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Étude - Les OGM sont encore plus nombreux et variés en 2010

Fabien Deglise   26 février 2011  Consommation
En Allemagne, un homme tient dans ses mains des pommes de terre génétiquement modifiées. Entre 2009 et 2010, 148 millions d’hectares d’OGM — soit 3000 fois la superficie de l’île de Montréal — ont été cultivés sur la planète.<br />
Photo : Agence France-Presse
En Allemagne, un homme tient dans ses mains des pommes de terre génétiquement modifiées. Entre 2009 et 2010, 148 millions d’hectares d’OGM — soit 3000 fois la superficie de l’île de Montréal — ont été cultivés sur la planète.
La prolifération se poursuit: l'an dernier, environ 10 % des terres agricoles sur la surface du globe ont été ensemencées avec des plantes génétiquement modifiées. Quinze ans après leur introduction à des fins commerciales, la variété de ces OGM tend d'ailleurs à se diversifier. Ces semences trouvent aussi un écho favorable chez un plus grand nombre d'agriculteurs dans une trentaine de pays, indique une étude internationale sur l'adoption de cette technologie.

Les réticences exprimées par les consommateurs n'y ont rien changé. Entre 2009 et 2010, 148 millions d'hectares d'OGM — soit 3000 fois la superficie de l'île de Montréal — ont été cultivés sur la planète, indique l'International Service for Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA) dans son bilan annuel dévoilé cette semaine. L'organisme indépendant est principalement financé par les fabricants de transgènes. Les statistiques annuelles qu'il produit sont les plus précises en la matière.

Dans les grandes lignes, les surfaces agricoles consacrées aux OGM ont augmenté de 10 % en un an à l'échelle mondiale et de 15 % au Canada, qui se place toujours au 5e rang des producteurs de plantes transgéniques commerciales. Le pays en a fait pousser sur 8,8 millions d'hectares l'an dernier, uniquement du canola, du maïs, du soja et de la betterave à sucre, précise le rapport. Les États-Unis, avec 66,8 millions d'hectares, le Brésil (25,4), l'Argentine (22,9) et l'Inde (9,4) composent le peloton de tête des pays producteurs d'OGM.

Rappelons que dans l'ensemble, ces plantes ont été modifiées en laboratoire afin de résister à certaines classes de pesticides ou encore produire leur propre pesticide pour se protéger contre leurs parasites. Les OGM alimentent la polémique depuis leur apparition en raison de la forte dépendance qu'ils induisent chez les producteurs à l'endroit des semenciers, dont la multinationale américaine Monsanto fait partie, marchands également de pesticides. Plusieurs groupes environnementaux crient également au risque potentiel pour la santé humaine. À l'heure actuelle, ces plantes sont principalement utilisées dans l'alimentation animale.

29 États

Alors que six pays ont succombé à ce type de semences en 1996, année où elles ont été introduites dans l'environnement à des fins commerciales, ce sont désormais 29 États qui contribuent à leur multiplication sur la planète, dont le Pakistan, le Myanmar et la Suède, qui viennent de faire leur entrée dans ce groupe de moins en moins restreint. L'Allemagne a également repris la production commerciale d'OGM après l'avoir abandonnée sous la pression de lobby antitransgène dans les dernières années. D'ici 2015, 12 nouveaux pays devraient s'ajouter à la liste, prévient l'ISAAA.

Au chapitre des plantes mises en terre, la diversité est désormais de mise du côté des OGM, qui ne se résument plus seulement au maïs, soya et canola des premières années. Le coton génétiquement modifié se développe en effet dans plusieurs pays du sud, alors que la Chine a introduit la tomate et le poivron, tout comme le peuplier, dans les espèces non comestibles. La pomme de terre OGM tente également un retour en passant par l'Allemagne, la Suède et la République tchèque. La courge, la papaye, la luzerne continuent aussi sur leur lancée.

Au Québec, les OGM inquiètent toujours la moitié de la population, indique le plus récent sondage sur le sujet commandé par Le Devoir l'an dernier à Léger Marketing. Par ailleurs, 83 % estiment toujours que la présence d'OGM dans les aliments devrait être obligatoirement indiquée sur l'emballage. Ce qui n'est toujours pas le cas.

À l'échelle planétaire, ces semences ont alimenté en 2010 un marché de 1,2 milliard de dollars, indique l'ISAAA dans son rapport. La valeur commerciale du maïs, du soya et du coton transgénique est évaluée à environ 150 milliards de dollars.
 
 
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  • Stephanie L. - Inscrite
    26 février 2011 10 h 01
    Appauvrissement de la biodiversité
    "L'organisme indépendant est principalement financé par les fabricants de transgènes." Indépendant vous dites?

    Le fait que les OGM soient plus "variés" ne change rien au fait que la culture transgénique contribue à l'appauvrissement de la biodiversité, notamment en menant à l'abandon de nombreuses cultures traditionnelles au profit de variétés plus commerciales. Lorsque 2 ou 3 multinationales se partageront tout le marché, les consommateurs seront les grands perdants.

    Quant à la contamination génétique, elle prive un nombre croissant d'agriculteurs biologiques de leur certification et les mène à la faillite. Ne parlons même pas des semences "Terminator" qui sont stériles après une génération et qui vise à obliger les agriculteurs (en Inde notamment) à recheter contiuellement de nouvelles semences.

    Au Québec, une personne a le droit de refuser un traitement médical même s'il peut lui sauver la vie, Pourtant, nous acceptons qu'on nous vendent des aliments qui se comportent comme des pesticides ou des antibiotiques, sans même qu'on ait la décence de nous en informer sur les étiquettes!

    Les producteurs d'OGM comme Monsanto prétendent souvent vouloir faire oeuvre humanitaire et nourrir les pauvres du monde. Rappelons-nous que Monsanto ne donne pas ses produits, qu'il détruit indirectement l'agriculture locale des pays pauvres et que nous lui devont l'agent orange, un défoliant utilisé durant la guerre du Vietnam!

    "Le monde selon Monsanto":
    http://www.youtube.com/watch?v=JqICu69I8VU

    "Brevet pour le porc" (Les grands Reportages):
    http://www.youtube.com/watch?v=8KV03D417HA
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  • MJ - Inscrite
    26 février 2011 10 h 26
    Des milliards de dollars “transgéniques”
    Quelles sont les grandes entreprises multinationales derrière les aliments OGM, qui encaissent les profits et dictent une manière monopolistique de cultiver la terre avec son lot de pesticides, d’herbicides et de semences de plantes OGM, tel que le maïs par exemple, que l'on a rendu résistant génétiquement à un type d'herbicide qu'il faut par ailleurs répandre généreusement pour qu'il pousse sur les terres, rendant les terres arides et mortes sur le plan de la microbiologie des sols.

    Ces grandes entreprises dont Monsanto, qui détient environ 90% du marché mondial des semences OGM, exercent leur puissante influence de lobbyistes sur les politiques gouvernementales aux USA et mettent également des pressions sur les agriculteurs pour qu’ils adoptent leurs semences OGM et leur mode de culture avec usage abondant de pesticides et d’herbicides. Monsanto est la multinationale américaine qui avait mis au point l’agent orange, utilisé comme défoliant au Vietnam et qui, par la suite, dans les années 1970 fut recyclé comme herbicide sur les terres agricoles américaines et européennes avec la propagation de la culture intensive.

    Voir le film sur “Le monde selon Monsanto” de la Française Marie-Monique Robin:
    http://video.google.com/videoplay?docid=-872398568
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  • MJ - Inscrite
    26 février 2011 10 h 44
    Des milliards de dollars “transgéniques” (2)
    On peut légitimement se demander si, avec les accords de plus en plus nombreux de libre-échange économique et commercial entre pays, les OGM ne sont pas dans la mire de ces négociations pour forcer la note aux agriculteurs des pays visés par ces accords.

    “(...) l'International Service for Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA) dans son bilan annuel dévoilé cette semaine. L'organisme indépendant est principalement financé par les fabricants de transgènes. Les statistiques annuelles qu'il produit sont les plus précises en la matière.”

    Malgré que cet l’ISAAA soit AUTONOME, il n’est PAS INDÉPENDANT de l’influence de ces grandes entreprises, fabriquant des transgènes.

    Les cancers liés aux pesticides sont largement reconnus maintenant, sans compter les autres maladies dégénératives du système nerveux central (maladie de Parkinson, etc.). L’industrie des OGM manipule la génétique de ces aliments et en retour nous offre des fruits et légumes de forme parfaite mais qui ont perdu leur goût et leur saveur et dont on reconnaît de plus en plus les effets ravageurs sur les terres et notre santé.
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  • MJ - Inscrite
    26 février 2011 10 h 52
    Des milliards de dollars “transgéniques” (3)
    Un documentaire à l’émission “Planète Science” la semaine dernière à Télé-Québec faisait référence indirectement aux herbicides épandus sur les terres aux Etats-Unis et son lien avec la mort de colonies d’abeilles que des apiculteurs étatsuniens sont impuissants à enrayer. L’industrie des pesticides est pointée du doigt avec la disparition de la biodiversité près de ces terres agricoles. Les abeilles, exposées à ces pesticides, sont incapables de retrouver leur chemin à la ruche et s'égarent dans les champs. Elles y meurent après les symptômes de désorientation spatiale (Alzheimer des abeilles?) et d’immobilisme comatique. Sans la pollinisation florale par les abeilles, pas de fruits et disparition de la biodiversité et des espèces végétales pour l’alimentation humaine.

    Voir ce documentaire:
    http://www.telequebec.tv/documentaire/documentaire
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  • MJ - Inscrite
    26 février 2011 10 h 54
    Des milliards de dollars “transgéniques” (4)
    Voir aussi le film de Coline Serreau, “Solutions locales pour un désordre global” qui sortira en DVD ce printemps 2011 et qui présente une alternative à cette culture intensive, dégénérative de notre terre naturellement féconde et nourricière.
    http://www.solutionslocales-lefilm.com/

    L’étiquetage des OGM en Europe était une pratique établie et reconnue mais pour combien de temps encore, si les pressions des multinationales sur les Etats, à la suite d'accords de commerce international, viennent démanteler ces politiques en vue d’une revalorisation des OGM? Au Québec, la population réclame aussi l’étiquetage des produits OGM et aussi la provenance de tous les produits de consommation sur les étalages des épiceries, étant entendu que le marché agricole est devenu un vaste marché planétaire. Avec un étiquetage adéquat, le consommmateur peut faire un libre choix de ses produits et, lorsque des problèmes de santé surviennent, il est aussi plus facile d’identifier les sources de contamination. Est-ce que le consommateur va gagner ou est-ce l’industrie qui va imposer ses propres règles?
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  • Dominic Helppae - Inscrit
    26 février 2011 13 h 12
    Le vrai problème
    Le vrai problème n'est pas le fait d'employer des OGM. Le vrai problème est de ne pas protéger l'accès aux variétés originales des plantes ou animaux. Je veux bien payer une compagnie pour obtenir une variété de maïs OGM qui résiste mieux à la vermine, même si je dois en plus acheter un pesticide spécial à cette compagnie, tant et aussi longtemps que j'ai l'opportunité de lâcher cette compagnie et d'aller vers une autre, ou encore de revenir à une variété de maïs plus traditionnelle.

    Actuellement, c'est de moins en moins le cas.
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  • Marie-Claude Bélanger - Abonnée
    26 février 2011 13 h 50
    Pesticides
    La présence de plantes tolérantes pour l'herbicide Round-Up signifie qu'elles sont inondées de ce produit dont l'innocuité est loin d'être prouvée, bien au contraire (le Devoir, 17 mai 2007). Et d'autres plantes OGM produisent leur propre insecticide, le BT, qui n'est pas innocent non plus.

    Notons qu'une étude de l'Université Laval a démontré la présence de transgènes dans le maïs vendu à l'épicerie, "bien que le maïs génétiquement modifié soit théoriquement réservé à l'alimentation animale" (Le Soleil, 19 janvier 2010). Donc les humains en consomment aussi. Et on ne connaît pas la teneur en BT ou en Round-Up des aliments provenant des animaux comme le lait ou les oeufs, même si les gènes OGM eux-mêmes sont indétectables.
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  • J. Hardy - Inscrit
    27 février 2011 20 h 03
    Le monde selon Monsanto
    Cet article décrit bien les vrais motifs derrière les espèces d'OGM actuelles.

    Voir Le Monde Selon Monsanto
    http://www.arte.tv/monsanto
    http://video.google.ca/videoplay?docid=-7942619273

    "[...] ces plantes ont été modifiées en laboratoire afin de résister à certaines classes de pesticides [...] Les OGM alimentent la polémique depuis leur apparition en raison de la forte dépendance qu'ils induisent chez les producteurs à l'endroit des semenciers, dont la multinationale américaine Monsanto fait partie, marchands également de pesticides."

    Pas étonnant que le Canada a augmenté son utilisation de pesticides en même temps que les OGM ont été introduits.

    Une lecture sublime à ce sujet est le livre "Corrompu jusqu'à la moelle" de Shiv Chopra. Ce scientifique de santé Canada nous fait le récit de comment les producteurs d'hormones de croissances, de vaccins et autres produits destinés à la production animale de consommation sont acceptés sans analyse correcte de leur innocuité pour les humains par Santé Canada. http://shivchopra.com/

    http://www.librairiepantoute.com/livre.asp?id=pzpz
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  •  
  • MJ - Inscrite
    27 février 2011 20 h 20
    Nourrir les habitants de la planète
    L’émission “Planète bleue” à Télé-Québec nous emmène cette semaine avec le photographe Yann-Arthus Bertrand partout sur la planète pour aller voir l’état de l’agriculture, des terres agricoles, et de l’élevage notamment en France, en Autriche (élevage industriel de poulets, style “camps de concentration” généralisé en Europe), Canada (élevage industriel de porcs - même constat que pour les poulets avec la même cruauté, mauvais traitements et mutilations des bêtes, espace zéro et enfermement perpétuel de la naissance à la mort), Martinique et Guadeloupe françaises (épandage massif sur les bananiers d’un pesticide interdit aux Etats-Unis et en France, mais aspergé encore dans ces îles et responsable de cancers, maladies d’Alzheimer et de Parkinson endémiques sur cette colonie française, eau et terres largement contaminées et impossibilité de faire toute autre culture car la terre est contaminée), Inde (stérilité de grandes étendues de terres au Pendjab à la suite de monoculture intensive avec pesticides vendus par des multinationales étrangères, faillite et suicide de milliers de paysans indiens endettés. On envisage le retour à la culture traditionnelle sans pesticides), etc.
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  • MJ - Inscrite
    27 février 2011 20 h 23
    Nourrir les habitants de la planète (2)
    Un long "procès" d’une culture intensive pratiquée depuis les années 1970. En France par exemple, où le bétail broutait dans la prairie, un changement radical est entrepris dans ces années, sous la pression de multinationales et du gouvernement, pour que les agriculteurs cultivent le maïs et le soja pour nourrir leur bétail, désormais enfermé à l’intérieur. Les agriculteurs se dotent de tracteurs, de fertilisants et de pesticides chimiques vendus par les multinationales et finalement, les récoltes s’avèrent mauvaises une année sur deux pendant 20 ans. Sauf que le gouvernement subventionne ces agriculteurs pendant ces années, lorsque les récoltes sont mauvaises. Les agriculteurs reviennent maintenant à l’élevage du bétail en prairie, une solution plus saine.

    On peut se demander si le gouvernement français et d’autres Etats dans le monde n’ont pas subi les pressions de ces multinationales lobbyistes pour imprégner ce mouvement de l’agriculture intensive partout sur la planète. Poser la question, c’est y répondre.
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  • J. Hardy - Inscrit
    27 février 2011 21 h 04
    Les alternatives intelligentes
    Nul besoin des OGM pour améliorer notre production.

    En voici un bon exemple.

    "Pendant des années, André Comeau, chercheur pour Agriculture et Agroalimentaire Canada, s'est ingénié à développer des variétés de blé plus productives ou résistantes aux maladies. Et voilà qu'il vient de créer un blé immunisé à la fusariose grâce au croisement. Un exploit, qu'après 25 ans d'efforts, même ses confrères tenants de la biotechnologie modernes échouaient à accomplir. "

    http://www.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte
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