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    58 millions pour Oracle

    Montréal soulève l’ire des pro-logiciels libres

    24 janvier 2013 |Fabien Deglise | Consommation
    Stupeur et consternation. Les défenseurs des logiciels libres et des données publiques en format ouvert ont vertement dénoncé mercredi la décision du comité exécutif de la Ville de Montréal d’accorder 22,2 millions de dollars de plus sur quatre ans pour l’achat et l’entretien de logiciels gardant l’administration captive des produits privatifs de la compagnie Oracle.

    Ce geste, qui touche le système informatique intégré de la ville, est «injustifié», selon eux, et risque même de nuire à la construction de services numériques en mode participatif, un principe pourtant en phase ascendante dans plusieurs grandes métropoles du monde.

    « C’est tout simplement affligeant, a commenté mercredi Cyrille Béraud, président de la Fédération québécoise des communautés et industries du libre. Cela dénote une nouvelle fois l’asservissement des administrations par les logiciels privatifs et leur incompréhension des solutions informatiques dites libres. Technologiquement, c’est injustifié et c’est injustifiable en matière de dépense de fonds publics. »

    Mercredi matin, le comité exécutif a approuvé une dépense supplémentaire de 22,2 millions pour couvrir « les frais de soutien technique et obtenir les droits d’utilisation des licences logicielles Oracle ». Au cumul, cela porte à 57,6 millions de dollars le montant versé à Oracle Canada depuis 2003, précise la ville. Cette somme est versée pour l'acquisition de licences, mais aussi les frais annuels de soutien technique et droits d'utilisation de ces logiciels privatifs. Le dossier va être inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil municipal.

    La décision du comité témoigne d’un double langage de la Ville, estiment les défenseurs du logiciel libre. Récemment, Montréal a annoncé en grande pompe son intention de favoriser l’accès à ses données numériques non nominatives afin d’encourager des programmeurs à développer des services aux citoyens. Les environnements informatiques fermés, comme ceux offerts par des compagnies comme Oracle ou Microsoft, nuisent à ce développement du logiciel libre et des données ouvertes.

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    Ce texte a été modifié après publication
     
     
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