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    Les grands événements et leurs produits dérivés

    25 avril 2009 |Diane Précourt | Consommation
    Le concert d’ouverture du Festival de Lanaudière en 2008.
    Photo: Le concert d’ouverture du Festival de Lanaudière en 2008.
    Qu'il s'agisse d'une croisière sur le fleuve en présence de vedettes, d'une visite de l'arrière-scène d'un mégaspectacle ou d'un dîner-rencontre avec quelque grosse pointure mondiale, les «produits dérivés» prennent de plus en plus d'importance dans la programmation des grands événements internationaux. Du Festival de jazz de Montréal au Festival d'été de Québec, chacun cherche son chakra pour attirer mais aussi pour retenir les visiteurs.

    Au Festival de Lanaudière, les organisateurs s'intéressent au tourisme depuis le début des années 1990, explique le directeur général François Bédard. «Si les prestations sont plus sophistiquées aujourd'hui, dit-il, le but reste le même: amener les gens aux concerts.»

    Ainsi, les fervents ne rechigneront certes pas devant un souper avec le pianiste Alain Lefèvre ou le maestro Kent Nagano, une escapade musicale sur un bateau ou encore une partie de golf avec les artistes invités — la nouvelle coqueluche cette année. Les aventures touristico-festivalo-culturelles ne souffrent d'aucune limite lorsque les participants sont au rendez-vous... Jusqu'à ces soirées-requiem accompagnées de visites de cimetières classés historiques pour les plus, disons, intrépides.

    De leur côté, restaurateurs et hôteliers ne manquent pas de se coller aux grands festivals afin de proposer leurs propres forfaits. «Nous pouvons alors leur offrir des rabais sur les billets et des sièges privilégiés pour leurs clients», explique M. Bédard. Un concert affiche complet? Comme par magie, on trouvera des places pour eux, et des meilleures.

    «Les trois quarts de notre clientèle parcourent plus de 80 kilomètres pour venir au Festival de Lanaudière, dit le directeur. Aussi, depuis l'an dernier, nous développons en marge des concerts des activités pour attirer des visiteurs encore plus éloignés, comme un week-end culturel à l'hôtel Le Reine Elizabeth de Montréal, par exemple.»

    Du reste, les organisateurs d'événements mondiaux se plient de plus en plus aux demandes individuelles de groupes particuliers. En y mettant le prix, ceux-ci auront donc accès aux coulisses normalement fermées d'un festival ou aux grandes vedettes participant à une manifestation internationale.

    «Bien sûr, nos concerts sont des prétextes à visiter la région, conclut François Bédard. Et le Festival de Lanaudière est reconnu pour sa qualité artistique, mais aussi sa qualité d'accueil.»

    ***

    Le moulin à ravages

    Décidément, Québec n'en a pas assez de flotter encore sur son quadricentenaire, voilà qu'elle fait la barbe à Montréal. Pendant que le maire Régis Labeaume annonçait une série de spectacles du Cirque du Soleil à se tenir dans sa ville l'été prochain et le maintien du Moulin à images de Robert Lepage, dans la métropole le maire Tremblay nous servait du Frank Zampino avec les ravages que font ses voyages controversés sur un yacht huppé.

    Cette même métropole qui avait lamentablement laissé filer, il y a quelques années, le mégaprojet récréotouristique auquel la multinationale québécoise du cirque était justement associée et qui avait été très bien accueilli dans plusieurs milieux. Voilà de quoi jongler sur la vision de nos instances décisionnelles. 1-0 pour Québec.

    ***

    Les globe-trotters de la roulette

    Depuis le temps que ça se parlait, Mont-Tremblant aura enfin son casino, le quatrième au Québec, qui ouvrira ses portes au public le 24 juin prochain, jour de fête. Le Versant Soleil accueillera ce haut lieu du jeu, où la clientèle attendue sera principalement touristique: villégiateurs, congressistes et vacanciers. Sur quatre étages et d'une capacité de 1000 personnes, le nouveau Casino de Mont-Tremblant comportera quelque 400 machines à sous et 25 tables avec croupier.

    Une importante section est réservée aux hautes mises, particulièrement prisées par les touristes, semble-t-il. «Les autres casinos y consacrent 4 à 5 % de leur superficie alors que nous y allouons 13 %», dit le directeur général Daniel Bissonnette. Souvent des habitués de casinos à travers le monde, les globe-trotters de la roulette sont réputés pour jouer plus longtemps et pour parier plus gros.

    La bâtisse, que ses concepteurs considèrent comme un exemple d'intégration environnementale, fera l'objet, à terme, d'une demande d'accréditation LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) du Conseil du bâtiment durable du Canada, explique Marie-Claude Rivet, porte-parole de Loto-Québec.

    Au départ, poursuit M. Bissonnette, le projet incluait un centre des congrès mais la situation économique en a décidé autrement et personne ne se bouscule au portillon! Selon lui, toutefois, ce n'est que partie remise.

    Santé !

    La Clinique santé-voyage de la Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal vient de lancer son nouveau site Internet: http://www.santevoyage.com. Les voyageurs négligent trop souvent de consulter des spécialistes avant de partir à l'étranger.

    Fondé en 1978, ce centre autrefois connu sous le nom de Clinique santé-voyage Saint-Luc, est l'un des plus importants du genre en Amérique du Nord. Son équipe en santé-voyage, composée de 15 médecins et de 8 infirmières, reçoit près de 30 000 visites chaque année.

    ***

    Alerte à la punaise

    L'agence Associated Press annonçait la semaine dernière le retour en grande pompe des punaises de lit, un phénomène apparemment mondial. L'insecte parasite (Cimex lectularius), qui se manifeste dans les hôtels et autres lieux d'hébergement, fait damner les touristes allergiques à ses piqûres.

    L'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA), aux États-Unis, en a même fait récemment l'objet d'une conférence tenue dans un hôtel d'Arlington, en Virginie, en présence de quelque 300 intervenants... Mais il semble que les bestioles ne s'y soient pas invitées.

    Les punaises se faufilent dans les fissures des murs, les parquets, les replis de matelas, les couvertures, et piquent surtout la nuit, durant le sommeil de leurs victimes. Elles avaient été pratiquement éradiquées après la Deuxième Guerre mondiale par des insecticides qui se sont toutefois révélés nocifs pour la santé humaine, et donc interdits. Puis le foisonnement des voyages intercontinentaux a contribué à la prolifération des vilaines indésirables.

    Dini Miller, entomologiste à l'Université d'État de Virginie, dit recevoir plusieurs appels quotidiens de gens qui cherchent à s'en débarrasser: «Vous n'imaginez pas le nombre de personnes qui ont dormi dans leur baignoire pour leur échapper!», dit-elle.

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    dprecourt@ledevoir.com
     
     
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