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Évaluation bidon

Telle une ritournelle, l'appel du premier ministre Jean Charest à des bulletins chiffrés suscite l'agacement. Qu'on ait ou pas des bambins sur les bancs d'école, on aura compris que c'est encore et toujours sur l'évaluation que trébuche la réforme. Biffer les B+ au profit des pourcentages ne changera rien au fait que la mesure de la réussite — et de l'échec! — de nos élèves risque de plus en plus de conduire au bidon.
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  • Paule Savignac
    Abonnée
    vendredi 11 mai 2007 10h21
    Éducation bidon plutôt!
    On peut bien se cacher derrière des évaluations hyper-savantes... Faux-semblants! Les faits sont têtus. La réalité c'est que tout le système éducatif est dans un état de délabrement avancé.

    Un autre article de cette édition du Devoir fait état des nombreuses fautes de grammaire (et sans doute, par voie de conséquence, de pensée) qui émaillent les documents qui parviennent à la presse de la part des ministres eux-mêmes...

    Il importe de noter avant tout que les enseignants sont bien trop souvent des incompétents dans les matières pour lesquelles ils préparent des évaluations qui ne sont au fond qu'amphigouris. Poudre aux yeux que tout cela.

    Quand je considère l'ignorance crasse des éléments des disciplines chez mes étudiants (École Polytechnique de Montréal), qu'il ne faut surtout pas voir... que d'hypocrisie!

    Tout cela se tient!! On fait semblant d'enseigner, on fait semblant d'étudier, on fait semblant de corriger, on fait semblant d'évaluer. Quel gâchis!

    Marc Bourdeau

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 11 mai 2007 16h46
    La trahison des gentils
    Pour le Parti libéral, soulever la question de l'omniprésence de l'anglais au Québec est suicidaire. Il y gagnerait certes des votes francophones, mais perdrait sa clientèle usuelle, les anglophones et allophones. Pour l'A.D.Q., la question de la langue, et de la souveraineté politique pour la protéger passera au second plan. Il aura trop à faire pour ramener le Québec à des valeurs traditionnelles c'est-à-dire à la culture catholique d'antan. Quant au PQ, la dernière élection l'a sans doute empêché d'entreprendre en anglais une campagne pour la souveraineté, et ce pour ne pas déplaire aux «autres».
    Roland Berger
    London, Ontario

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