Le ministre de l'Éducation piqué au vif par Luck Mervil
Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, n'a pas apprécié que l'auteur de la dernière Dictée des Amériques critique la maîtrise de son gouvernement dans la cour de l'éducation. Dans une lettre ouverte expédiée hier, Jean-Marc Fournier a accusé Luck Mervil de «militantisme aveugle», récusant ses propos sur les compressions orchestrées par les libéraux en éducation.
L'envolée du ministre Fournier — une saute d'humeur inhabituelle — suivait les propos de M. Mervil publiés par la Presse canadienne peu après la finale de la Dictée des Amériques, samedi soir. L'auteur-compositeur-interprète avait semble-t-il accusé le gouvernement de Jean Charest d'avoir fait des compressions en éducation, «là où ça fait mal», soit dans la culture, l'histoire, les langues et la musique.
«Quand tu veux qu'un peuple reste dépendant, il faut l'abrutir», avait soutenu Luck Mervil, selon ce que rapporte la Presse canadienne. «Eux [les libéraux], ils ont triché. Ils sont au pouvoir et ils frappent là où ça fait mal. On devient des Américains.»
Jean-Marc Fournier n'a pas apprécié ce type de confessions, liant la déclaration de l'artiste à «une envolée suintant le militantisme aveugle». «Devrais-je vous rappeler qu'en éducation, secteur dont j'ai présentement la responsabilité, les compressions ont été faites par le gouvernement de votre parti, le Parti québécois?», ajoute le ministre, faisant ensuite défiler une pluie de millions et comparant les faits d'oeuvre des deux administrations politiques.
Jean-Marc Fournier a notamment rappelé les modifications récentes au régime pédagogique, apportées par son gouvernement, et qui consacrent l'ajout d'heures en français au secondaire, une épreuve obligatoire de lecture et d'écriture en fin de primaire de même que la nécessité désormais de réussir un cours d'art de 4e secondaire pour obtention du diplôme.
Luck Mervil, connu pour son appui à la cause souverainiste, avait publiquement soutenu la candidature de l'actuel chef du Parti québécois, André Boisclair, alors qu'il était en pleine course à la chefferie.
«En terminant, Monsieur, j'ose croire que vos dénonciations étaient fondées plus sur l'ignorance que sur le parti pris, car ce bilan, loin de démontrer des "coupures", exprime plutôt l'importance essentielle que nous accordons à l'éducation de nos enfants et au respect des engagements électoraux que nous avons pris dans ce domaine», conclut le ministre Fournier dans sa lettre.
L'envolée du ministre Fournier — une saute d'humeur inhabituelle — suivait les propos de M. Mervil publiés par la Presse canadienne peu après la finale de la Dictée des Amériques, samedi soir. L'auteur-compositeur-interprète avait semble-t-il accusé le gouvernement de Jean Charest d'avoir fait des compressions en éducation, «là où ça fait mal», soit dans la culture, l'histoire, les langues et la musique.
«Quand tu veux qu'un peuple reste dépendant, il faut l'abrutir», avait soutenu Luck Mervil, selon ce que rapporte la Presse canadienne. «Eux [les libéraux], ils ont triché. Ils sont au pouvoir et ils frappent là où ça fait mal. On devient des Américains.»
Jean-Marc Fournier n'a pas apprécié ce type de confessions, liant la déclaration de l'artiste à «une envolée suintant le militantisme aveugle». «Devrais-je vous rappeler qu'en éducation, secteur dont j'ai présentement la responsabilité, les compressions ont été faites par le gouvernement de votre parti, le Parti québécois?», ajoute le ministre, faisant ensuite défiler une pluie de millions et comparant les faits d'oeuvre des deux administrations politiques.
Jean-Marc Fournier a notamment rappelé les modifications récentes au régime pédagogique, apportées par son gouvernement, et qui consacrent l'ajout d'heures en français au secondaire, une épreuve obligatoire de lecture et d'écriture en fin de primaire de même que la nécessité désormais de réussir un cours d'art de 4e secondaire pour obtention du diplôme.
Luck Mervil, connu pour son appui à la cause souverainiste, avait publiquement soutenu la candidature de l'actuel chef du Parti québécois, André Boisclair, alors qu'il était en pleine course à la chefferie.
«En terminant, Monsieur, j'ose croire que vos dénonciations étaient fondées plus sur l'ignorance que sur le parti pris, car ce bilan, loin de démontrer des "coupures", exprime plutôt l'importance essentielle que nous accordons à l'éducation de nos enfants et au respect des engagements électoraux que nous avons pris dans ce domaine», conclut le ministre Fournier dans sa lettre.
Haut de la page

