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La foire qui fait POP!

Chiner parmi les artisans émergents au bric-à-brac festif des Puces

14 décembre 2012 | Geneviève Tremblay | Consommation
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	Comme à chaque édition, tous les goûts et tous les budgets trouvent leur compte aux Puces POP. On déniche sodas, luminaires, tricots, jusqu’aux aimants à frigo.</div>
Photo : Richmond Lam
Comme à chaque édition, tous les goûts et tous les budgets trouvent leur compte aux Puces POP. On déniche sodas, luminaires, tricots, jusqu’aux aimants à frigo.

Puces POP

Du 14 au 16 décembre à l’église Saint-Enfant-Jésus, 5035, rue Saint-Dominique

Entrée libre

Les foires artisanales se succèdent à un rythme effarant juste avant Noël, au grand plaisir des chineurs et des fanas du « fait main ». Rendez-vous annuel aux allures de bric-à-brac, l’édition des Fêtes des Puces POP acueille dans un sous-sol d’église une quasi-centaine de créateurs québécois et canadiens, sortis de leurs ateliers encombrés pour dévoiler les récents fruits de leurs entrailles.


Que le visiteur soit averti : il y aura du monde — et de l’ambiance — dans les allées serrées du sous-sol de l’église Saint-Enfant-Jésus, où les Puces POP installent leurs pénates jusqu’à dimanche. Il faut dire qu’à une semaine de Noël, en ces temps de gloire du made in China, la foire incarne à elle seule un haut lieu créatif de la métropole, où l’on peut causer art et design entre deux conquêtes — matérielles, il s’entend.


Devenues un classique du temps des Fêtes, les Puces POP se veulent, depuis huit ans, un rassemblement convivial entre le salon d’art et le marché aux puces, qui fait la part belle aux artisans d’ici — des créateurs établis comme émergents, usant de tous les moyens d’expression imaginables et dont les produits soignés, longuement mûris, témoignent d’un commerce qui n’est plus si marginal.

 

L’âme des objets


À en croire la directrice de Puces POP, Tessa Smith, l’engouement pour la foire - 6000 curieux s’y pressent en deux jours — est un signe que non seulement les Montréalais tiennent aux griffes locales, mais qu’ils achètent désormais avec discernement. « Si les gens reviennent aux Puces, c’est parce que les artisans produisent à petite échelle, créent avec beaucoup de minutie et d’attention, glisse-t-elle. Du coup, ce qu’ils font porte un respect écologique et offre une meilleure qualité que ce qu’on trouve souvent en magasin. »


Dans son atelier du Mile-End un peu dispersé — course à la foire oblige —, la designer et cofondatrice d’atelier b Anne-Marie Laflamme défend, avec le même enthousiasme, le concept de « fabrication locale ». Avec un grand rire posé, elle compare Puces POP à « une version charmante du centre commercial ». « C’est un événement social, pas juste du magasinage. En achetant un produit, on achète aussi en quelque sorte les gens qui le font, avance-t-elle. On adhère à leurs valeurs, à leur philosophie. »


Inutile de le préciser : tous les goûts, tous les portefeuilles et tous les idéaux trouveront cette année leur compte aux Puces. Au menu, les sodas et confitures de Savouré, des boîtes à lumières signées Mini Loop, des tricots de Westlake Designs, des savons coulés par Carriage 44, des cuirs cousus de la main de Genevieve Savard, des pots moulés par Restez pour souper, des cartes pliées par Owlywood et les imprimés délicats de Jackie Bassett — une liste bien sûr non exhaustive, mais qui témoigne de la variété des talents. Même les dumplings chinois seront de la fête, le service de cantine étant assuré cette année par un petit nouveau du Plateau, Chinoiseries et Dumplings.


Pour les inconditionnels que l’achalandage du week-end prenait jadis de court, sachez que les quelque 90 artistes mettent leurs créations sur la table dès 18 h ce vendredi au cours d’une nouvelle soirée d’ouverture avec DJ, conçue pour « donner un avant-goût de la foire au public » et permettre à la communauté artistique de fraterniser avant la frénésie du lendemain. Car il faut bien du temps pour que des amitiés se nouent, que des alliances se créent en un si petit milieu.

 

Nécessaire rencontre


Au-delà de la consommation pure et dure, les Puces POP sont aussi une belle façon d’unir créateurs et clients, constate Tessa Smith. La foire devient en quelque sorte un pied à terre pour ceux qui n’ont pas encore pignon sur rue. « Bien des petits producteurs font affaire en ligne et vendent dans quelques boutiques. C’est très précieux, pour eux, d’avoir la chance de rencontrer des clients en personne et de créer des liens quelques fois par année. »


Pour Anne-Marie Laflamme et sa collègue d’affaires Catherine Métivier, qui sont de toutes les éditions de Puces POP avec atelier b, l’occasion est d’autant plus belle qu’elle permet non seulement d’échanger avec des clients curieux, mais surtout de partager ce qu’elles appellent « l’histoire de l’artisanat » — ce lien mystérieux entre l’artiste et sa création.


« Si les gens prennent la peine d’acheter local, c’est parce qu’ils veulent connaître nos tissus, savoir qui les a faits, de quoi on s’est inspirées, énumère Anne-Marie, qui ne manque pas d’anecdotes. Les gens posent des questions comme pour acheter une oeuvre d’art, justement. »

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	Comme à chaque édition, tous les goûts et tous les budgets trouvent leur compte aux Puces POP. On déniche sodas, luminaires, tricots, jusqu’aux aimants à frigo.</div>
«C’est un événement social, pas juste du magasinage», explique Anne-Marie Laflamme (gauche), cofondatrice et designer avec Catherine Métivier (droite) de la griffe et boutique atelier b.
 
 
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