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Comment améliorer la sécurité sans faire des écoles des forteresses?

4 octobre 2006  Éducation
Washington — Les autorités américaines ont émis de nouvelles consignes de sécurité dans les écoles, après trois attaques meurtrières survenues en moins d'une semaine, sans pour autant en faire des forteresses inhospitalières.

Les responsables de plusieurs académies ont envoyé des courriels et des lettres aux directeurs d'établissements scolaires et aux parents pour leur conseiller une grande prudence après les récentes attaques dans des écoles.

Le président américain George W. Bush a indiqué hier, lors de l'inauguration d'une école portant son nom à Stockton (Californie), qu'il a demandé au ministre de la Justice, Alberto Gonzales, et à la secrétaire à l'Éducation, Margaret Spellings, de rencontrer des experts pour déterminer ce que le gouvernement fédéral pouvait faire pour aider à renforcer la sécurité dans les écoles.

«J'ai envoyé un courriel aujourd'hui [mardi] à tous les principaux [d'établissements] pour leur rappeler d'être vigilants, de revoir les procédures d'urgence et d'observer le comportement des enfants dans le cas où ils auraient besoin d'un soutien psychologique», a dit à l'AFP Garry McGiboney, proviseur adjoint de l'académie de DeKalb, en Georgie.

Des écoles ont également organisé des exercices de sécurité et des séminaires pour s'assurer que les élèves et les enseignants savent comment réagir en cas de situation d'urgence.

Mais les responsables relèvent qu'ils ne peuvent pas faire grand-chose de plus pour protéger les élèves que de barricader les élèves dans les classes et de transformer les écoles en hauts lieux de sécurité.

«Vous ne pouvez pas empêcher que tous ces drames se produisent parce que les écoles ne sont pas des forteresses», a dit à l'AFP Ronald Stephens, directeur du Centre national pour la sécurité des écoles, situé en Californie. «Vous ne pouvez pas fournir une protection à 100 %», a-t-il avoué.

Les mesures de sécurité ont été renforcées après la tuerie du lycée Columbine de Littleton (Colorado), qui avait fait 15 morts en 1999, la plus grave d'une série de tueries survenues depuis plus d'une quinzaine d'années, rappelle M. Stephens.

On utilise des caméras et des badges d'identification dans les écoles, et des policiers y sont déployés. Les écoles ont également dû rédiger des plans de secours d'urgence et organiser des exercices réguliers «sur tout incident possible auquel vous pouvez penser», dit M. McGiboney.

L'académie du comté de Jefferson (Colorado), où se trouve le lycée Columbine, a émis une directive exhortant les principaux à renforcer la sécurité et à interdire l'accès de l'école à des personnes étrangères à l'établissement, a déclaré à l'AFP Lynn Setzer, porte-parole de l'académie. Les parents ont également reçu une lettre leur rappelant les mesures de sécurité.

«Nous avons dressé une frontière équilibrée entre une école accueillante pour nos élèves et leurs parents et un bâtiment sûr», ajoute Mme Setzer.






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