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La qualité des transports en commun, selon l'Institut Fraser - Le Québec coiffe les autres provinces

Amélie Daoust-Boisvert   23 octobre 2008  Consommation
Consolez-vous en attendant l'autobus ces jours-ci: le Québec aurait le meilleur réseau de transport en commun au pays, selon une étude de l'Institut Fraser, alors que l'Ontario vole la vedette pour la qualité globale de son réseau de transport, commun ou non, passagers et marchandises inclus.

Selon la toute première étude exhaustive sur le réseau de transport du pays — plus de 1,41 million de kilomètres de pavé —, globalement, le Québec se classe troisième derrière sa voisine ontarienne et la Nouvelle-Écosse. La Colombie-Britannique traîne en queue de peloton. Congestion chronique, temps de déplacements disproportionnés, accidents fréquents, infrastructures coûteuses et transport en commun dispendieux enfoncent le clou de son piètre bilan.

Pour en arriver à ces conclusions, le chercheur américain spécialisé en transport David Hartgen a considéré l'étendue, l'usage, l'accessibilité, le coût et la sécurité de chaque mode de transport. Il s'est attardé aux routes, au transport en commun, au transport aérien et maritime, et ce, pour les personnes et les marchandises. Vingt-trois critères déterminent le classement global par province.

En entrevue téléphonique, le professeur à l'Université de la Caroline du Nord explique qu'«un bon système de transport, c'est un système économiquement efficace. Il est de qualité adéquate pour le trafic attendu, le budget disponible et les impacts possibles, comme les impacts environnementaux». Sa devise se résume à comparer pour améliorer.

En moyenne, au Québec, il en coûte 1,23 $ par usager par voyage pour fournir le transport en commun, alors qu'une personne permet de générer près de 95 passages par année. Bref, c'est le moins cher et le plus utilisé. «Nous avons évalué les critères de base, mais qu'il y en a bien d'autres. Le haut taux d'utilisation et le coût relatif par usager indiquent une bonne qualité globale, mais j'avoue que ça fait bien longtemps que je n'ai pas pris le transport en commun à Montréal. Si vous êtes insatisfaits de votre système, c'est peut-être qu'il est si bon que vous êtes désabusés», a-t-il avancé.

Devant ses données sur le Québec, David Hartgen s'inquiète surtout du mauvais état de nos routes et du coût, pour celles-ci, 1,3 fois plus élevé par kilomètre que celui de la moyenne canadienne. Trente-huit pour cent des chaussées sont dans des conditions déplorables, ce qui nous place 9es... avant la petite dernière, l'Ontario, dont le système souffre tout de même de quelques défauts.
 
 
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  • Danielle Lécuyer Services Juridiques
    Abonnée
    jeudi 23 octobre 2008 08h40
    se contenter de résultats minables
    Même si un élève obtient 52% dans son bulletin et qu'il est le premier de classe, il a tout de même coulé. Se contenter de dire que nous avons le meilleur transport en commun c'est assez pour permettre à nos politiciens de se péter les bretelles et continuer à nous imposer la dictature de l'automobile.

    À quand un véritable service public en transport ?

  • Denise, Laval, Qc
    Abonnée
    jeudi 23 octobre 2008 09h39
    Chez les aveugles, le borgne...
    Ne vaudrait-il pas mieux se comparer à des pays riches qui ont fait le choix du transport en commun si on veut s'améliorer?
    Par exemple, au Japon où les métros sont plus bondés qu'ici aux heures de pointe...

  • Hugo Lacasse
    Abonné
    lundi 9 février 2009 14h56
    la responsabilité du choix individuel (réponse à Mme Lécuyer et Leahy)
    Il y a une distinction à faire entre le contenu du rapport et le titre de l'article.

    Ce rapport n'indique pas que nous avons un bon système de transport en commun, mais que les citoyens l'utilisent beaucoup. Un grand utilisation d'infrastructures existantes se traduit naturellement par un potentiel de faible coût par usage. Ce sont des chiffres qui n'ont pas de lien réel avec la qualité du système. Que font-ils des choix individuels (écologique, économique, contraintes physiques, alternatives peu attrayantes) qui motivent aussi les personnes à se servir du transport en commun peu importe son état?

    Le cas du Japon en est définitivement un d'alternative peu attrayante. J'envisage mal la solution auto-solo à grande échelle au japon... Devons-nous réduire la taille des routes pour créer les bouchons qui pousseront les citoyens davantage vers le transport en commun ( autrement qu'en temps de tempête )?

    Il n'y aura jamais de système de transport en commun qui offre l'équivalent de la voiture. Ce ne pourra pas devenir une alternative alléchante, ce n'est qu'un moindre mal. Il ne reste que le choix social-solidaire-sociétal qui peut pousser une personne vers le TC. Ce n'est pas pour les autres, c'est pour nous. Où est le groupe?

  • Michel Pouliot
    Inscrit
    mercredi 11 février 2009 21h25
    La qualité des transports en commun,
    j'habite à 35 km de Montréal,la première autobus de la journée arrive vers 6;16 au métro Longueuil donc j'arrive en retard au travail et souvent il y a des gens debout dans l'autobus.Le soir la dernière autobus part à 00:45 du Métro Longueuil(un des derniers départ d'autobus le plus tôt au métro Longueuil comparer vers 1:15 pour la RTL.

    Pour les tarifs,nous avons un service d'autobus qui est un PPP(non 100% public).Tarif régulier $4.00 pour une zone(6KM) sans correspondance ou pour une distance de 25 Km sans correspondance $7.00.Comparer à Montréal transport 100% public(non un PPP)sur une distance de 30KM x 10 KM avec correspondance:$2.75.
    À New-York en 2007:$7.00 la journée.Dans le comté de Broward en Floride en Janvier 2009:$3.00 la journée ou $12.00 la semaine.Dans la région de Miami le metromover et les community bus:gratuit.En Janvier 2008 le train de banlieue Miami-West Palm Beach(une distance équivalent à Montréal-Drummondville.)la fin de semaine $4.00 la journée.

    Michel Pouliot
    Mont St-Hilaire

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