La réforme ne favorise pas le développement des élèves en difficulté
De son côté, la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement de la Centrale (FSE/CSQ), Johanne Fortier, cerne deux grandes priorités en éducation au primaire et au secondaire, qui sont la réforme et les élèves en difficulté.
Impossible de contourner le premier point: «À la suite des demandes répétées de la part de la FSE, le ministère a procédé à un premier bilan provisoire de la réforme au primaire; après six ans d'implantation, il a décidé de réaliser un véritable sondage auprès du personnel du milieu. Selon les résultats obtenus, on est en mesure de remarquer que cette dernière a des effets plutôt mitigés, sinon désastreux, sur les apprentissages des élèves en français et en mathématiques. Seulement 10 % des enseignants perçoivent qu'il peut y avoir des améliorations pour ceux qui sont en difficulté.»
Elle explique la position de la Fédération: «Sur le plan idéologique, on n'a jamais dit que la réforme était mauvaise en soi. On a demandé de surseoir à son développement et, de façon minimale, de prendre un temps d'arrêt pour regarder ce qui va et ce qui ne va pas pour être en mesure de redresser dans le bon sens.» Le vaste regroupement d'enseignants continuera d'être vigilant sur ce point et il se montre préoccupé par les évaluations des apprentissages: «C'est ce qui cause le plus de problèmes dans la réforme. Pour les parents, les difficultés se trouvent du côté du bulletin et pour nous, elles relèvent du processus même d'évaluation.»
Pour ce qui est des élèves en difficulté, la présidente Fortier aborde le dossier sous cet angle: «On veut d'abord s'assurer que le ministère investit de l'argent neuf. On veut aussi voir comment l'opération est vécue et en dresser un bilan. On attend pour l'automne une évaluation portant sur la politique de l'enfance en difficulté et son intégration. C'est important parce qu'on croit qu'il y a une limite à celle-ci telle que nous l'expérimentons à l'heure actuelle. Cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas "intégrer", mais on pense qu'on doit être capable de mettre une frontière et de poser des paramètres en cette matière. Les classes ne sont plus composées d'élèves faibles, moyens et forts, qui leur conféraient leur caractère d'équilibre; ce sont des classes en difficulté déguisées en classes ordinaires.»
Impossible de contourner le premier point: «À la suite des demandes répétées de la part de la FSE, le ministère a procédé à un premier bilan provisoire de la réforme au primaire; après six ans d'implantation, il a décidé de réaliser un véritable sondage auprès du personnel du milieu. Selon les résultats obtenus, on est en mesure de remarquer que cette dernière a des effets plutôt mitigés, sinon désastreux, sur les apprentissages des élèves en français et en mathématiques. Seulement 10 % des enseignants perçoivent qu'il peut y avoir des améliorations pour ceux qui sont en difficulté.»
Elle explique la position de la Fédération: «Sur le plan idéologique, on n'a jamais dit que la réforme était mauvaise en soi. On a demandé de surseoir à son développement et, de façon minimale, de prendre un temps d'arrêt pour regarder ce qui va et ce qui ne va pas pour être en mesure de redresser dans le bon sens.» Le vaste regroupement d'enseignants continuera d'être vigilant sur ce point et il se montre préoccupé par les évaluations des apprentissages: «C'est ce qui cause le plus de problèmes dans la réforme. Pour les parents, les difficultés se trouvent du côté du bulletin et pour nous, elles relèvent du processus même d'évaluation.»
Pour ce qui est des élèves en difficulté, la présidente Fortier aborde le dossier sous cet angle: «On veut d'abord s'assurer que le ministère investit de l'argent neuf. On veut aussi voir comment l'opération est vécue et en dresser un bilan. On attend pour l'automne une évaluation portant sur la politique de l'enfance en difficulté et son intégration. C'est important parce qu'on croit qu'il y a une limite à celle-ci telle que nous l'expérimentons à l'heure actuelle. Cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas "intégrer", mais on pense qu'on doit être capable de mettre une frontière et de poser des paramètres en cette matière. Les classes ne sont plus composées d'élèves faibles, moyens et forts, qui leur conféraient leur caractère d'équilibre; ce sont des classes en difficulté déguisées en classes ordinaires.»
- » csq
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