Les enseignants de Valleyfield abandonnent la FAC pour la CSN
Le malheur des uns fait le bonheur des autres: le Syndicat des enseignants du Collège de Valleyfield a quitté hier les bras de la Fédération autonome du collégial (FAC) pour courir dans ceux de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ), affiliée à la CSN.
Dévoilés en fin de journée hier, les résultats du suffrage universel mené pendant une semaine au collège ont donné 62 votes à la FNEEQ, contre 49 à la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ). 103 personnes contre 12 avaient du même souffle demandé de se désaffilier de la FAC.
«Les gens nous ont dit qu'ils souhaitent un syndicalisme plus proche de leurs préoccupations immédiates, plus terre à terre et moins axé sur des motivations idéologiques, des politiques de purs et durs qui ne voient pas que la réalité ne correspond pas toujours à nos espérances», décodait hier le président du syndicat de 160 enseignants, Bernard Dupuis.
Ce vote simultané de désaffiliation et d'affiliation à un nouveau syndicat fait suite à la récente négociation menée avec le gouvernement du Québec, qui s'est terminée de manière particulière pour la FAC. Après avoir signé une entente de principe à la mi-décembre, comme ses comparses FNEEQ et FEC, la FAC a en effet dû signifier au Conseil du trésor fin janvier qu'elle devait passer sous le couperet du décret, la double majorité nécessaire pour avaliser l'entente de principe n'ayant pas été atteinte à travers les 13 syndicats locaux membres. Cette finale inusitée a créé une «situation inconfortable», reconnaissait alors le président de la FAC, Alain Dion.
«La démocratie a parlé», a-t-il commenté hier, peu après le dévoilement du vote. «Nous avons toujours respecté chez nous l'exercice de la démocratie et nous allons certainement continuer à le faire», a précisé M. Dion, confiant qu'il n'était pas «inquiet pour la suite des choses», même si d'autres syndicats mènent actuellement une réflexion similaire.
Du côté de la FNEEQ, c'était plutôt l'occasion de célébrations à travers «ce retour de l'enfant prodigue», la FAC ayant été créée à la fin des années 80 après un éclatement de la FNEEQ. «Nous sommes évidemment très contents, et cette décision témoigne d'une réflexion qui s'était développée depuis plus d'un an dans ce syndicat», a expliqué hier Ronald Cameron, président de la FNEEQ.
Au printemps dernier, un vote semblable tenu au même collège avait donné une faveur beaucoup plus nette à la FNEEQ (74 votes) qu'à la FEC (11 votes). «Nous avons donc fait du chemin», observait quant à lui hier le président de la FEC, Mario Beauchemin, qui croit que son organisation «n'a pas eu assez de temps sur le terrain pour convaincre les gens».
Le réseau collégial, qui abrite trois accréditations syndicales pour couvrir les enseignants, se retrouve dans une position inédite, 13 collèges passant sous le décret et 35 autres étant plutôt liés à une entente négociée, qui prévoit l'ajout de ressources. «Treize collèges sont placés dans un contexte de développement qui n'est pas celui de leurs voisins», a indiqué hier Caroline Tessier, directrice des communications à la Fédération des cégeps.
Ces 13 collèges, membres de la FAC au moment de la tombée du décret, «sont privés de 61 enseignants à temps complet», pour une enveloppe de 3,5 millions par année, en quatre ans. «Concrètement, ça veut dire que le Collège de Rosemont, lié à la FAC, n'a pas les six enseignants de plus auxquels il aurait eu droit, tandis que son voisin, le Collège de Maisonneuve, les a», illustre Mme Tessier, défilant des exemples semblables pour Rivière-du-Loup et sa voisine La Pocatière ou encore Jonquière et Chicoutimi.
«Il y a là un danger qu'on se retrouve avec deux types de collèges, ce qui affaiblira l'ensemble du réseau», conclut Mme Tessier.
Dévoilés en fin de journée hier, les résultats du suffrage universel mené pendant une semaine au collège ont donné 62 votes à la FNEEQ, contre 49 à la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ). 103 personnes contre 12 avaient du même souffle demandé de se désaffilier de la FAC.
«Les gens nous ont dit qu'ils souhaitent un syndicalisme plus proche de leurs préoccupations immédiates, plus terre à terre et moins axé sur des motivations idéologiques, des politiques de purs et durs qui ne voient pas que la réalité ne correspond pas toujours à nos espérances», décodait hier le président du syndicat de 160 enseignants, Bernard Dupuis.
Ce vote simultané de désaffiliation et d'affiliation à un nouveau syndicat fait suite à la récente négociation menée avec le gouvernement du Québec, qui s'est terminée de manière particulière pour la FAC. Après avoir signé une entente de principe à la mi-décembre, comme ses comparses FNEEQ et FEC, la FAC a en effet dû signifier au Conseil du trésor fin janvier qu'elle devait passer sous le couperet du décret, la double majorité nécessaire pour avaliser l'entente de principe n'ayant pas été atteinte à travers les 13 syndicats locaux membres. Cette finale inusitée a créé une «situation inconfortable», reconnaissait alors le président de la FAC, Alain Dion.
«La démocratie a parlé», a-t-il commenté hier, peu après le dévoilement du vote. «Nous avons toujours respecté chez nous l'exercice de la démocratie et nous allons certainement continuer à le faire», a précisé M. Dion, confiant qu'il n'était pas «inquiet pour la suite des choses», même si d'autres syndicats mènent actuellement une réflexion similaire.
Du côté de la FNEEQ, c'était plutôt l'occasion de célébrations à travers «ce retour de l'enfant prodigue», la FAC ayant été créée à la fin des années 80 après un éclatement de la FNEEQ. «Nous sommes évidemment très contents, et cette décision témoigne d'une réflexion qui s'était développée depuis plus d'un an dans ce syndicat», a expliqué hier Ronald Cameron, président de la FNEEQ.
Au printemps dernier, un vote semblable tenu au même collège avait donné une faveur beaucoup plus nette à la FNEEQ (74 votes) qu'à la FEC (11 votes). «Nous avons donc fait du chemin», observait quant à lui hier le président de la FEC, Mario Beauchemin, qui croit que son organisation «n'a pas eu assez de temps sur le terrain pour convaincre les gens».
Le réseau collégial, qui abrite trois accréditations syndicales pour couvrir les enseignants, se retrouve dans une position inédite, 13 collèges passant sous le décret et 35 autres étant plutôt liés à une entente négociée, qui prévoit l'ajout de ressources. «Treize collèges sont placés dans un contexte de développement qui n'est pas celui de leurs voisins», a indiqué hier Caroline Tessier, directrice des communications à la Fédération des cégeps.
Ces 13 collèges, membres de la FAC au moment de la tombée du décret, «sont privés de 61 enseignants à temps complet», pour une enveloppe de 3,5 millions par année, en quatre ans. «Concrètement, ça veut dire que le Collège de Rosemont, lié à la FAC, n'a pas les six enseignants de plus auxquels il aurait eu droit, tandis que son voisin, le Collège de Maisonneuve, les a», illustre Mme Tessier, défilant des exemples semblables pour Rivière-du-Loup et sa voisine La Pocatière ou encore Jonquière et Chicoutimi.
«Il y a là un danger qu'on se retrouve avec deux types de collèges, ce qui affaiblira l'ensemble du réseau», conclut Mme Tessier.
Haut de la page

