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Dans le monde de la guerre, on appelle ça des «dommages collatéraux». La semaine dernière, 38 pays, dont le Canada, se sont réunis à Mexico afin d'accoucher d'un accord international pour lutter sérieusement contre la contrefaçon et ses effets pervers sur les images de marque et les économies nationales.
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L'image est débordante de bons sentiments: dans le hall des départs d'un aéroport vachement bien éclairé, deux jeunes sourient. Devant eux, assise sur une banquette chic en faux cuir, une personnalité du monde du sport tient dans ses mains un sandwich-déjeuner provenant d'une grande chaîne américaine de bouffe-minute. Elle est radieuse. Les jeunes aussi, puisqu'ils viennent de prendre conscience d'une chose agréable à leur âge: la vedette aime manger la même chose qu'eux. Et, bien sûr, tout ça vient titiller leur côté grégaire.
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Le débat vient-il d'être relancé? En rendant public cette semaine son tout premier portrait de l'incidence des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans le panier d'épicerie des ménages québécois, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) a du coup ramené à la vie une épineuse question: pour permettre aux consommateurs de s'y retrouver, le gouvernement devrait-il une bonne fois pour toutes imposer l'étiquetage obligatoire des OGM? Histoire d'aider les consommateurs à déceler dans les Provigo, Métro ou IGA près de chez eux les quelques produits transgéniques qui s'y trouvent...