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Sitôt dévoilé, sitôt enterré. Le rapport prônant une évaluation «holistique» de l'épreuve uniforme de français au collégial sera passé des presses aux oubliettes. Grand bien nous fasse! Toutefois, si brève fût-elle, sa seule existence inquiète, car elle relève d'une philosophie galopante au ministère de l'Éducation selon laquelle le passage à l'école doit se faire sans heurts.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    7 juin 2007 09 h 16
    Et en anglais
    L'approche holistique est, paraît-il, utilisée en anglais?
    J'espère que la correction dans les deux langues sera faite selon les mêmes critères, de façon à pouvoir vraiment comparer...
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  • szgren - Abonnée
    7 juin 2007 15 h 04
    Sur une pente descendante
    En tant qu'enseignante, mon expérience m'a souvent amenée à la même conclusion que vous: l'objectif de réussite semble primer sur tout, que ce soit en français ou en toute autre matière. L'approche «holistique» tolère beaucoup l'approximation dans les apprentissages. Cela peut favoriser chez l'élève un plus grand intérêt vis-à-vis différents savoirs, Mais il vient un temps où l'approfondissement de plusieurs de ces savoirs ne tolère plus, lui, l'approximation. Mais la rigueur et la précision, ça ne s'introduit pas facilement dans son propre style d'apprentissage si cela n'a pas été présent dans les premières années d'école. Cela pourrait compromettre la réussite des élèves. Ce n'est pas ce que la société souhaite. Alors ou bien on s'ouvre les yeux et on fait une réflexion non complaisante sur la question, ou bien on diminue tout doucement les exigences, en préservant les taux de réussite, en souhaitant que ça ne paraisse pas trop... Les professeurs font leurs possibles mais la pression est forte.
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  • Roland Berger - Abonné
    7 juin 2007 15 h 28
    La source de la solution
    Déplorer la minable maîtrise de la langue française dont font montre les étudiants du secondaire, du collégial et de l'université n'avance à rien à rien d'autre qu'à mettre sur pied des services de récupération pour les étudiants les plus faibles, l'université tentant de corriger les lacunes qu'elle attribue au collégial, et le collégial, celles qu'il attribue au secondaire. Dans la même logique, les titulaires du primaire ne peuvent que s'en prendre aux parents.
    Il faut briser ce cercle vicieux. Le gouvernement du Québec doit sélectionner dès le secondaire les premiers de classe (en langue comme en d'autres disciplines) et les encourager à se diriger vers l'enseignement en payant en totalité leurs études, du collégial à l'université. Le coût relativement élevé d'une telle mesure ferait par ailleurs que, dans quelque dix ans, l'école primaire compterait des enseignants qui savent lire et écrire et, surtout, qui aiment lire et écrire. Au besoin, les cours de français pourraient être dispensés par des « spécialistes » de la langue maternelle, comme il est normal de le faire en enseignement de l'anglais.
    À défaut d'une telle mesure, la plupart des enseignants du primaire continueront d'enseigner à lire et à écrire alors qu'ils n'aiment pas lire et écrire et qu'ils ne maîtrisent pas leur langue maternelle, envoyant ainsi au secondaire des élèves pour qui l'apprentissage du français tient du cauchemar.
    Bien sûr qu'il faut tenir compte des forces des élèves. Mais où diable peuvent-ils les développer ?
    Roland Berger
    London, Ontario
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