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Îlot Voyageur: l'opération séduction de Busac

Kathleen Lévesque   15 mai 2007  Éducation
Le chantier de l’îlot Voyageur, projet dans lequel la firme Busac et l’UQAM sont partenaires.
Photo : Jacques Nadeau
Le chantier de l’îlot Voyageur, projet dans lequel la firme Busac et l’UQAM sont partenaires.
Il est des interventions qui illustrent parfaitement l'ampleur des crises. Ainsi, lorsque l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a fait appel la semaine dernière à Lucien Bouchard, poids lourd dans les tâches périlleuses, tout le monde a compris: il faut revoir les termes du contrat qui enchaîne l'université au promoteur immobilier Busac, sinon l'UQAM risque de s'enliser dans un bourbier qui paraît déjà inextricable. Mais l'aventure Busac ne fait que commencer.
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  • Normand Roy
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 07h44
    Le pouvoir et l'argent
    « D'abord, merci à Mme Lévesque pour avoir fait la lumière sur cette affaire. Il semble qu'encore une fois on se soit fait avoir par ceux qui détiennent le pouvoir et qui traficotent pour détourner les fonds publics. Ce que je ne comprend toujours pas, c'est que, malgré ces révélations, ça continue, souvent avec la complicité des politiciens qui ont le pardon facile devant ces fraudeurs camouflés en hommes d'affaires. Ceux-ci ont bien compris la procédure: avoir les bonnes relations, verser un peu d'argent dans les caisses électorales et après coup, s'en mettre plein les poches. Et la plupart du temps, ils sont blindés par des contrats tout à fait "légaux". »

  • Bruno Giroux
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 09h13
    Les belles alliances avec « le privé »
    « L'affaire « UQUAM » comme l'affaire « mât olympique »illustrent fort bien ce qui peut subvenir quand l'État et les créations de celui-ci crachent des dizaine des millions de dollars venant des impôts des particuliers sans rien obtenir dans certains cas ou obtenant des résultats qui ne répondent pas aux attentes.

    Nous pourrions nous demander si les contrats sont blindés ou se poser d'autres questions mais une chose est certaine : une seule certitude demeure, à savoir que « le privé » ne recherche que des profits et encore plus de profits.

    D'autres exemples pourraient être donnés - les éoliennes par exemple. En dire qu'il y a encore de nos femmes et de nos hommes publics que les partenariats publics-privés font saliver.

    C'est sans parler de l'imputabilité de celles et ceux qui, mis en place par le gouvernement, signent ces contrats sans, semble-t-il, savoir exactement dans quoi ils s'embarquent ou plutôt dans quoi ils embarquent les citoyens payeurs d'impôt puisque celles et ceux qui engagent ainsi l'argent n'ont rient à perdre : ils continueront à toucher leurs salaires auxquels auxquels, souvent, seront ajoutées des primes au rendement. »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 09h32
    Des victimes ?
    « Bonjour Mme Lévesque,

    Le tableau des forces en présence ne pourrait être complet sans que nous connaissions qui étaient les principaux acteurs de l'UQAM à l'occasion des négociations ou de la conclusion de l'entente avec BUSAC en 2005. Qui étaient ces pauvres victimes flouées par BUSAC que devra défendre Lucien Bouchard?

    Parmi les membres de ce « club » aux nombreux liens d'affaires, deux anciens membres du SPUQ et compagnons d'armes du recteur dont un était secrétaire général et l'autre a été congédié par le C.A. de l'UQAM en 2005, un ancien ministre et membre d'un grand cabinet d'avocats de Montréal, un PDG d'un important groupe immobilier et partenaire d'affaires du Fonds de Solidarité FTQ, un ancien directeur général de CEGEP, deux collaborateurs de filiales de Québécor dont un était président de Les Films TVA et l'autre était un ancien président de Montréal international et président de nombreux CA dont celui du CHUM et de DOMTAR, un secrétaire général de la FTQ, un PDG de la Chambre de commerce de Montréal. Difficile à croire qu'ils se soient tous laissés flouer, on devrait plutôt parler de grande séduction !


    Direction de l'UQAM au 31 mai 2005

    DIRECTION
    ROCH DENIS, recteur
    CLAUDE-YVES CHARRON, vice-recteur aux Services académiques et au développement technologique
    JACQUES DESMARAIS, vice-recteur à la Planification et à la vie étudiante et secrétaire général
    MICHEL JÉBRAK, vice-recteur à la Recherche et à la création
    DANIELLE LABERGE, vice-rectrice à la Vie académique et vice-rectrice exécutive
    CAROLE LAMOUREUX, vice-rectrice aux Études
    MAURO F. MALSERVISI, vice-recteur aux Ressources humaines et aux affaires administratives
    PIERRE PARENT, vice-recteur aux Affaires publiques et au développement
    A également siégé en cours d'année :
    DANIEL CODERRE, vice-recteur à la Recherche et à la création

    CONSEIL D'ADMINISTRATION
    PRÉSIDENT
    RICHARD GUAY, président, Groupe Mélior
    MEMBRES
    DIANE BERTHELETTE, professeure
    MARTIN CAUCHON, avocat, Gowling, Lafleur, Henderson
    ROCH DENIS *, recteur
    JACQUES DESMARAIS *, vice-recteur à la Planification et à la vie étudiante et secrétaire général
    RICHARD DESROSIERS *, directeur de département
    JEAN-PHILIPPE GINGRAS *, étudiant
    JACQUES GIRARD *, consultant, Corporation Sun Media
    DANIELLE LABERGE *, vice-rectrice à la Vie académique et vice-rectrice exécutive
    ALAIN LALLIER *, ex-directeur général, Cégep du Vieux Montréal (retraité)
    PIERRE LAMPRON, président, Les films TVA
    HENRI LELION, chargé de cours
    KIM LEWIS, étudiante
    LUCIE ROBERT, professeure
    RENÉ ROY, secrétaire général, Fédération des travailleurs du Québec
    Ont également siégé en cours d'année :
    BENOIT LABONTÉ, président et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain
    SIEGFRIED MATHELET *, étudiant ainsi que DOMINIQUE VACHON, ex-vice-présidente, Financière du Québec
    SECRÉTAIRE
    JOHANNE FORTIN, directrice, Secrétariat des instances
    * Membre du Comité exécutif »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 17h38
    PPP
    « Qu'arrive-t-il si un PPP n'est pas à l'avantage d'une entreprise? Un tel cas est assez difficile à imaginer mais si celà arrivait l'entreprise pourrait faire fallite. Pas nous! Le plus vicieux dans ces PPP c'est que le gouvernement (nous) perd de l'expertise ce qui le rend complètement vulnérable face à l'entreprise. »

  • Michèle Messier
    Abonné
    vendredi 18 mai 2007 17h28
    Bonne article
    « Intéressant et bien documenté !

    MM »

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