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L'entrevue - Les Montréalais, futurs cobayes de la pub

Fabien Deglise   26 octobre 2009  Consommation
Yanik Deschênes, président de l'Association des agences de publicité du Québec
Photo : Le Devoir
Yanik Deschênes, président de l'Association des agences de publicité du Québec
Pause publicitaire. Le Montréalais ne s'en doute pas encore, mais il va devenir un cobaye au cours des prochaines années. En choeur, une soixantaine d'agences de publicité du Québec ont décidé de faire de la métropole le tout premier laboratoire d'expérimentation de campagnes publicitaires au monde. Avec ce centre de recherche grandeur nature baptisé YUL-Lab — en référence au code international de l'aéroport de Montréal —, on souhaite tracer les contours de la publicité de demain.
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  • Samuel Plourde
    Inscrit
    lundi 26 octobre 2009 11h28
    Plus aucun sens critique?
    En lisant cet article qui fait l'apologie de la publicité, j'ai vraiment eu l'impression d'assister à un complot capitaliste visant à légitimer la consommation par tous les moyens. M. Deglise a t-il été payer pour faire la promotion d'un tel laboratoire dans un journal (de moins en moins) respectable?

    Quand on dit que la "crise" actuelle de la pub est "une «source importante de stress» pour les directeurs de marketing et autres gestionnaires de budgets publicitaires", mon premier réflexe est de recracher mon café. Mon deuxième est de me demander comment et pourquoi on en est rendu là?! Quand ce n'est plus le bien-être de la population et ses désirs réels qui sont mis de l'avant, mais celui des directeurs et gestionnaires(!), j'ai mal à ma bonne foi. La pub est pour moi un réel facteur de stress quotidien. Sont omniprésence et les acrobaties que l'on me fou à la geule pour me faire acheter, m'irrite au plus haut point. Mais le pire c'est bien de lire cet article!

    Considérer les êtres humains comme des consommateurs, le capitalisme le fait depuis belle lurette, mais les considérer comme des cobayes de laboratoire, des rats, dont le seul intérêt aux yeux des "expérimentateurs" et de leurs mécènes, est d'être de bonnes cibles, voilà qui est tout à fait scandaleux! Ce laboratoire de la honte vise à satisfaire les maîtres de ce monde "En mettant l'ensemble de ses habitants au service des grandes marques internationales...". Voilà qui est tout dit. Le but n'est plus d'améliorer le sort de la population, mais d'augmenter les profits des multinationales. Dans cette perspective, les individus sont de simples jouets manipulables au service de la rentabilité des entreprises. Le slogan de ce lab devrait être: Profit over people!

    Montréalais, troupeaux de consommateurs anxieux de se faire laver le cerveau par de nouvelles techniques de manipulation psychologique pour pouvoir ainsi participer à leur propre exploitation et faire rouler ce précieux système capitaliste qui se passerait bien d'eux s'il pouvait faire du profit autrement.

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 26 octobre 2009 16h28
    Bravo M. Plourde
    Il me serait difficile de mieux dire. Il devrait exister des campagnes pour bannir les publicités. Je serais d'accord que l'on prélève un impôt afin de faire disparaître ce cancer, cette pollution dictatoriale télévisée (entre autres et surtout). Moi qui ne suis pas amateur de sakozisme, j'étais content qu'il veuille enlever ce virus des ondes publiques. La publicité favorise la frustration des masses pauvres, la consommation de n'importe quoi et l'augmentation du déchet. Par ses répétitions à vomir(avec volume augmenté), elle est une machine d'abrutissement collectif et nous habitue à courber la tête et à nous taire sans trop nous en rendre compte. Nous sommes devenus des oies que l'on gave de force pour les profits maximisés de certains. Et les gouvernements laissent faire cette autre mafia au nom de la libre entreprise qui permet d'étouffer et de voler moins puissant que soi.
    Laissons donc ce fléau investir tous les recoins de nos cerveaux et de l'espace public, tant qu'à y être.
    Il n'y a vraiment que les sociétés publicitaires à avoir besoin de la pub.

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