Taxer la malbouffe aiderait les Québécois à perdre du poids
L'idée d'instaurer une nouvelle taxe sur la malbouffe, au nom de la santé publique, a été accueillie favorablement hier par une coalition de groupes versés dans la défense et dans la promotion de saines habitudes de vie. Les commerçants, eux, s'inquiètent de l'apparition d'une telle mesure fiscale, tout en préparant l'offensive.
« C'est un scénario avec lequel nous n'avons pas envie de composer, a indiqué hier au Devoir François Meunier de l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ). Pour agir sur le comportement des consommateurs, nous croyons qu'il est préférable d'encourager l'éducation plutôt qu'une nouvelle taxe. »
Pourtant, en conseil général la fin de semaine dernière à Drummondville, la Commission politique et la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) ont fait adopter à l'unanimité une résolution en faveur d'une nouvelle taxe d'accise qui viserait des produits alimentaires « aux vertus nutritives douteuses », peut-on lire. Sur le principe de l'utilisateur-payeur, les boissons énergisantes, les croustilles, les boissons gazeuses et les confiseries sont dans la ligne de mire.
L'initiative a été saluée hier par la Coalition québécoise sur la problématique du poids qui y voit là « un exemple concret des actions que peut prendre le gouvernement pour la création d'environnements facilitant les choix santé », a résumé ce groupe appuyé depuis sa création en 2006 par l'Association pour la santé publique du Québec. L'argent ainsi récolté pourrait servir, selon lui, au financement de campagnes de sensibilisation pour une saine alimentation tout comme, par l'entremise de subventions, à la réduction du prix des aliments sains.
« Nous allons nous assurer que cette taxe soit adoptée, a ajouté hier Suzie Pellerin, directrice de la coalition. Avec la sédentarité, l'augmentation de la consommation de boissons gazeuses, mais aussi d'eaux vitaminées et de jus de fruits sucrés a fortement contribué à la croissance de l'embonpoint et de l'obésité au Québec. Et une taxe pourrait certainement aider à renverser la vapeur. »
La taxation des calories vides est au coeur des débats dans plusieurs pays d'Europe tout comme aux États-Unis depuis plusieurs années. En 2004, la Stratégie contre l'obésité, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait une belle place à cet incitatif fiscal comme outils à exploiter pour faire fléchir les courbes de l'obésité un peu partout sur la planète.
« C'est une mesure intéressante, a commenté hier Pascal Thériault, agro-économiste à l'Université McGill, mais c'est aussi quelque chose de difficile à concrétiser. Contrairement à la cigarette, la malbouffe n'est pas un produit nocif clairement défini. Il va falloir tracer la ligne, et cela ne va pas être facile. »
En 2005, Québec s'est avancé sur le terrain de la taxe à la malbouffe sous la houlette du ministre du Sport de l'époque, Jean-Marc Fournier. Cette nouvelle recette aurait été mise à contribution pour la construction d'équipements sportifs. Dans les dernières années, les jeunes libéraux du Québec, mais aussi l'Association médicale canadienne ont également fait la promotion de cette mesure fiscale afin d'enrayer la consommation d'aliments peu nutritifs au pays. En vain, jusqu'à maintenant.
« C'est un scénario avec lequel nous n'avons pas envie de composer, a indiqué hier au Devoir François Meunier de l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ). Pour agir sur le comportement des consommateurs, nous croyons qu'il est préférable d'encourager l'éducation plutôt qu'une nouvelle taxe. »
Pourtant, en conseil général la fin de semaine dernière à Drummondville, la Commission politique et la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) ont fait adopter à l'unanimité une résolution en faveur d'une nouvelle taxe d'accise qui viserait des produits alimentaires « aux vertus nutritives douteuses », peut-on lire. Sur le principe de l'utilisateur-payeur, les boissons énergisantes, les croustilles, les boissons gazeuses et les confiseries sont dans la ligne de mire.
L'initiative a été saluée hier par la Coalition québécoise sur la problématique du poids qui y voit là « un exemple concret des actions que peut prendre le gouvernement pour la création d'environnements facilitant les choix santé », a résumé ce groupe appuyé depuis sa création en 2006 par l'Association pour la santé publique du Québec. L'argent ainsi récolté pourrait servir, selon lui, au financement de campagnes de sensibilisation pour une saine alimentation tout comme, par l'entremise de subventions, à la réduction du prix des aliments sains.
« Nous allons nous assurer que cette taxe soit adoptée, a ajouté hier Suzie Pellerin, directrice de la coalition. Avec la sédentarité, l'augmentation de la consommation de boissons gazeuses, mais aussi d'eaux vitaminées et de jus de fruits sucrés a fortement contribué à la croissance de l'embonpoint et de l'obésité au Québec. Et une taxe pourrait certainement aider à renverser la vapeur. »
La taxation des calories vides est au coeur des débats dans plusieurs pays d'Europe tout comme aux États-Unis depuis plusieurs années. En 2004, la Stratégie contre l'obésité, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait une belle place à cet incitatif fiscal comme outils à exploiter pour faire fléchir les courbes de l'obésité un peu partout sur la planète.
« C'est une mesure intéressante, a commenté hier Pascal Thériault, agro-économiste à l'Université McGill, mais c'est aussi quelque chose de difficile à concrétiser. Contrairement à la cigarette, la malbouffe n'est pas un produit nocif clairement défini. Il va falloir tracer la ligne, et cela ne va pas être facile. »
En 2005, Québec s'est avancé sur le terrain de la taxe à la malbouffe sous la houlette du ministre du Sport de l'époque, Jean-Marc Fournier. Cette nouvelle recette aurait été mise à contribution pour la construction d'équipements sportifs. Dans les dernières années, les jeunes libéraux du Québec, mais aussi l'Association médicale canadienne ont également fait la promotion de cette mesure fiscale afin d'enrayer la consommation d'aliments peu nutritifs au pays. En vain, jusqu'à maintenant.
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