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UQAM: le gouffre financier se creuse

Kathleen Lévesque   30 avril 2007  Éducation
L'aventure immobilière de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) tourne au cauchemar financier. Après le Complexe des sciences qui a creusé un trou de 100 millions, voilà que s'ajoute l'îlot Voyageur qui engendre à lui seul un problème pouvant atteindre 200 millions de dollars, a appris Le Devoir.

Selon diverses sources proches du dossier, l'UQAM se retrouve ainsi sur le bord d'un précipice oscillant entre 200 et 300 millions pour ce qui est de ses projets immobiliers. Et le problème ne s'arrête pas là puisque ces investissements font pression sur le budget annuel de fonctionnement de l'institution qui fait face de surcroît à des déficits accumulés. En février dernier, l'UQAM estimait le déficit budgétaire pour l'année en cours à 28 millions, ce qui porterait le fardeau total à 45 millions.

Convoqué à une séance spéciale ce soir, le conseil d'administration de l'UQAM doit être mis au fait de l'ampleur des difficultés tant pour les immobilisations que pour le budget de fonctionnement. Des solutions doivent également être proposées. C'est dans cet esprit que le conseil d'administration a déjà statué il y a deux semaines sur la mise en vente de cinq des six immeubles acquis au cours des dernières années, afin de jeter du lest.

L'un des éléments qui feront l'objet de discussions est l'îlot Voyageur qui doit abriter le nouveau terminus central d'autocars, une tour de bureaux, un pavillon universitaire, des résidences étudiantes et des stationnements. Différentes évaluations circulent depuis quelques semaines sur l'importance du problème que pose l'îlot Voyageur. C'est que plusieurs analyses ont été demandées.

Dans les soubresauts de la crise qui secoue l'UQAM depuis l'automne dernier et qui a conduit au départ du recteur Roch Denis, l'UQAM a nommé un contrôleur financier pour suivre à la trace l'îlot Voyageur, le comité de vérification du conseil d'administration a entrepris une analyse financière du projet et une enquête a été menée par la firme comptable Samson Bélair Deloitte et Touche. Et c'est sans compter les deux comités mis en place, l'un sur la gouvernance et l'autre sur la gestion des projets immobiliers (avec un mandat particulier à la firme KPMG concernant le parachèvement du Complexe des sciences).

Selon les scénarios évoqués (retrancher certaines composantes du projet, révision de l'entente de partenariat avec le promoteur Busac, par exemple), le problème financier de l'îlot Voyageur pourrait atteindre 200 millions de dollars. Encore faut-il savoir à combien se chiffre le projet. Et l'UQAM n'est pas claire sur cette question.

Selon le constructeur Pomerleau, le coût des travaux est estimé à 226 millions. Selon la présentation qui a été faite en 2005 à l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec (qui chapeaute l'ensemble des constituantes du réseau, dont l'UQAM), le projet devait coûter quelque 325 millions de dollars. En commission parlementaire en février dernier, la rectrice par intérim, Danielle Laberge, parlait plutôt d'un projet évalué à 380 millions.

Difficile donc d'avoir l'heure juste, d'autant plus que l'UQAM se montre plus que réticente à donner des informations. Des questions précises posées au cours de la dernière semaine n'ont entraîné que des réponses vagues.

Chose certaine, le passage de Mme Laberge en commission parlementaire avait permis d'apprendre que l'UQAM estimait qu'il manquait une somme de 114 millions pour financer le projet de l'îlot Voyageur pourtant déjà en cours de construction. Mais, surtout, Mme Laberge rappelait que l'émission d'obligations (269 millions pour financer le projet) par Busac est entièrement garantie par l'UQAM.

L'entente de partenariat entre l'UQAM et Busac fait en sorte qu'après 30 ans d'un bail emphytéotique, l'institution deviendra propriétaire des immeubles. Mais, d'ici là, l'UQAM devra débourser, année après année, 17,2 millions. Cette rente a été établie en tenant compte du potentiel de revenus.

Or, le problème de l'îlot Voyageur s'explique, entre autres causes, par la rentabilité du projet qui n'est plus au rendez-vous. Déjà en décembre dernier, le comité de vérification avait alerté le conseil d'administration sur cette question. L'îlot Voyageur devait pourtant s'autofinancer à l'origine.

Ainsi, la tour de bureaux devait être le moteur financier de l'ensemble immobilier. Les projections laissaient miroiter une location des espaces à bureaux à 26 $ le pied carré. Or, il semble que, dans ce secteur du centre-ville, le marché actuel établisse plutôt le prix à environ 13 $ le pied carré, réduisant d'autant la possibilité de revenus. Le nombre de places de stationnement est également en cause. Plus de 800 espaces étaient prévus, mais, pour des considérations écologiques, l'UQAM les a réduits à 600. En clair, les revenus totaux ainsi générés seraient plus faibles que la dépense annuelle de 17,2 millions (rente emphytéotique).

Par ailleurs, certaines clauses du contrat avec Busac placeraient une épée de Damoclès au-dessus de l'UQAM. Si les travaux ne respectent pas l'échéance prévue, l'UQAM, et non pas le promoteur Busac qui a entre autres rôles celui de gérant du projet, devra payer des pénalités financières.

L'une des solutions qui pourraient être envisagées pour contrôler le dérapage immobilier de l'UQAM et ses effets sur son budget de fonctionnement (paiement des intérêts sur les immobilisations) serait de revoir de fond en comble le projet de l'îlot Voyageur. S'il y a des intentions de cet ordre, le constructeur Pomerleau assure n'en rien savoir.

Certains membres du conseil d'administration ont affirmé au Devoir sous le couvert de l'anonymat qu'il serait souhaitable que la tour de bureaux ne voie jamais le jour. Mais, encore là, l'UQAM est liée par contrat à Busac, et toute modification a un prix.

À l'hiver 2006, l'UQAM se voyait déjà sur une pente glissante avec ses projets immobiliers. Ses idées de grandeur créaient un carcan financier tel qu'elle a fait augmenter sa marge de crédit à 275 millions afin de réussir à assumer ses obligations. Mais voilà, ce ne serait plus suffisant.

Il y a un an, le ministère de l'Éducation exigeait un plan de redressement de la part de l'UQAM avant de verser la subvention prévue de 28,5 millions. Le plan de redressement se fait toujours attendre, et la subvention gouvernementale pour 2005-2006 aussi. La même situation se présente pour l'année financière en cours alors que la prochaine doit commencer le premier juin.

Ce n'est qu'en novembre dernier que le dossier a éclaté sur la place publique. Le Devoir révélait alors des coûts de construction supplémentaires de 40 millions pour le Complexe des sciences, un trou jamais révélé au conseil d'administration.






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Vos réactions

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  • Roger Lapointe
    Abonné
    lundi 30 avril 2007 06h28
    Un autre grand lucide qui fait ses preuves!
    « Scandaleux et révoltant de voir à l'oeuvre ces grands lucides visionnaires qui ne savent absolument pas compter et qui nous laissent la facture et des projets en plan.
    Il est temps d'avoir comme modèle au pouvoir central des gestionnaires qui ont de l'imagination et du talent.
    Souper de tous les Drapeau mégalomanes de ce monde; un stade olympique par siècle devrait suffire. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 30 avril 2007 08h30
    Justement, nous avons changé de siècle...
    « Le stade olympique, c'était au XXe siècle. Il faut donc trouver un autre gouffre financier pour le XXIe siècle, histoire de faire payer les contribuables un peu plus.
    Blague à part, pourquoi l'UQAM ne se cantonne-t-elle pas à son champ de compétence? C'est un établissement d'enseignement dont la vocation est d'offrir un enseignement et non de faire des galipettes immobilières, qui se transforment aujourd'hui en culbute...
    Les soi-disant décideurs ont-ils vraiemnt les compétences voulues pour se lancer dans de telles aventures, ou alors, vu leur manque de connaissances du domaine, sont-ils des proies faciles pour le grand nombre de requins qui sont en liberté?
    C'est très facile de tirer des plans sur la comète et d'engager l'argent des autres quand on sait que l'État sera toujours là pour réparer les pots cassés. Et, comme toujours, ce grand con d'État payera la note finale et la répercutera aussitôt sur les contribuables. Mais quelle société! »

  • Bruno Giroux
    Abonné
    lundi 30 avril 2007 08h42
    Un cas où le PPP aurait eu sa place
    « Depuis quand une université doit-elle se lancer dans la construction d'édifices à bureaux, de stationnements, etc. L'UQUAM, me semble-t-il aurait bien de préciser ses besoins et d'aller en appels de candidatures pour louer les locaux (et les stationnements) dont elle a besoin. Quant aux résidences pour étudiants, je crois que c'est un cas ou un PPP aurait pu voir le jour. Des promoteurs auraient sûrement été intéressés à construire des appartements de quatre chambres qui auraient été louées aux étudiants avec des baux de dix mois. L'été, les chambres peuvent être louées à d'autres personnes que des étudiants. La formule est exploitée à proximité de l'université Laval et elles a beaucoup de succès.

    Voilà un cas où l'imputabilité devrait s'appliquer afin que les incompétensts soient congédiéss »

  • william morris
    Abonné
    lundi 30 avril 2007 10h21
    Le danger de voir trop grand
    « Bonjour !

    Les déboires de l'UQAM sont une preuve de plus qu'on ne doit pas se lancer dans des entreprises en dehors de sa spécialité propre. Le domaine de l'UQÀM est l'enseignement. Mais soudainement, les autorités de cette université, l'ancien recteur en tête, se sont prises pour William Zeckendorf, le créateur jadis de la Place Ville-Marie ou pour le promoteur foncier Donald Trump.
    Maintenant, tout est à risque, et le gouvernement devra peut-être intervenir et qui pensez-vous devra alors en fin de compte payer la note ?
    Qu'en pensez-vous ?
    William Morris
    w.morris006@videotron.ca »

  • renaud Ledoux
    Inscrit
    lundi 30 avril 2007 10h35
    Les étudiants en otage
    « Il nous est forcé de constater que la mauvaise gouvernance envoie dans un gouffre près de 50 000 étudiants qui non seulement avaient décriés le projet de l'îlot voyageur, mais qui demandait également que les sommes soient affectés aux bibliothèques et à la mise à niveau des équipements en place. C'est alors que les étudiants devront faire face à un déficit accumulé, à hausse des frais afférents (600% en 5 ans), ainsi qu'une hausse prochaine des frais de scolarité annoncée pour l'automne par le gouvernement. Qui devront payer la facture d'après vous? Et oui, encore les plus pauvres de la société québécoise, les étudiants qui sont déjà passablement endetté de nos jours. Allez savoir quelle solution pourrait de résoudre l'affaire, mais nous pouvons dire qu'encore une fois, les décideurs s'en sauvent et que les étudiants ne sont plus seulement des unités de production dans une grande chaîne de montage, mais également des bailleurs de fond pour leur propre exploitation. En ce sens, il devient difficile de garantirle droit fondamental à l'éduction que possède tout les québécois face à la création d'un privilège accordé aux plus riches et à ceux qui étudient dans les programmes clés pour l'enrichissement de l'université, et non pour le développement de la connaissance. Voilà une situation navrante qui me fait pleurer tout les jours!!!! »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 30 avril 2007 13h33
    Une question sur nos universités gaspieuses
    « Combien y a-t-il d'étudiants étrangers au Québec?
    Et combien paient le vrai tarif?
    J'ai oui-dire que le Québec avait signé un paquet d'ententes avec des dizaines de pays ce qui faisait qu'en bout de ligne les 2/3 des étudiants étrangers ne payaient pas le vrai tarif. En foutant tout ça à la poubelle (peu de québécois vont étudier en dehors des USA, pays avec lequel on n'a pas d'entente) on économiserait des centaines de millions selon un bon ami? A vérifier. »

  • francis dery
    Inscrit
    lundi 30 avril 2007 17h19
    Pourquoi prendre de l'expansion quand la jeunesse décroît?
    « Pourquoi prendre de l'expansion quand la jeunesse décroît? »

  • François Caron
    Abonné
    lundi 30 avril 2007 19h33
    Le but ultime: tuer l'UQAM !
    « Folie des grandeurs des bonzes du CA, incurie des ministres de l'/Éducation/Enseignement Supérieur/Ressources Naturelles/Conseil du Trésor/Que Sais-Je?, je-m'en-foutisme flagrant du (non-)citoyen-cochon-de-payant, fuite en avant des chantres-de-l'économie-du-savoir, et Busac, le co-entrepreneur, qui ne sent pas très frais dans tout ça, étant déjà impliqué dans le coup fourré du réaménagement raté de la tour du stade Olympique (qu'on s'est collectivement dépêché d'oublier)...

    C'en sont, des PPP, ces projets de l'UQAM, et il ne semble n'y avoir PERSONNE dans le réseau de l'UQ, ni dans les ministères de notre «belle province», ni à la SIQ, semble-t'il, pour avoir un semblant de compétence pour gérer ou superviser des projets immobiliers engageant des fonds publics au profit de nos chevaliers d'entreprise locaux...

    Ça sera un excellent moyen pour le régime libâral-provincial qui sévit encore à Québec de prouver que l'administration de l'UQAM (de l'UQ ?) est lourde, inefficace et surtout incompétente, et par le fait même passer le message aux administrateurs de notre petit monde universitaire en général que le Gros-Brodeur les a à l'oeil !

    Le régime libâral-provincial utilisera ce prétexte tout trouvé pour vider de sa substance (sinon ses locaux) les programmes d'embrigadement citoyen contre le capitalisme offerts par l'UQAM, et c'est aussi un excellent moyen d'éradiquer un nid avéré de gauchistes post-marxistes à la sauce CSN qui s'ingénie à empêcher par tous les moyens (intellectuels, s'entend) le manège du discours néo-libâral de tourner en rond.

    Pas étonnant que les projets multimillardaires de développement immobilier dans le centre-ville de Montréal sont en grande majorité initiés par les secteurs public et parapublic, et avec le genre de leadership inepte sur les promesses vaseuses au sujet du développement de l'économie du savoir, qu'il n'y ait plus un maudit investisseur privé qui veut investir sur ce canasson épuisé qu'est la ville/agglomération de Montréal. »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 16h19
    Pour qui sonne le glas?
    « Entre autres, pour nos universités francophones

    On ne le répétera jamais assez. On se fait littéralement fourrer par le gouvernement sur les universités. Notre gouvernement québécois de pleutres finance les universités anglophones pour 1,2 G $, soit 27,7 % de tous les fonds alloués à l'université au Québec, alors que la population anglaise sur notre territoire ne constitue que 8,3 % de notre population... et que nos propres universités francophones ont maille à se gérer convenablement au point d'élever scandaleusement les frais de scolarité avec la complicité de ce gouvernement pourri de Jean Charest appuyé dans le dégel par l'Action démocratique qui semble avoir arrêté d'étudier. »

  • Eric Desrosiers
    Inscrit
    mercredi 16 mai 2007 21h19
    Beau moyen pour ecraser le peuple Mr. Charest
    « Bravo monsieur Charest pour vos belles économies de masse sur le dos de l'éducation.
    Selon votre propre programme et je cite
    ''Bilan sommaire 2003-2007 :L'éducation pave la voie du progrès du Québec. C'était vrai hier, c'est vrai aujourd'hui et ce sera vrai demain. L'éducation est le plus sûr chemin vers la prospérité. Elle est la meilleure arme contre la pauvreté. Et elle fait des citoyens plus épanouis qui élargissent les horizons de notre société.
    Nous avons réinvesti en éducation de manière soutenue et continue. Nous avons rehaussé l'accompagnement au primaire pour que nos enfants découvrent le plus tôt possible le goût de la réussite. Nous avons consolidé le rôle des cégeps comme centres de formation technique et rehaussé le financement des universités. Nous avons aussi favorisé la participation des parents dans les écoles en incluant les représentants de ces derniers au sein du comité qui pilote l'implantation du renouveau pédagogique et en modifiant la loi afin qu'ils puissent être consultés quant à la forme des bulletins émis par leurs écoles.''
    Pourtant vous laissez l'université sans ressources, vous retenez 100 millions de dollars en subvention en prétextant un bon plan de redressement alors que pendent ce même temps, l'université doit payer les intérêts sur leur marge de crédit. De plus, si votre Ministère prétend que vous n'étiez pas au courant des problèmes des universités, alors comment justifiez-vous les multitudes plaintes de tous les recteurs de l'ensemble des universités québécoises concernant les baisses de subvention et les difficultés de fonctionnement à long terme. Si vous ne connaissiez pas les difficultés financières de l'UQAM, qu'est ce que votre ministère faisait lorsque vous avez voté une distribution des subventions selon une nouvelle méthode défavorisant grandement l'UQAM alors que l'UQAM accueil un grand nombre d'étudiants? Peut-être que certains étudiants de l'UQAM pourraient donner des cours de gestion aux gestionnaires de votre ministère et démontrer cette baisse de revenu pour l'UQAM. De plus, c'est votre ministère qui distribue les subventions selon une analyse de fréquentation et aussi selon les espaces occupées par les universités, vous saviez pertinemment que l'UQAM était en manque d'espace pour enseigner d'une façon sérieuse, et de plus, en achetant l'ensemble des obligations émises par l'UQAM vous deviez vous poser une certaine question. ''Pourquoi cette université que nous subventionnons émet des obligations ? J'espère que votre nouvelle ministre de l'éducation connait cette réponse monsieur Charest. Cet automne, ma boule de Crystal me dit que vous allez laisser l'université dans ce marasme déprimant. Il y aura grève des étudiants, baisses de revenu dans les cafétérias, blocage des stationnements de l'Université, baisse encore des revenus, et vous continuerez de nier une certaine responsabilité qu'est l'aide aux universités dans leur fonctionnement. Bien entendu, Busac pendant ce temps, s'en lave les mains, ami du régime fédéral.
    Alors pourquoi ne pas écraser encore plus l'université. Vous pourrez alors justifier un dégel des frais de scolarité, des baisses de salaires, des emplois non renouvelés, moins de recherche universitaire, plus de charge de cours, une campagne massive démontrant que la paresse des employés de l'État alors que depuis des années, l'université fait face à une augmentation grandissante de sa clientèle étudiante et il y a de moins en moins d'effectif. Et voilà votre résultat de votre programme le plus sûr chemin vers la prospérité comme votre programme le prétend. Notre note à votre programme; des étudiants désabusés, des employés essoufflés, une baisse possible de fréquentation à cette université, une publicité des plus mauvaises.
    UNE CHANCE QUE L'EDUCATION EST UNE DE VOS PRIORITÉS MONSIEUR CHAREST. »

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