Bris d'un controversé contrat d'exclusivité - L'UdeM poursuit Pepsi
L'embouteilleur aurait négligé de verser des redevances de 500 000 $ à l'universitéQuand l'Université de Montréal a conclu une entente d'exclusivité avec Pepsi il y a trois ans, elle croyait bien avoir trouvé un moyen sûr de renflouer ses coffres. Rien n'était gagné puisqu'elle se voit aujourd'hui dans l'obligation de s'adresser aux tribunaux pour obtenir le respect du contrat.
L'Université de Montréal a intenté une poursuite d'un demi-million de dollars contre Pepsi pour non-respect du contrat d'exclusivité signé en 1999. La compagnie de boisson gazeuse aurait omis de verser, en juin dernier, les redevances prévues au contrat et comme la mise en demeure transmise au mois de septembre n'a pas eu l'effet escompté, l'université a décidé de recourir aux tribunaux pour obtenir son dû.
L'entente controversée devait rapporter dix millions à l'université sur une période de dix ans, dont près de 300 000 $ devant être versés annuellement aux associations étudiantes et aux cafés étudiants. Mais voilà que l'université attend toujours les
500 000 $ que Pepsi lui doit depuis le 21 juin dernier. Dans une poursuite déposée vendredi dernier en Cour supérieure, l'université réclame la somme due ainsi que les intérêts qui s'y rapportent.
«C'est la première fois qu'on a des ennuis , affirme Me Francine Verrier, du Bureau des affaires juridiques de l'université. On n'avait jamais rencontré de difficultés dans l'application du contrat jusqu'à maintenant.» Une mise en demeure datée du 24 septembre 2002 n'a semble-t-il pas convaincu Pepsi d'effectuer le versement prévu.
L'entente d'exclusivité dévoilée en 1998 avait créé des remous au sein de la population étudiante. Bien qu'elle ait obtenu l'aval de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdeM (FAECUM), elle avait été décriée par plusieurs associations étudiantes qui estimaient que l'université créait un dangereux précédent en ouvrant la porte à la privatisation.
L'an dernier, les étudiants en sociologie avaient même décidé de d'adresser à la Commission d'accès à l'information pour que soient rendus publics les détails de l'entente afin de savoir à qui et à quelles conditions les fonds étaient accordés. On attend toujours la décision de la Commission.
Un refus de Pepsi remettra-t-il en question le contrat? «On verra. Je pense qu'il faut attendre de voir quelle sera leur réponse», se contente de dire Me Verrier. De son côté, la porte-parole de la Société du groupe d'embouteillage Pepsi, à Saint-Laurent, n'a pas rappelé Le Devoir.
Rappelons que l'Université du Québec à Montréal (UQAM), qui tentait de conclure une entente du même type en 2000, a dû renoncer au contrat de six millions négocié avec Coca-Cola devant l'ampleur du tollé qu'avait provoqué son initiative.
L'Université de Montréal a intenté une poursuite d'un demi-million de dollars contre Pepsi pour non-respect du contrat d'exclusivité signé en 1999. La compagnie de boisson gazeuse aurait omis de verser, en juin dernier, les redevances prévues au contrat et comme la mise en demeure transmise au mois de septembre n'a pas eu l'effet escompté, l'université a décidé de recourir aux tribunaux pour obtenir son dû.
L'entente controversée devait rapporter dix millions à l'université sur une période de dix ans, dont près de 300 000 $ devant être versés annuellement aux associations étudiantes et aux cafés étudiants. Mais voilà que l'université attend toujours les
500 000 $ que Pepsi lui doit depuis le 21 juin dernier. Dans une poursuite déposée vendredi dernier en Cour supérieure, l'université réclame la somme due ainsi que les intérêts qui s'y rapportent.
«C'est la première fois qu'on a des ennuis , affirme Me Francine Verrier, du Bureau des affaires juridiques de l'université. On n'avait jamais rencontré de difficultés dans l'application du contrat jusqu'à maintenant.» Une mise en demeure datée du 24 septembre 2002 n'a semble-t-il pas convaincu Pepsi d'effectuer le versement prévu.
L'entente d'exclusivité dévoilée en 1998 avait créé des remous au sein de la population étudiante. Bien qu'elle ait obtenu l'aval de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdeM (FAECUM), elle avait été décriée par plusieurs associations étudiantes qui estimaient que l'université créait un dangereux précédent en ouvrant la porte à la privatisation.
L'an dernier, les étudiants en sociologie avaient même décidé de d'adresser à la Commission d'accès à l'information pour que soient rendus publics les détails de l'entente afin de savoir à qui et à quelles conditions les fonds étaient accordés. On attend toujours la décision de la Commission.
Un refus de Pepsi remettra-t-il en question le contrat? «On verra. Je pense qu'il faut attendre de voir quelle sera leur réponse», se contente de dire Me Verrier. De son côté, la porte-parole de la Société du groupe d'embouteillage Pepsi, à Saint-Laurent, n'a pas rappelé Le Devoir.
Rappelons que l'Université du Québec à Montréal (UQAM), qui tentait de conclure une entente du même type en 2000, a dû renoncer au contrat de six millions négocié avec Coca-Cola devant l'ampleur du tollé qu'avait provoqué son initiative.
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