Équité salariale - Entente de principe «historique» avec les enseignants
Lumière au bout du tunnel de l'équité salariale chez les enseignants: après des semaines de négociations ardues, les syndicats sont ressortis avec une entente de principe «historique» sous le bras. Avec un règlement de 256 millions, le gouvernement concède des redressements salariaux de 11 % au maximum de l'échelle mais repart avec un ajout conventionné de cinq heures de temps de présence en classe par semaine.
«Ce qui a été proposé par la partie patronale constitue une reconnaissance de 100 % de notre travail et de notre autonomie professionnelle. C'est un résultat que nous qualifions d'historique», a commenté hier Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ). L'entente, conclue entre le Conseil du trésor, la CSQ et l'Association provinciale des enseignants du Québec après les négociations «ardues» des derniers jours, a été entérinée par une «très forte majorité» en conseil fédéral de la CSQ hier et doit maintenant être proposée à l'ensemble des membres avant le 10 juin.
Dans un communiqué laconique, le gouvernement a indiqué que les deux parties conviennent que la durée du travail des enseignants s'élève à 32 heures de temps de présence en classe et à 40 heures au total, ce qui correspond aux données de cette fameuse enquête de 1996 qui a servi de base de discussion ces derniers temps.
Engagés dans de chaudes négociations autour de l'épineux dossier de l'équité salariale, le Conseil du trésor reconnaît donc 100 % de la durée de travail des enseignants. «Lorsque nous comparions avec un emploi masculin équivalent, [le gouvernement] ne reconnaissait que 90 % de notre durée de travail et nous payait 90 %, explique Johanne Fortier. Avec cette entente, nous obtenons un redressement de l'échelle, au maximum, de 11 %.»
Chez les enseignants, le dossier de l'équité salariale a débordé jusque sur la durée de la tâche, ce qui a constitué le noeud des pourparlers et déclenché des moyens de pression à l'échelle du Québec. Le syndicat accepte en contrepartie de hausser de cinq heures le temps de présence en classe, que la convention collective actuelle fixe à 27 heures. «L'enquête de 1996 sur la durée de travail fixe à 32 heures le temps de présence en classe, et ça, c'est la vraie vie, ça correspond à la réalité», note Mme Fortier.
Cette hausse a tout de suite hérissé l'Alliance des professeurs de Montréal, qui recommandera à ses membres de rejeter l'entente de principe, s'inscrivant ainsi de nouveau en faux contre la FSE. «Depuis plus de dix ans, nous réclamons que notre travail soit reconnu comme tel, comparativement à un emploi équivalent, et que nos salaires soient ajustés en conséquence», a expliqué le président intérimaire de l'Alliance, Pierre St-Germain. «Nous ne recommanderons jamais à nos membres d'accepter une augmentation de cinq heures de temps de présence par semaine pour obtenir l'équité salariale. Jamais!»
Si la FSE recommande à ses membres de surseoir à ses moyens de pression d'ici la fin des assemblées générales, l'Alliance des professeurs, elle, affirme qu'elle maintiendra ses boycottages tant et aussi longtemps que ses membres ne se seront pas saisis de cette question en assemblée.
La présidente de la FSE s'inquiète aussi de la perception des membres en ce qui a trait à l'entente de principe divulguée dans les médias, de même que de l'effet que cela pourrait avoir sur leur décision de voter ou non.
«Il ne faut pas que les gens tiennent ces résultats pour acquis et qu'ils décident de ne pas voter. Le dernier mot leur revient, c'est important qu'ils le comprennent.»
«Ce qui a été proposé par la partie patronale constitue une reconnaissance de 100 % de notre travail et de notre autonomie professionnelle. C'est un résultat que nous qualifions d'historique», a commenté hier Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ). L'entente, conclue entre le Conseil du trésor, la CSQ et l'Association provinciale des enseignants du Québec après les négociations «ardues» des derniers jours, a été entérinée par une «très forte majorité» en conseil fédéral de la CSQ hier et doit maintenant être proposée à l'ensemble des membres avant le 10 juin.
Dans un communiqué laconique, le gouvernement a indiqué que les deux parties conviennent que la durée du travail des enseignants s'élève à 32 heures de temps de présence en classe et à 40 heures au total, ce qui correspond aux données de cette fameuse enquête de 1996 qui a servi de base de discussion ces derniers temps.
Engagés dans de chaudes négociations autour de l'épineux dossier de l'équité salariale, le Conseil du trésor reconnaît donc 100 % de la durée de travail des enseignants. «Lorsque nous comparions avec un emploi masculin équivalent, [le gouvernement] ne reconnaissait que 90 % de notre durée de travail et nous payait 90 %, explique Johanne Fortier. Avec cette entente, nous obtenons un redressement de l'échelle, au maximum, de 11 %.»
Chez les enseignants, le dossier de l'équité salariale a débordé jusque sur la durée de la tâche, ce qui a constitué le noeud des pourparlers et déclenché des moyens de pression à l'échelle du Québec. Le syndicat accepte en contrepartie de hausser de cinq heures le temps de présence en classe, que la convention collective actuelle fixe à 27 heures. «L'enquête de 1996 sur la durée de travail fixe à 32 heures le temps de présence en classe, et ça, c'est la vraie vie, ça correspond à la réalité», note Mme Fortier.
Cette hausse a tout de suite hérissé l'Alliance des professeurs de Montréal, qui recommandera à ses membres de rejeter l'entente de principe, s'inscrivant ainsi de nouveau en faux contre la FSE. «Depuis plus de dix ans, nous réclamons que notre travail soit reconnu comme tel, comparativement à un emploi équivalent, et que nos salaires soient ajustés en conséquence», a expliqué le président intérimaire de l'Alliance, Pierre St-Germain. «Nous ne recommanderons jamais à nos membres d'accepter une augmentation de cinq heures de temps de présence par semaine pour obtenir l'équité salariale. Jamais!»
Si la FSE recommande à ses membres de surseoir à ses moyens de pression d'ici la fin des assemblées générales, l'Alliance des professeurs, elle, affirme qu'elle maintiendra ses boycottages tant et aussi longtemps que ses membres ne se seront pas saisis de cette question en assemblée.
La présidente de la FSE s'inquiète aussi de la perception des membres en ce qui a trait à l'entente de principe divulguée dans les médias, de même que de l'effet que cela pourrait avoir sur leur décision de voter ou non.
«Il ne faut pas que les gens tiennent ces résultats pour acquis et qu'ils décident de ne pas voter. Le dernier mot leur revient, c'est important qu'ils le comprennent.»
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