Québec fait la promotion des aliments locaux
La campagne Aliments du Québec sera omniprésente dans les supermarchés
Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Pierre Corbeil, a dévoilé hier une nouvelle campagne visant à faire la promotion de l'achat d'aliments du Québec.
«Nous nous associons maintenant aux grandes chaînes de distribution, où se concentrent 70 % des achats alimentaires au Québec. Nous voulons guider le consommateur dans son geste d'achat en lui fournissant un repère incontournable, le logo Aliments du Québec», a-t-il expliqué.
M. Corbeil était accompagné de représentants de grandes chaînes d'alimentation, qui ont promis que le logo «Aliments du Québec» et le slogan «Toujours le bon choix!» seraient omniprésents dans leurs succursales.
En plus d'inviter les producteurs et les transformateurs qui ne l'ont pas déjà fait à apposer le logo «Aliments du Québec» sur leurs produits, la campagne de promotion prévoit également des apparitions de la porte-parole, Chantal Fontaine, dans différents médias et activités publiques.
Le nombre d'aliments certifiés par Aliments du Québec a triplé, passant de 4000 à plus de 12 000 au fil des trois dernières années. «Ce n'est qu'un début! [des actions que compte mettre en place le gouvernement du Québec afin d'assurer, sur le marché intérieur, la vitalité économique de l'industrie bioalimentaire]», a précisé Pierre Corbeil, hier. «Nous comptons aller encore plus loin en associant les restaurateurs, qui sont près de 20 000 au Québec, ainsi que les entités du "marché institutionnel" québécois.»
«Chaque fois que l'on achète les produits du Québec, ce sont 480 000 travailleurs d'ici que nous encourageons», a rappelé M. Corbeil.
De l'avis du ministre, l'appel fait au cours des précédentes campagnes aux consommateurs de mettre le Québec «dans [leur] assiette» a été entendu. Si les consommateurs se sont prêtés au jeu «d'acheter québécois», ils l'ont surtout fait jusqu'ici pour se mettre sous la dent des aliments frais — des fruits, des légumes et des fromages, ainsi que d'autres produits du terroir.
Il faut désormais étendre l'opération charme en dehors de ces créneaux, fait valoir la comédienne et animatrice Chantal Fontaine. «Aujourd'hui, on peut faire presque toute son épicerie en choisissant des aliments préparés ici par des gens d'ici. Au cours des prochains mois, j'inviterai les Québécoises et les Québécois à toujours faire le bon choix, à savoir celui des aliments du Québec!», a-t-elle dit.
«On s'y prend peut-être un peu tard, mais il faut soutenir le gouvernement dans cette action-là», a indiqué le président de l'Union paysanne, Benoit Girouard. Celui-ci préconise une campagne d'éducation populaire afin de développer un réflexe d'achat local, même s'il est persuadé que la hausse du prix du pétrole rendra à coup sûr plus attrayants les produits d'ici au détriment de ceux qui sont importés.
***
Avec La Presse canadienne
«Nous nous associons maintenant aux grandes chaînes de distribution, où se concentrent 70 % des achats alimentaires au Québec. Nous voulons guider le consommateur dans son geste d'achat en lui fournissant un repère incontournable, le logo Aliments du Québec», a-t-il expliqué.
M. Corbeil était accompagné de représentants de grandes chaînes d'alimentation, qui ont promis que le logo «Aliments du Québec» et le slogan «Toujours le bon choix!» seraient omniprésents dans leurs succursales.
En plus d'inviter les producteurs et les transformateurs qui ne l'ont pas déjà fait à apposer le logo «Aliments du Québec» sur leurs produits, la campagne de promotion prévoit également des apparitions de la porte-parole, Chantal Fontaine, dans différents médias et activités publiques.
Le nombre d'aliments certifiés par Aliments du Québec a triplé, passant de 4000 à plus de 12 000 au fil des trois dernières années. «Ce n'est qu'un début! [des actions que compte mettre en place le gouvernement du Québec afin d'assurer, sur le marché intérieur, la vitalité économique de l'industrie bioalimentaire]», a précisé Pierre Corbeil, hier. «Nous comptons aller encore plus loin en associant les restaurateurs, qui sont près de 20 000 au Québec, ainsi que les entités du "marché institutionnel" québécois.»
«Chaque fois que l'on achète les produits du Québec, ce sont 480 000 travailleurs d'ici que nous encourageons», a rappelé M. Corbeil.
De l'avis du ministre, l'appel fait au cours des précédentes campagnes aux consommateurs de mettre le Québec «dans [leur] assiette» a été entendu. Si les consommateurs se sont prêtés au jeu «d'acheter québécois», ils l'ont surtout fait jusqu'ici pour se mettre sous la dent des aliments frais — des fruits, des légumes et des fromages, ainsi que d'autres produits du terroir.
Il faut désormais étendre l'opération charme en dehors de ces créneaux, fait valoir la comédienne et animatrice Chantal Fontaine. «Aujourd'hui, on peut faire presque toute son épicerie en choisissant des aliments préparés ici par des gens d'ici. Au cours des prochains mois, j'inviterai les Québécoises et les Québécois à toujours faire le bon choix, à savoir celui des aliments du Québec!», a-t-elle dit.
«On s'y prend peut-être un peu tard, mais il faut soutenir le gouvernement dans cette action-là», a indiqué le président de l'Union paysanne, Benoit Girouard. Celui-ci préconise une campagne d'éducation populaire afin de développer un réflexe d'achat local, même s'il est persuadé que la hausse du prix du pétrole rendra à coup sûr plus attrayants les produits d'ici au détriment de ceux qui sont importés.
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Avec La Presse canadienne








