiante: coupure de programmes, hausse de frais, abandon de la formation continue... Bref, elle ne peut que voir sa clientèle diminuer dans le futur au profit des autres universités.

    Si je ne me trompe, la redevance en éducation versée aux universités par le gouvernement est proportionnelle au nombre d'étudiants, alors que les coûts de fonctionnement d'une université restent stables que les classes soient vides ou pleines. La viabilité de l'institution ne résiderait-elle pas dans la conservation de sa clientèle? Ou bien est-ce que la direction de l'UQAM prend ses inscriptions pour acquises?

    Néanmoins je suis au courant que la situation de l'UQAM est désastreuse en ce moment, qu'elle n'a peut-être pas le luxe d'envisager des solutions moins expéditives que de simples compressions. Tout ce que j'espère est voir l'UQAM s'en sortir sans s'aliéner ses étudiants et malheureusement cette solution réside dans un meilleur financement de la part du gouvernement, au grand damne de certains autres lecteurs/trices.

  • Benoît Foulon
    Inscrit
    mercredi 13 juin 2007 13h24
    Réponse à Gilles Labelle
    En effet. M. Gilles, l'U de Q a un gros trou...
    dans la tête.

  • David Nadeau
    Abonné
    mercredi 13 juin 2007 13h51
    Inquiétudes et réponse à M. Labelle
    Je trouve questionnable cette décision d'éliminer des programmes d'études à l'UQAM pour rembourser une partie des frais encourus par une mauvaise gestion immobilière. Rassurons-nous toutefois puisque ces coupures ne toucherons probablement que des programmes d'études qui ne servent pas à grand chose, comme les arts plastiques, la danse ou pourquoi pas les lettres. Non mais c'est vrai, à quoi bon développer chez nous des spécialistes dans ces domaines alors qu'il y aura toujours quelqu'un en France ou aux États-Unis pour nous aider à décider ce que nous devons penser dans le domaine des arts.
    En passant, chapeau à M. Gilles Labelle pour sa réplique cinglante adressée à Madame Gariépy. Vous passerez certainement le reste de votre journée à vous féliciter de votre magnifique contribution au débat en cours. J'ose toutefois espérer que vous n'oublierez pas de bien masquer votre mépris la prochaine fois que vous entrerez en classe pour vous adressez à vos étudiants de l'U d'Ottawa. Et avant de vous crever les yeux sur la place publique en geignant sur la mauvaise qualité de mon français, veuillez noter que je n'ai eu droit qu'à l'éducation que vous m'avez offert.

  • francis dery
    Inscrit
    mercredi 13 juin 2007 15h25
    Et pourquoi ne pas fusionner l'UQAM et Concordia?
    L'UQAM a cherché à donner des cours en anglais à la communauté juive askenazim. C'est comme une évolution naturelle qu'ils disaient.

    Alors fusionnons les deux institutions et nous ferions des économies administratives et immobilières. En effet, en plus de la synergie, la concurrence interuniversitaire qui incitait au développement immobilier serait amoindrie. En joignant les bassins de locaux, on améliore le placement des locaux disponibles pour les cours.

    Tant qu'fusionner , fusionnons mcGill et l'Ude Mtl et ne construison qu'un seul CHU.

  • Louis Lapointe
    Abonné
    mercredi 13 juin 2007 16h00
    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
    Bonjour Mesdames Cauchy et Lévesque,

    Nous le savons, la tâche d'enseignement annuelle moyenne des quelques 1,000 professeurs de l'UQAM ne dépasse guère les 2.5 charges de cours par année grâce aux nombreux dégrèvements administratifs dont ils bénéficient chaque année. C'est moins de 3 heures de cours par semaine dans le cas des professeurs qui enseignent durant les 3 sessions prévues au calendrier universitaire.

    Si ces professeurs enseignaient les 4 charges de cours annuelles prévues à la convention collective, cela permettrait de récupérer à peu près 12 millions de dollars par année.

    Pour un professeur, une charge d'enseignement de 4 cours par année équivaut à une tâche d'enseignement de 4 heures de cours par session pendant trois sessions ou de 6 heures de cours pendant deux sessions. Le calcul est simple et le résultat est impressionnant !

    De toute façon, c'est un secret de polichinelle, ce sont les professionnels et les secrétaires de départements qui font tout le travail administratif.

    Louis Lapointe
    Brosssard

  • Sébastien Marcoux
    Inscrit
    mercredi 13 juin 2007 16h19
    Et vous, vous iriez étudiez à l'UQAM dans un tel contexte?
    C'est très malsain tout cela...
    Il faut un coup de barre et une démontration de volonté politique forte pour rassurer leur clientèle et éviter de perdre trop d'étudiants. Ca prend pas un cours de bac pour comprendre ca! Ensuite, on fera une commission pour faire du ménage dans les règles administratives des universités québécoises. Les universités, c'est la base du développement d'une communauté politique!

  • Gaetan Saint-Pierre
    Abonné
    mercredi 13 juin 2007 18h59
    Les causes du problème SVP
    Qu'un gestionnaire d'une petite entreprise fasse une erreur de jugement, on peut comprendre, mais que les gestionnaires d'une de nos plus hautes institutions du savoir se plantent coup sur coup avec des projets de cette ampleur, je crois qu'il est juste d'y voir un signal alarmant de leurs modes de gestion ou de leurs compétences. Quelles sont les véritables causes de ce bourbier? Qui sont les vrais responsables et pourquoi doit-on assumer ces problèmes là où justement on est supposé former les meilleurs gestionnaires de notre société?
    Bien avant l'ébauche des solutions, il faut comprendre les causes et surtout éviter qu'une telle situation ne se reproduise. Deveit-on rendre obligatoire des programmes de formation à nos décideurs afin de leur rappeler certains principes de base comme l'efficience, la saine gestion, la prise de décision éclairée, le contrôle de l'information indispensable à la prise de décision...

    Les conséquences de ces erreurs seront lourdes à porter pour de nombreuses années, il est juste de s'assurer qu'une telle situation ne se reproduise plus et pas seulement à l'UQAM.

  • Michel Simard
    Abonné
    mercredi 13 juin 2007 21h40
    Le lectorat du Devoir : plus réfléchi ?
    Cette proposition de l'UQAM est tout à fait symptomatique du syndrome québécois pour les immobilisations. Comme toujours, on ne distingue pas l'essentiel de l'accessoire, ici la formation de haut calibre et des immeubles universitaires, là des soins de santé de qualité et des mégahôpitaux, le dynamisme culturel et salles de spectacle, etc. etc. Pas pour rien que les programmes gouvernementaux provinciaux subventionnent le plus souvent les immobilisations et jamais les autres coûts, beau biais inefficace de notre économie publique. Et ici, c'est encore l'essentiel - la formation et probablement la recherche - qui devra être sacrifié à l'accessoire, en raison de la trop grande imagination de gestionnaires trop nombreux et qui n'ont rien de productif à faire.

    Mais de cela à peu près rien, sauf les interventions de M. Lengellé, de Mme Gariépy et de M. Labbé. En réalité, les commentaires me laissent à penser que le lectorat du Devoir ne vaut peut-être pas mieux que celui du Jounral de Montréal ou de la Cyberpresse, où la teneur des propos est souvent vide de sens et tourne souvent en insultes tout à fait déplacées en public et en positions souvent extrémistes et peu posées.

    Je crois que l'avenir d'une importante institution universitaire québécoise est un sujet trop délicat pour notre avenir collectif pour en traiter à la légère comme ce que je lis ici, trop important pour lapider une étudiante qui s'exprime, trop important pour dénigrer une institution avec de mauvais jeux de mots qui puent l'ultramontisme à plein nez, trop important pour proposer que nous devenions tous anglo-saxons, trop important pour dénigrer certaines disciplines par rapport à d'autres.

    Enfin, le message du CA est clair : si le gouvernement du Québec ne prend pas ses responsabilités qui sont d'assurer que la formation de qualité puisse se poursuivre à l'UQAM, et en corollaire de réparer les pots cassés faits par un gestionnaire et où les mécanismes gouvernementaux de contrôle des fonds publics, si chers à Mme Jérôme-Forget, ont si mal fonctionnés, il est claire que le déficit se répercutera sur les missions d'enseignement et de recherche. Alors collectivement, sommes-nous capables de nous retrousser les manches et de participer au succès d'une de nos institutions nationales, au-delà des mesquineries et des guerres de clocher d'une certaine élite de l'autre côté de la montagne, au-delà du dédain de pseudo-intellectuels pour les disciplines qu'ils ne connaissent pas, au-delà d'une vision toute instrumentale ou verbeuse de l'université, au-delà de nos déceptions quand certains des projets et des actions de nos institutions ne sont pas réussies à 100 % ? Sommes-nous capables de seulement vouloir avancer d'un tout petit pas ? Quand cesserons-nous de râler et mettrons-nous main à la pâte ?

    C'est comme toute cette question de bulletin, tout à fait accessoire, et la question de la santé où on parle peu des choses réelles. Quand examinerons-nous les problématiques sans compromis et travaillerons-nous à chercher de vraies solutions, complexes ou partielles s'il le faut. Heureusement, il y a certains lecteurs qui oeuvrent dans les milieux et dont les interventions nous éclairent plus que bien des déclarations de ministres, de gestionnaires ou de spécialistes.

    PS En passant, l'UQAM est un joueur essentiel du développement de la danse à Montréal et à la réputation de notre ville dans ce domaine. Une telle perte serait vraiment dommage.

  • Charlerik Lemieux
    Abonné
    mercredi 13 juin 2007 23h08
    Mais quel Réforme universitaire? - Charlerik Lemieux
    « Sortons de l'université ce qui n'y a pas sa place: L'éducation ( ?? ) les Arts Plastiques, etc. », ( ??? ) pourquoi pas le design aussi M. Lengellé ???? Tout ces domaines sont bien décoratifs pour vous j'imagine, inutiles aussi probablement! Une formation technique est bien suffisante pour ces gens qui choisissent de ne pas contribuer au SAVOIR universel?

    Peut-être que la réflexion, l'expérimentation et la recherche réalisées dans ces facultés sont difficiles d'accès pour votre esprit étriqué, mais je peut vous assurer que ces programmes ont bel et bien leurs places à l'uqam. Ont enseigne bien la littérature à Harvard, le design graphique au M.I.T., il est inadmissible pour moi que la société montréalaise et québécoise s'auto-condamne au gettho culturel que vous proposez.

    Vos paroles cher M. transpire l'ignorance des médiocres.

  • Geneviève Gariépy
    Abonnée
    jeudi 14 juin 2007 13h45
    Réponse à Gilles Labelle
    Avez-vous pensé que c'est peut-être dû à toutes les coupures et le désengagement de l'état que les étudiantes et les étudiants font autant de faute même à l'université ? On ne valorise plus le savoir universel, la formation générale, tout est productivité et on fait passer les gens rapidement pour qu'ils entrent dans le système sans même savoir s'ils ont besoin de support, de soutien particulier, etc. Ce n'est plus cela qui compte.

    On ne donne plus des échecs maintenant, ce n'est pas important pour le système capitaliste de savoir bien écrire ou non. On produit des cancres pour consommer. L'éducation ne sert plus à l'émancipation individuelle, elle sert maintenant à entrer dans le système.

    Mais pour les vieux bougons qui ne font que critiquer la surface sans questionner le fond, veuillez excuser ma dyslexie. J'ai eu accès à un certain savoir, mais malheureusement, certains préfèrent mépriser les autres - face à leur handicap - au lieu de s'interroger sur leur propre comportement. Je préfère faire des proses avec des erreurs - mais espérer une réforme totale de l'éducation - que de critiquer le vide en bon petit bourgeois universitaire.

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