Une douzaine de programmes sont remis en question à l'UQAM
Fréquentation, persévérance et diplomation posent problème
Une douzaine de programmes de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) présentent des problèmes de fréquentation, de persévérance et de diplomation tels que l'établissement a demandé qu'on envisage de nouvelles manières de les «relancer» pour assurer leur survie.
Dans son plus récent compte rendu, dont Le Devoir a obtenu copie, la Commission des études de l'UQAM évoque en effet la nécessité pour certains «programmes dont la viabilité est faible» de présenter un plan d'action ou de relance cet automne. La Commission des études, une instance qui distribue des recommandations en matière d'enseignement et de recherche au conseil d'administration de l'université, y précise que les 11 programmes de premier cycle à «relancer» sont les suivants: baccalauréats en mathématiques, chimie, géographie, urbanisme, sciences du langage, philosophie, musique, sciences religieuses, sciences politiques, sciences, technologie et société, et géologie.
«Cette opération est menée dans une optique d'évaluation continue de la programmation et non de fermeture de programmes», explique la vice-rectrice associée aux études, Carole Lamoureux, précisant ensuite que le choix des mots «viabilité faible» est plutôt «malheureux». «Nous voulons voir comment on peut soutenir, remodeler, reconfigurer un programme pour lui permettre de mieux répondre aux besoins actuels, lorsque nous avons des indices qui nous permettent de croire qu'il n'y répond plus.»
Analysé sous les lorgnettes de la fréquentation, de la persévérance (taux d'abandon en cours d'études) et de la diplomation, ces programmes devront clairement modifier certaines de leurs manières de faire pour être plus «attirants», précise la vice-rectrice, qui expliquera maintes fois en cours d'entrevue que «l'objet de l'opération n'est pas de fermer des programmes», sans toutefois être en mesure de promettre que la disparition des baccalauréats visés pourra être entièrement évitée.
Le combiné fréquentation, persévérance et diplomation donne lieu toutefois à de sérieuses remises en question, comme en font foi les chiffres divulgués par l'UQAM: à titre d'exemple, si le baccalauréat en sciences religieuses recevait en 2000 huit nouveaux inscrits, il affichait un taux d'abandon de 62 % et un taux de diplomation de 45 % chez ses étudiants à temps complet, deux données qui passaient à 83 % et 5 % chez les étudiants à temps partiel. En mathématiques, dont la composante statistiques semble la plus en détresse, 56 nouveaux inscrits ont abandonné dans une proportion de 53 % et diplômé à un taux de 30 %.
Pourquoi? «Chaque programme a sa configuration et ses problématiques particulières», répond Carole Lamoureux. Les plans de relance, dont certains ont déjà été acheminés à la Commission des études, font état de soutien au recrutement, à l'encadrement et à l'orientation des étudiants, par exemple. Un rapport résumant l'ensemble des pistes de solutions avancées sera déposé en décembre par la vice-rectrice, ce qui donnera lieu ensuite à des résolutions et des modifications adoptées par le conseil d'administration. «Des solutions envisageables sont la fusion de programmes, la multidisciplinarité ou les combinaisons majeure-mineure», explique Mme Lamoureux.
Si la fermeture de programmes fait frémir dans les corridors de l'université, la modification de l'offre peut être la réponse à des situations problématiques, explique la vice-rectrice, qui se défend bien de vouloir mettre la hache dans l'offre de cours de l'université. «Nous avions un baccalauréat en sciences comptables et un autre en comptabilité management qui présentaient des problèmes de fréquentation et de diplomation. Nous les avons fusionnés, et ça fonctionne beaucoup mieux. Voilà une modification majeure, mais je ne considère pas que nous avons fermé un programme.»
Le syndicat des professeurs de l'UQAM (SPUQ) gardera l'oeil ouvert, mais ne craint pas de bouleversements majeurs. «Nous en sommes cet automne à l'identification de programmes dont l'avenir est incertain, explique Marc Lagana, président du SPUQ. Pour nous, ce n'est pas fait dans une optique de fermeture ou d'abandon de programmes, mais plutôt pour voir ce que l'on peut changer et modifier pour que la tendance ne se maintienne pas.»
L'institution a lancé cette opération de revitalisation de ses programmes il y a deux ans, dans la foulée des travaux de la Commission des universités sur les programmes (CUP) et aussi des célèbres contrats de performance signés avec le ministère de l'Éducation.
Dans son plus récent compte rendu, dont Le Devoir a obtenu copie, la Commission des études de l'UQAM évoque en effet la nécessité pour certains «programmes dont la viabilité est faible» de présenter un plan d'action ou de relance cet automne. La Commission des études, une instance qui distribue des recommandations en matière d'enseignement et de recherche au conseil d'administration de l'université, y précise que les 11 programmes de premier cycle à «relancer» sont les suivants: baccalauréats en mathématiques, chimie, géographie, urbanisme, sciences du langage, philosophie, musique, sciences religieuses, sciences politiques, sciences, technologie et société, et géologie.
«Cette opération est menée dans une optique d'évaluation continue de la programmation et non de fermeture de programmes», explique la vice-rectrice associée aux études, Carole Lamoureux, précisant ensuite que le choix des mots «viabilité faible» est plutôt «malheureux». «Nous voulons voir comment on peut soutenir, remodeler, reconfigurer un programme pour lui permettre de mieux répondre aux besoins actuels, lorsque nous avons des indices qui nous permettent de croire qu'il n'y répond plus.»
Analysé sous les lorgnettes de la fréquentation, de la persévérance (taux d'abandon en cours d'études) et de la diplomation, ces programmes devront clairement modifier certaines de leurs manières de faire pour être plus «attirants», précise la vice-rectrice, qui expliquera maintes fois en cours d'entrevue que «l'objet de l'opération n'est pas de fermer des programmes», sans toutefois être en mesure de promettre que la disparition des baccalauréats visés pourra être entièrement évitée.
Le combiné fréquentation, persévérance et diplomation donne lieu toutefois à de sérieuses remises en question, comme en font foi les chiffres divulgués par l'UQAM: à titre d'exemple, si le baccalauréat en sciences religieuses recevait en 2000 huit nouveaux inscrits, il affichait un taux d'abandon de 62 % et un taux de diplomation de 45 % chez ses étudiants à temps complet, deux données qui passaient à 83 % et 5 % chez les étudiants à temps partiel. En mathématiques, dont la composante statistiques semble la plus en détresse, 56 nouveaux inscrits ont abandonné dans une proportion de 53 % et diplômé à un taux de 30 %.
Pourquoi? «Chaque programme a sa configuration et ses problématiques particulières», répond Carole Lamoureux. Les plans de relance, dont certains ont déjà été acheminés à la Commission des études, font état de soutien au recrutement, à l'encadrement et à l'orientation des étudiants, par exemple. Un rapport résumant l'ensemble des pistes de solutions avancées sera déposé en décembre par la vice-rectrice, ce qui donnera lieu ensuite à des résolutions et des modifications adoptées par le conseil d'administration. «Des solutions envisageables sont la fusion de programmes, la multidisciplinarité ou les combinaisons majeure-mineure», explique Mme Lamoureux.
Si la fermeture de programmes fait frémir dans les corridors de l'université, la modification de l'offre peut être la réponse à des situations problématiques, explique la vice-rectrice, qui se défend bien de vouloir mettre la hache dans l'offre de cours de l'université. «Nous avions un baccalauréat en sciences comptables et un autre en comptabilité management qui présentaient des problèmes de fréquentation et de diplomation. Nous les avons fusionnés, et ça fonctionne beaucoup mieux. Voilà une modification majeure, mais je ne considère pas que nous avons fermé un programme.»
Le syndicat des professeurs de l'UQAM (SPUQ) gardera l'oeil ouvert, mais ne craint pas de bouleversements majeurs. «Nous en sommes cet automne à l'identification de programmes dont l'avenir est incertain, explique Marc Lagana, président du SPUQ. Pour nous, ce n'est pas fait dans une optique de fermeture ou d'abandon de programmes, mais plutôt pour voir ce que l'on peut changer et modifier pour que la tendance ne se maintienne pas.»
L'institution a lancé cette opération de revitalisation de ses programmes il y a deux ans, dans la foulée des travaux de la Commission des universités sur les programmes (CUP) et aussi des célèbres contrats de performance signés avec le ministère de l'Éducation.
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