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Le laboratoire scolaire

Gil Courtemanche   27 mai 2006  Éducation
J'ai appris, en lisant dans ce journal la lettre d'une pédagogue outrée par les critiques dont fait l'objet sa profession, que les élèves n'étaient plus des élèves mais des «apprenants». Vérification faite, ce mot n'existe pas dans le dictionnaire dont je dispose, ce qui me laisse entendre que trop souvent, au Québec, les enfants ont été considérés comme des constructions abstraites, des entités théoriques, des inconnues dans des équations complexes. Cela me laisse entendre aussi que, pour beaucoup de pédagogues québécois, le mot «élève» constitue un terme politiquement incorrect puisqu'il implique une notion d'infériorité et de dépendance par rapport au maître. Et c'est en partie là que réside toute l'absurdité de la réforme scolaire que des théoriciens remplis de bonnes intentions appliquent à une réalité qui refuse et est incapable de se glisser dans leur corset théorique.
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  • Jean-Guy Beaulieu
    Abonné
    samedi 27 mai 2006 08h14
    Des fonctionnaires qui réforment l'amnésie
    « Si votre texte était une pétition, j'y apposerais ma signature. C'est tout comme,

    Jean-Guy Beaulieu
    Drummondville »

  • Maurice Lachance
    Abonné
    samedi 27 mai 2006 08h42
    Simplisme
    « M. Courtemanche,

    Je suis très étonné de lire dans votre chronique que vous craignez que nos enfants ne seraient pas bien préparés a faire face a la société compétitive ou les plus forts s'en sortent.

    La question que je pose est celle-ci: devons-nous préparer nos enfants a une telle société ou faire émerger des citoyens capables de la changer ?

    Si vous vous souciez de nos enfants, vous devriez interroger ceux que l'on fait (ou faisait) doubler a l'école et leur demander si cela les préparent a devenir de bons citoyens compétitifs ? »

  • Normand W. Bermier
    Abonné
    lundi 29 mai 2006 08h34
    Pleinement d'accorc avec M Courtemanche
    « Bravo
    quand on parle d'enseignement on parle de transmission de savoir: donc un maître et un élève, pourquoi comme vous le dites avoir peur des mots. Comme le dit si bien Cyrano ( celui de Rostand): Si le terme vous émeut, que sera ce de la chose?

    Réformer pour réformer: voilà ce que les fonctionnaires de la tour d'ivoire du MEQ ou MELS selon les humeurs, semblent vouloir faire. Quand allons nous revenir à la base, développer un être humain en lui donnant accès à des connaissances multiples et différentes couvrant les grands champs du savoir et lui permmettant ainsi de se définir, de se réaliser et de contribuer au développement de la société par des moyens qui lui seront propres? En un mot, l'éduquer afin qu'il puisse un jour travailler et vivre. C'est peut être simpliste et peu ronflant mais c'est la vie sans complications et sans terminologie hermétique. »

  • L Charbonneau
    Inscrite
    mardi 30 mai 2006 09h44
    Tout à fait d'accord avec vous.
    « Vous avez tout à fait raison !

    Comment pourrait-on justifier les dépenses du MEQ ou MELS si ces fonctionnaires ne rédigeaient pas du haut de leur tour d'ivoire des nouveaux programmes régulièrement ?

    Je suis d'accord avec le fait d'introduire de nouvelles techniques mais doit-on pour ce faire jeter à la poubelle au gré des différentes modes ce que nous faisions précédemment ??

    On peut et on doit améliorer le système mais jeter le bébé avec l'eau du bain ne me semble pas une solution. Elle est pourtant appliquée régulièrement en fonction des modes pédagogiques du moment. »

  • Angéline Joseph
    Abonné
    vendredi 2 juin 2006 00h30
    Juste lecture de la réalité scolaire du Québec
    « Merci! Mille fois merci pour ce brillant texte.

    Je suis retraitée de l'enseignement, donc très sensibilisée au sujet traité.
    J'appréhende le naufrage: le bateau prend l'eau...

    Il faut réagir et des gens comme vous peuvent faire pencher la balance du bon bord. »

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