Lettres: Les enseignants ont le dos large !
1 septembre 2006
Éducation
Je ne le cacherai pas, c'est avec colère et frustration que j'ai lu votre éditorial dans lequel vous avancez que les ratés de l'implantation de la réforme sont liés entre autres au boycottage des activités de formation par les enseignants lors du dernier conflit de travail qui les a opposés au gouvernement.
Mais quelle formation les enseignants auraient-ils reçue quant à la réforme alors que, même après deux années de report, ils disposent à peine des manuels qu'ils devront utiliser avec les élèves dans certaines matières et ne savent toujours pas comment les évaluer à la fin de la deuxième année du secondaire?
De plus, il est faux d'affirmer que l'enseignant a vraiment le choix des méthodes d'enseignement dans sa pratique de tous les jours. Il s'agit d'un double langage qui cache un mensonge éhonté. Ce choix, on ne le lui donne pas. Il doit le faire lui-même. Tout d'abord, les devis de création des manuels scolaires laissent une large place à des stratégies liées au socioconstructivisme. Ensuite, quoi qu'on en dise, les modes d'évaluation déterminent également la façon dont l'enseignant doit agir auprès de ses élèves.
Puisqu'on parle d'évaluation, je ne peux pas qualifier de chicane, comme vous le faites, les débats qui l'entourent. En effet, à l'heure actuelle, la façon dont le MESL demande d'évaluer les élèves généralise le manque d'effort et de rigueur. Et ne parlons pas du fait que le redoublement est devenu une pratique honnie à l'école.
Pour ma part, la baisse de la maîtrise du français par les élèves du primaire, le fait que la réforme nuise aux élèves en difficulté et l'opinion très majoritaire voulant que celle-ci n'a aucun impact positif sur la réussite des jeunes me semblent consternants alors que ce renouveau pédagogique avait pour but de favoriser la réussite scolaire.
Mais quelle formation les enseignants auraient-ils reçue quant à la réforme alors que, même après deux années de report, ils disposent à peine des manuels qu'ils devront utiliser avec les élèves dans certaines matières et ne savent toujours pas comment les évaluer à la fin de la deuxième année du secondaire?
De plus, il est faux d'affirmer que l'enseignant a vraiment le choix des méthodes d'enseignement dans sa pratique de tous les jours. Il s'agit d'un double langage qui cache un mensonge éhonté. Ce choix, on ne le lui donne pas. Il doit le faire lui-même. Tout d'abord, les devis de création des manuels scolaires laissent une large place à des stratégies liées au socioconstructivisme. Ensuite, quoi qu'on en dise, les modes d'évaluation déterminent également la façon dont l'enseignant doit agir auprès de ses élèves.
Puisqu'on parle d'évaluation, je ne peux pas qualifier de chicane, comme vous le faites, les débats qui l'entourent. En effet, à l'heure actuelle, la façon dont le MESL demande d'évaluer les élèves généralise le manque d'effort et de rigueur. Et ne parlons pas du fait que le redoublement est devenu une pratique honnie à l'école.
Pour ma part, la baisse de la maîtrise du français par les élèves du primaire, le fait que la réforme nuise aux élèves en difficulté et l'opinion très majoritaire voulant que celle-ci n'a aucun impact positif sur la réussite des jeunes me semblent consternants alors que ce renouveau pédagogique avait pour but de favoriser la réussite scolaire.
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