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Québec n'inspecte plus les fromages importés vendus chez les détaillants

Fabien Deglise   17 mars 2009  Consommation
Un employé de la fromagerie Hamel, à Montréal, penché au-dessus d’un étal de fromages importés. Québec a retiré de sa liste des priorités l’inspection des fromages importés en vente chez les détaillants.
Photo : Jacques Nadeau
Un employé de la fromagerie Hamel, à Montréal, penché au-dessus d’un étal de fromages importés. Québec a retiré de sa liste des priorités l’inspection des fromages importés en vente chez les détaillants.
Tout en accentuant d'un côté les contrôles bactériologiques dans les fromageries artisanales du Québec, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a décidé de l'autre d'abandonner son programme d'analyse systématique des fromages importés vendus chez les détaillants du Québec. Même chose au Service d'inspection alimentaire de la Ville de Montréal qui, l'an dernier, n'a pas jugé bon de mettre ces mêmes fromages dans sa liste des priorités, a appris Le Devoir.

Ces décisions étonnent d'ailleurs l'Association des fromagers artisans du Québec qui dénonce une fois de plus le système deux poids, deux mesures qui semble prévaloir dans le monde de l'inspection des produits laitiers. «C'est inconcevable, a indiqué hier le président de ce regroupement, Louis Arsenault.

Ces fromages côtoient les nôtres dans les comptoirs, mais personne ne semble vouloir en prendre la responsabilité.»

Dimanche dernier, Radio-Canada a dévoilé en effet les résultats d'analyses en laboratoire menées sur huit fromages au lait cru importés d'Europe (France, Belgique et Pays-Bas). Cinq se sont révélés hors norme en raison de la présence trop élevée de Staphylococcus aureus, de Listeria monocytogenes et d'E. coli 0157:H7, des pathogènes du lait dont la présence dans les produits de consommation est sévèrement contrôlée au pays.

Or, tout en se disant «très surpris» et «inquiet» à la suite de cette découverte, le ministère provincial a rappelé hier qu'il était impuissant devant ces cas de contamination, l'inspection des fromages importés étant une responsabilité du gouvernement fédéral et de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), a indiqué Pierrette Cardinal, du service d'inspection des aliments du MAPAQ.

Toutefois, en vertu du partage des compétences, les autorités sanitaires provinciales ont la possibilité de contrôler l'état bactériologique d'un fromage importé, chez les détaillants, le maillon de la chaîne alimentaire le plus proche du consommateur, mais elles ont décidé depuis quelques années de ne plus le faire de manière systématique.

Selon nos informations, Québec a retiré en effet l'inspection de fromages importés à ces endroits de sa liste des priorités afin de se concentrer sur d'autres aliments que le MAPAQ juge plus problématiques. En 2008-2009, les services de traiteur, les pâtisseries à base de crème, le poulet désossé ou encore les sushis étaient au coeur du «programme analytique annuel», comme on l'appelle dans le milieu, qui dicte les grandes orientations en matière d'inspection.

Le ministère précise toutefois que les fromages peuvent faire l'objet d'analyses microbiologiques ciblées, par exemple dans le cas d'une plainte d'un consommateur ou encore «si l'inspecteur a un doute, au moment d'une visite, sur la conservation du produit», précise le MAPAQ.

Au Service d'inspection des aliments de la Ville de Montréal, qui, en vertu d'une entente avec Québec, se substitue aux inspecteurs du MAPAQ sur l'île, le cadre de surveillance est similaire. Les fromages importés chez les détaillants ne sont pas l'objet d'une attention particulière, a expliqué hier au Devoir Françoise Desroches, porte-parole de cette division. «Il y a beaucoup de choses à inspecter, dit-elle. Il a fallu faire des choix. Les fromages importés ont été retirés parce que l'ACIA s'en occupe déjà» et qu'il serait, du coup, contre-productif de contrôler un même produit deux fois.

Or, placée une fois de plus sur la sellette, l'Agence a admis effectuer à peine 360 examens microbiologiques par année sur les centaines de milliers de meules de fromage débarquant au pays, principalement de la France, de l'Italie, de la Belgique, des Pays-Bas, de la Suisse ou de l'Allemagne, et ce, pour être vendues sur l'ensemble du territoire canadien, d'Halifax à Vancouver. «360 analyses, c'est le nombre que je fais en une année seulement dans ma fromagerie», a ironisé hier Louis Arsenault. «Ça ne tient pas la route», ajoute-t-il en évoquant l'acharnement des inspecteurs du MAPAQ sur les petits producteurs québécois de fromages fins.

Hier, le ministère de l'Agriculture a indiqué qu'il travaillait activement et conjointement avec l'Agence fédérale afin «de répondre aux nombreuses questions» mises en lumière par les analyses en laboratoire effectuées à la demande de Radio-Canada sur des fromages importés. «En vingt ans de carrière, je n'ai jamais vu un taux de non-conformité aussi élevé», a dit Mme Cardinal qui met toutefois en cause le caractère limité de l'échantillonnage.

Son service, tout comme celui de ses homologues fédéraux, va toutefois tenter dans les prochaines semaines de «valider» ces informations en effectuant lui aussi des tests sur des fromages importés. «Nous allons porter une attention particulière aux fromages importés», a-t-elle assuré, sans plus de détail.

Pour le président de l'Association des fromagers artisans, le gouvernement devrait plutôt s'activer à uniformiser ses obligations microbiologiques afin que les fromages du Québec tout comme ceux qui sont importés d'Europe se retrouvent à l'avenir, d'un point de vue réglementaire, sur un pied d'égalité. Ce qui ne semble pas être le cas actuellement. «Les normes [bactériologiques] sont plus sévères ici que celles en vigueur dans d'autres pays», dit M. Arsenault. Et, selon lui, la chose n'est pas vraiment justifiée: «Au Québec, les gens ont mangé des fromages importés depuis plus de 30 ans, ajoute-t-il. Et il n'y a pas eu de gens malades ni de crises alimentaires associées à ces produits.»
 
 
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  • Cybèle Rioux
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 07h45
    Les microbes pour une meilleure santé ?
    Alors qu'on se demande de plus en plus si l'absence de microbes n'est pas en train d'affaiblir le système immunitaire (allergies, asthme, cancer, infections à répétition), certains continuent de rêver à la salubrité absolue.

    Or, ça n'existe pas et pire, c'est nuisible à la santé globale de la population. Seulement 1% des microbes sont pathogènes, et il y a plus de micro organismes bénéfiques pour l'humain qu'il n'y en a de pathogènes. En pasteurisant, en stérilisant et en "antibiotisant", on tue autant les bons microbes utiles que les mauvais. On mange des aliments "morts" (ou en tout cas, pas très vivants...)

    Il ne peut pas y avoir un risque de 0 et il ne devrait pas y en avoir non plus. Ça donne une population affaiblie, qui s'attend à ce qu'il n'arrive jamais rien de dangeureux : un casque, des clôtures, des assurances et des contrôles pour tout en tout temps.

    Ça finit par avoir des effets pervers : à force de vivre dans la ouate, c'est comme les muscles, ça s'atrophie. Sans exposition au moins minimale aux microbes normaux, notre système immunitaire s'affaiblit.

    Sans dire qu'il faille revenir aux grandes épidémies, peut-on laisser le choix aux gens en bonne santé de choisir le type de fromage qu'ils veulent, en toute connaissance de cause ?

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 07h55
    Lamentable spectacle !
    Comment le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec peut-il justifier pareille décision ? le gouvernement aurait-il peur des producteurs étrangers de fromages ? Ses dirigeants souffriraient-ils encore de notre bon vieux complexe de colonisé ?

    Quant à l'argument de ce ministère voulant qu'il n'est pas responsable des contrôles bactériologiques d'aliments importés (ceux-ci seraient de juridiction fédérale), on croirait entendre Jean Charest et Monique Jérôme-Forget, lesquels ne cessent de nous répéter comme des perroquets qu'ils n'y sont absolument pour rien dans les résultats catastrophiques qu'a connus Caisse de Dépôt pour 2008 !

    Après, les politiciens et les fonctionnaires se demanderont pourquoi la population se méfie d'eux et trouve souvent qu'ils ne servent à rien !

  • Louis-Gérard Cantin
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 08h05
    Compétence constitutionnelle
    Depuis le dernier avis du comité judiciaire du Conseil privé en 1949/1950 et en tenant compte de la jurisprudence de la Cour suprême, le Québec a pleine compétence pour intervenir sur tous les produits dans le commerce intraprovincial quelle que soit leur provenance et ce même s'il y a un effet indirect sur les activités d'importation. Louis-Gérard Cantin neolouisgc@hotmail.frgenesis.Le fait de ne pas intervenir dans le cas des fromages importés n'est qu'une décision administrative aucunement justifié sur le plan du partage des compétences en matière de droit constitutionnel sur le partage des compétences législatives.

  • André Michaud
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 08h41
    Incompétence crasse des sous-ministres
    Encore un exemple d'incompétence crasse des sous-ministres de la fonction publique. Toujours déconnecté de la réalité..et ne voulant pas travailler avec les gens qui donnent les services...Des prétentieux sortis des universités qui ne veulent pas s'abaisser à parler à des "petits" fonctionnaires qui eux travaillent sur le terrain et savent de quoi ils parlent.

    On harcèle les fromagers d'ici et on les pousse carrément à la FAILLITE, mais on ferme les yeux sur les fromages étrangers... On a les budgets pour écoeurer nos concitoyens mais pas de budget pour surveiller les étrangers...

    Comme presque TOUJOURS ce ne sont pas les fonctionnaires qu'il faut blâmer mais les gestionnaires sous-ministres de tout acabit.

    Entre vous et moi, un gestionnaire compétent va travailler au privé ou il est mieux rénuméré , et la fonction publique se ramasse avec les gestionnaires soit les moins compétents, soit ceux qui recherchent l'immobilisme.

    Et NOUS les citoyens voyons notre argent dilapidé par des gestionnaires merdiques qui trop souvent SABOTENT les services publiques.!!!

    Il faudrait absolument forcer les gestionnaires à travailler avec les fonctionnaires pour le service au public et non CONTRE les fonctionnaires en sabotant les services publiques.
    Tout gestionnaire compétent a compris cette évidence, mais pas ceux du gouvernement...Et je sais de quoi je parle car j'ai travaillé 35 ans dans la focntion publique...

  • jpz
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 08h53
    Les agents du MAPAQ et leur directeur doivent être sanctionnés.
    Les agents du MAPAQ et leur directeur doivent être imputables de leurs agissements irresponsables. Inutilement , ils ont détruit des tonnes de fromages québécois ce qui a fait le malheur d'artisans fromagers québécois, ce qui a amené à la faillite quelques producteurs , ce qui a fait perdre leur gagne-pain à des centaines de personnes.
    Pendant ce temps aucvune logique , aucun raisonnement on détruit au lieu d'analyser sérieusement. Sachant maintenant que des tonnes de fromages européens contiennent autant de bactéries de listéria et qu'il est sur les mêmes tablettes les mêmes balances préparés et emballés avec les mêmes outils et personnes ne semblent avoir eu de sérieux problèmes de santé on constate qu'il y a 2 poids 2 mesures au détriment des fromages québécois.
    Je pense comme ont dit certains médecins qu'on devrait afficher un avis pour dire aux personnes dont le système imnitaire est faible qu'il devraient faire attention, mais pour tous les aiutres consommateurs ont a jeté inutilement de bons produits. De ce fait les prix vont augmenter parce que les producteurs et distributeurs doivent compenser pour les pertes. Il faut alors que le ministère remboursent ceux qui ont subi des pertes.
    Enfin je pense que le ministre Laurent Lessard a ici démontré son niveau d'incompétence comme au moment où il a tabletté le rapport Pronovost dénonçant le monopole de l'UPA.
    De plus le sous ministre et les décideurs de l'inspection et de la destruction devraient être sanctionnés de quelques semaines sans salaire pour leur laisser le temps de réfléchir aux conséquences de décisions hâtives et illogiques.
    Avec les essais faits par l'équipe de la semaine verte on doit demander iune coordination entre les instaces fédérales et provinciales pour que tous les fromages sont raisonnablement inspectés et s'assurer que seulement les produits démontrés contaminés soient détruits.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 09h04
    La mondialisation des bactéries
    Ne savez-vous donc pas que les bactéries françaises ont fréquenté les restaurants étoilés. Ce sont des bactéries du terroir français.

    Comptez-vous pour chanceux d'avoir été ou d'être infectés par ces petits êtres qui ont de la classe.

    Mieux vaut mourir d'un infection à la bactérie française que de vivre dans la médiocrité avec la vulgaire québécoise, un suaire de chez Dior en plus aurait dit Vian.

    ...

  • Simon Blais
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 09h54
    Terminé, le lait cru!
    Des fromagers affirment avoir reçu des menaces des inspecteurs du MAPAQ pour qu'ils cessent de produire du lait cru, car leurs fromages n'étaient pas conformes en terme de bactéries permises. Or, dans le cas du Staphylococcus aureus, par exemple, il faut 1 millions de germes par gramme pour que ça nous rende malade; au Québec, on en permet 1000 par gramme, ce qui veut dire qu'on est 1000 fois plus sévères que la limite critique. Plusieurs de nos fromages au lait cru, de véritables petits bijoux du terroir, sont disparus et d'autres vont disparaître et avec eux, un peu d'identité québécoise...
    Et dire qu'il y a des Québécois qui continuent d'encourager Saputo et Kraft! C'est la honte.

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 10h38
    Voyons voir...
    Il ne saurait y avoir deux mesures en matière de fromage qu'il soit d'ici ou d'ailleurs. Aucun tribunal décisionnel ne saurait défendre deux poids deux mesures sans être ouvertement partial.

    Monsieur Georges Mamelonet, originaire du Maroc, député de Gaspé, diplômé de l'école navale en mécanique diesel et vapeur, homme d'affaires, membre actif de la Garde côtière auxiliaire canadienne, au Québec depuis 1977, a été nommé dernièrement adjoint parlementaire au ministre de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation Monsieur Laurent Lessard (MAPAQ).

    Quel rapport me diriez-vous entre M. Mamelonet et le fromage? aucun si ce n'est que Monsieur Mamelonet est aussi restaurateur. Je présume innocemment qu'il doit s'y connaître, un tant soit peu, en batteries, pardon! en bactéries.

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 11h08
    Gouvernement de paranoïa
    Des andouilles tout simplement que sont ces hauts et ces ¨¨bas¨¨ fonctionnaires. Un système de république de bananes. J'ai en mémoire l'histoire d'un de mes amis obligé, sous l'oeil inquisateur d'un ¨¨fonfon¨¨ de tout jeter son inventaire et de laver ses étals à l'eau de javel pure. Même, bien rincées ses étals ont senties longtemps ce supposé désinfectant. Ce n'est pas évident de remettre du fromage dans ces conditions.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 12h35
    Qui sont ceux qui décident, mais ils font preuve d'un manque de jugement total.
    C'est là qu'on voit que les diplômes universitaires ne donnent plus de jugement qu'on en a en rentrant. Tout ce que ça fait, un diplôme universitaire, c'est que ça aiguise le jugement qu'on a déjà en entrant à l'université. Mais ça n'en donne pas plus... Je ne veux pas généraliser, mais disons que, un euphémisme me vient à l'esprit, c'est pitoyable. Ai-je besoin d'en dire plus?

    JM (Montréal)

  • Michel HAins
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 12h48
    Le gouvernement de John Canadian Charest es commet un gros gruyère
    Encore une autre fois notre frisé nataional nous assurait qu'on ne badine pas avec la santé des Québécois et des Québécoises dans son gouvernement.

    Une autre bulle vide où circule non pas de L'air, mais une culture de bactéries bien plus dangeureuse que la Listéria, yy circulent les cultures du mensonge. et de l'arrogance.

    Libérez nous des Libéraux au plus sacrant

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 12h50
    Certains décideurs, semble-t-il, ont des problèmes d'identité personnelle.
    Chers décideurs de la MAPAQ, votre sens des responsabilités ne s'arrête pas simplement à dire uniquement "YES". Mais à prouver aussi que vos avez fous aussi des convictions personnelles. Bon sang, vous existez vous aussi. Arrêtez de vous contentez de dire "YES" au quotidien à vos supérieurs. Vos salaires devraient aussi se justifier dans la mesure où vous avez faire face à l'adversité autrement qu,en disant toujours OUI à vos supérieurs. Me semble que vous devez avoir un certain jugement pour comprendre ce qui tombe sous le sens de monsieur et madame tout le monde?

    JM (Montréal)

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 12h51
    Il faut au contraire continuer à manger du fromage au lait cru
    De grâce les fromagers... ne vous laissez pas aller au défaitisme, continuez à produire une partie de vos fromages au lait cru, nous vous supporterons. Il en faut, c'est bon pour le moral, le goût, la saveur, rien de tel avec un bon vin. C'est au Québec de se conformer aux règles françaises, belge, hollandaises et on s'en portera que mieux. Que de bêtise! Mais à qui donc profite ce crime?



    et cela renforce le système immunitaire sauf des rares exemptions.

  • Paul-André Bouchard
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 13h28
    Chercher à qui le crime profite
    La découverte de listériose dans le fromage, comme par hasard s'est faite une semaine APRÈS celle de Maple Leaf. Le hasard je n'y crois pas. Selon moi, le cas Maple Leaf a donné une idée aux spin doctors des entreprises québécoises fabriquant des fromages industriels (S..., Ag..., etc) qui veulent depuis longtemps rayer de la carte les petits tannants de producteurs artisanaux venant jouer dans leur plate-bande. Leurs lobbyistes à demeure au MAPAQ ont tout simplement mis "leurs chums" à l'ouvrege... et ils ont évidemment trouvé ce qu'on retrouve dans TOUS les fromages de lait cru...
    Le problème des fromages industriels est que ce qui se passe au Québec doit être tué dans l'oeuf, sinon nous risquons de faire se développer aux USA une industrie similaire qui leur nuira...

    A qui profite le crime ?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 17h19
    une question à tous
    Les fromages importés, cela implique une IMPORTATION d'un autre pays. Donc les importations sont du domaine fédéral et non provincial. Le fédéral fait déjà le travail d'inspection et la règlementation des importations. Alors pourquoi Québec devrait alors dédoubler le travail.
    Comme la majorité des fromage importé proviennent de ^pays avec des normes similaire sinon plus sévère que nos normes alors à quoi bon. Mais si nous inspectons pas notre propre production qui le fera?

    J'appel cela une allocation des ressources judicieuse. Il faut à tout prix éliminer les duplications.

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 18h21
    Évitons les duplications, laissons-nous empoisonnés!
    Je suis parfaitement d'accord avec les propos de monsieur Archambault, il serait parfaitement judicieux de bénéficier de services mieux répartis. Par contre l'histoire récente et non encore résolue de Shannon nous démontre bien qu'il existe un gouvernement qui ne souhaite pas véritablement notre bien. Je ne pense pas que le gouvernement fédéral s'acquitte correctement de ses tâches lorsqu'il est question de la santé des québecois. Encore une fois je reviens sur le cas de Shannon et l'eau contaminée. De plus j'ajoute qu'il n'est pas dans son intérêt, multiculturalisme oblige, de faire de véritables inspections et de surveiller les importations. Il est primordial selon lui que les immigrants puissent se sentir ici comme chez eux, et importer des spécialités qu'ils connaissent bien. Ça aide tout à la fois à maintenir une appartenance propre à ceux-ci, ainsi que de fournir des contrats aux navires de monsieur Martin... Nous payons pour deux fournisseurs de services certe, mais nous en payons réellement un en trop, pour des services qu'il ne nous fournit pas vraiment. Pardon je corrige, nous payons pour deux fournisseurs en trop, puisqu'il est présentement manifeste, que ces deux fournisseurs ne fournissent que des demi-services, c'est ce qui arrive, lorsqu'on omet d'établir un contrat clair au départ, une constatation, constitution...

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