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    Boissons gazeuses et énergisantes

    Taxer pour vivre en santé?

    26 janvier 2010 |Fabien Deglise | Consommation
    La Coalition québécoise sur la problématique du poids vient d'en faire officiellement la demande au gouvernement dans le cadre des consultations prébudgétaires 2010-2011 amorcées par le ministre Raymond Bachand.

    «En matière de santé et de lutte contre l'obésité, la prévention est nécessaire au Québec», a résumé hier Suzie Pellerin, directrice de la coalition. Le terrain est de plus en plus fertile au Québec pour une telle taxe. En septembre dernier, la Commission politique du Parti libéral a d'ailleurs adopté à l'unanimité une résolution en faveur d'une taxe d'accise visant les produits alimentaires «aux vertus nutritives douteuses».

    Pour la Coalition, Québec devrait se concentrer sur les boissons gazeuses et énergisantes dont la taxation, à des fins sanitaires, comporterait un double avantage, peut-on lire dans le mémoire déposé par le groupe de pression. Cette taxe enverrait un «signal important qui valorise les saines habitudes de vie».

    Qui plus est, la recette fiscale pourrait aussi être affectée à un fonds pour «financer des actions de prévention pour lutter contre l'épidémie d'obésité». La Coalition estime d'ailleurs à 71 millions de dollars la valeur de l'enveloppe ainsi constituée. Et ce, sur la base d'une taxe santé de 0,05 $ par contenant.

    La taxe suggérée par la Coalition est un premier pas salutaire, selon le groupe, dans une société où 56,3 % de la population est en surcharge pondérale, selon un rapport de l'Institut national de santé publique du Québec. Par ailleurs, partout au pays, la «composition corporelle» des 6 à 19 ans s'est détériorée de manière significative, fait remarquer le groupe qui montre du doigt une alimentation carencée tout comme la sédentarité, mais surtout la consommation quotidienne de boissons sucrées qui ferait grimper les risques d'obésité de 60 %.












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