Société imaginaire en relation avec la quête d'identité, par Gérard Cyr
Hervé Fischer
Date: lundi 04 février 2008 08:26Société imaginaire en relation avec la quête d’identité
Je suis une personne retraitée vivant à Lachenaie, Terrebonne. Bien avant la mise sur pied de la commission, je me questionnais sur ma société et sur son avenir. Quel sera son visage dans le futur? Quelle sera la place qu’occuperont les nouveaux arrivants dans ma société? Quels moyens ces nouveaux arrivants prendront-ils pour s’intégrer dans la société d’accueil qu’ils ont choisi? Notre société est-elle en mesure d’affirmer ses valeurs tout en respectant ces nouveaux arrivants ? Les réponses sont à imaginer. La route sera longue et parfois cahoteuse.
Ce document repose sur une réflexion personnelle. Il fait ressortir certains aspects de la vie en société et rappelle certaines valeurs qui permettent de vivre en harmonie et dans le respect des uns et des autres. Vous remarquerez dans le document que je ne mentionne pas qu’il devrait y avoir des accommodements raisonnables puisque dans mon imaginaire cela n’existe pas. En effet, l’égalité entre les hommes et les femmes dans une société laïque aux valeurs qui sont soulignées dans le document nous amènent à vivre ensemble tout en respectant l’homme dans ce qu’il est. Il n’y a pas de motif à accorder des faveurs à l’un ou à l’autre ce qui engendre une forme de ghettoïsation. Des enclaves qui peuvent engendrer des problèmes sociaux sérieux pour l’avenir de ces citoyens. Il ne faut pas céder aux caprices des uns et des autres. Nous devons affirmer clairement nos valeurs et prendre les moyens pour les faire respecter. Les nouveaux arrivants sont invités à faire partie intégrante du Québec d’aujourd’hui et de demain, c’est ensemble que nous construirons une société juste, démocratique, progressiste, laïque. Les immigrants doivent être informés clairement avant de s’établir au Québec qu’ils ne pourront pas recréer ici leur vie de leur pays d’origine. Il y a des valeurs qui sont différentes ici et s’ils acceptent de s’intégrer dans ce contexte, nous les respecterons.
Je veux à travers ce texte partager ma réflexion avec les membres de la commission et ainsi vous faire part de ma vision d’une société laïque. Cette vision exige une grande capacité de mobilisation dans des projets éducatifs, politiques et autres afin de concrétiser nos espoirs à travers des démarches pour réussir ce défi. L’instrument idéal est le débat démocratique.
SOCIÉTÉ IMAGINAIRE
EN
RELATION AVEC LA QUÊTE D’IDENTITÉ
Je rêve d’une société où nous sommes heureux et épanouis.
Je rêve d’une société qui est un vaste chantier de créativité où l’on retrouve des antennes de sagesse.
Je rêve d’une société qui embrasse par la pensée, par le regard les valeurs fondamentales.
Je rêve d’une société qui reconnaît l’autre dans sa différence.
Je rêve d’une société où les hommes vivent d’amour.
Je rêve d’une société qui écoute le citoyen, la rencontre avec l’autre dans ce qu’il est.
Je rêve d’une société qui respecte la personne.
Je rêve d’une société progressiste qui débat le choc des idées, des cultures pour le développement de la personne et des individus, les citoyens.
Je rêve d’une société qui respecte la personne et non les idées.
Je rêve d’une société qui préconise le sens du partage.
Je rêve d’une société qui accepte que l’homme soit la mesure de toutes choses.
Je rêve d’une société qui met en évidence et enseigne les principes de l’humanisme.
Je rêve d’une société qui amène la personne vers son intériorité.
Je rêve d’une société qui valorise l’altruisme.
Je rêve d’une société qui entend et apprécie la sagesse des aînés.
Je rêve d’une société qui cajole ses enfants
Je rêve d’une société qui se singularise par la fraternité ce lien qui unit les hommes comme faisant partis de la grande famille humaine.
Je rêve d’une société qui évoque la mémoire, le souvenir afin de ne pas tomber dans les pièges du passé.
Je rêve d’une société qui éduque à la citoyenneté.
Je rêve d’une société qui est déterminée à protéger notre environnement.
Je rêve d’une société qui veut construire un avenir pour les citoyens.
Je viens de quitter la grande noirceur. La lumière m’éblouit, mes yeux commencent à s’adapter, les ombres se dissipent, les nuages se dispersent, je pense que ce nouveau monde me procurera le bonheur et la spiritualité recherchée. Ouf, cela me donne le vertige, car construire une société laïque exige une grande ouverture à l’autre. Je ne sais que faire avec les dogmes de la religion chrétienne qui m’habitent, ils sont tenaces.
Voilà, les années passent et je découvre un autre univers, une autre façon pour le citoyen que je suis de réussir sa vie. Ma société imaginée, rêvée n’est pas réalisée pour autant, car il lui faudra encore du temps pour qu’elle atteigne son épanouissement. Sa progression est lente, elle se heurte à bien des préjugés tenaces et indéracinables par moment. Afin de parvenir à son éclosion et à son plein potentiel, elle nécessite beaucoup de soins.
Dans ce contexte, le traitement dont elle a besoin repose sur plusieurs données pour lui apporter la vigueur nécessaire afin de concrétiser ses objectifs. Mais cela demeure dans mon imaginaire.
Ma société idéale repose sur des valeurs et sur des attitudes. En effet, il me semble pertinent de dégager des textes qui font référence à l’humanisme et à la laïcité les valeurs significatives. Les valeurs d’une société laïque et démocratique ont une longue histoire qui remonte à l’antiquité. Ces valeurs sont universelles par ce qu’elles ne prennent en considération qu’une référence commune; l’homme. N’importe quel homme. N’importe quelle femme. Sans distinction de sexe, d’origine, de naissance, de culture, de croyance, de philosophie, de préférence sexuelle. Ces valeurs recherchent des solutions universelles à travers lesquelles toutes les différences peuvent exister, coexister et s’épanouir, et cela, sans écraser les unes et les autres. C’est l’ensemble de ces valeurs qui baliseront les nouveaux projets.
Me voilà revenu dans la réalité et pour que mon imagination soit créatrice j’ai besoin de la représentation c’est-à-dire du processus par lequel mon image de la société est représentée à mes sens afin d’y donner un sens. Les valeurs à cet égard sont porteuses de sens. En voici quelques-unes.
· La conquête de la citoyenneté est un état d’esprit et une discipline de vie qui consiste à assumer sa part de responsabilité dans la gestion de la société, et ce, à des niveaux différents comme au plan familial, de la communauté, de l’entreprise.
· La démocratie
· Les droits de l’homme
· L’émancipation et la responsabilité; l’homme doit travailler à conquérir son émancipation et à devenir autonome face à lui-même. L’aspiration, à plus de liberté, à plus de liberté de pensée; la liberté d’expression, la liberté du libre examen, est intimement liée au concept de responsabilité.
· L’humanisme est à mon avis un des fondements de la laïcité qui recherche l’autre libre, heureux et épanoui. L’humanisme laisse les possibilités de cohabitation intactes entre des hommes différents qui tiennent à leur différence. Certains principes nous suggèrent des pistes comme : les intérêts et le respect de l’homme d’abord et le droit à la différence qui est une source d’enrichissement. L’humanisme moderne est formé de l’apport de nombreuses traditions différentes notamment la philosophie des lumières, du christianisme, le judaïsme, la Grèce antique, l’islam.
· Le libre examen donne les outils nécessaires pour combattre les formes de discriminations et implique l’affirmation d’un devoir de procéder à la remise en question des idées reçues, celles qui sont ancrées en soi, celles de la bonne conscience et du préjugé. Il demeure la préoccupation de renouveler les idées et il prépare à une action éclairée par la réflexion sur les fins et les moyens en toute responsabilité.
· Le civisme responsable qui débouche sur la lutte contre la censure et toute discrimination comme la xénophobie ou le racisme, l’homophobie.
· Le refus de l’exclusion
· Le respect de la diversité valorise les différences considérées comme enrichissantes pour le patrimoine collectif pourvu que ces différences ne portent pas atteinte à l’intégrité des autres personnes et au droit à l’émancipation des hommes. La valeur du respect est universelle. Elle place, chaque être humain, quelle que soit son origine, sa culture, sa religion, son milieu social, son rang dans la société, a des devoirs de respect envers l’autre.
Le respect mutuel
Le respect de la différence
Le respect du travail des autres
Le respect du mobilier urbain
Le respect sur la route
Le respect en famille
Le respect à l’école
· La solidarité
· La tolérance laïque qui est fondée sur le respect de l’homme et non sur la résignation ou encore l’indifférence. Elle consiste à respecter la personne de la partie adverse, et ce, même si l’on combat ses idées. Une société tolérante est une société pluraliste où coexistent des hommes et des femmes de cultures, de convictions, de conceptions de vies diverses. Une société tolérante c’est une société de débats permanents, de critiques, de controverses, d’échanges et d’affrontements intellectuels vigoureux. Aujourd’hui, la tolérance revient à disqualifier a priori ce qui est dissident ou non conformiste. Quel est son sens et sa portée? L’interprétation sociale d’aujourd’hui de la tolérance est le fait de s’abstenir d’interdire ou d’exiger quelque chose d’un groupe ou autre, alors qu’on le pourrait : la liberté qui résulte de ce fait. Enfin avec la tolérance : ma liberté s’arrête où commence celle des autres et qui justifie le regard qui se détourne au nom de l’idée que je ne dois pas me mêler des affaires des autres.
Je trouve que le droit de l’intolérance est absurde et barbare : c’est le droit des fauves, il est bien horrible, car les lions, les tigres déchirent que pour manger et nous, nous sommes exterminés pour des paragraphes!
· L’altérité est la reconnaissance de l’autre dans sa différence. Elle implique une relation laïque, accueillante qui s’associe au métissage des cultures comme source d’enrichissement et de paix. Elle est éloignée de la notion de tolérance. Elle témoigne de compréhension envers chacun. C’est au nom de l’altérité que la laïcité combat les discriminations. Le choc des personnalités, des cultures et des idées fait naître le débat. Ce choc débouche sur un progrès qui enrichit les partenaires sans que l’un ou l’autre perdent sa personnalité, son identité, ses racines, sa culture, ses convictions, et ce, dans un contexte même en apparence ou certains aspects peuvent se trouver assouplis, modifiés, bouleversés, anéantis ou affinés ou renforcés. Respecter l’autre ne veut pas dire respecter ses idées. Les idées sont faites pour être débattues, parfois combattues : elles ne sont pas faites pour être respectées. L’altérité met en évidence ceci : ma liberté s’étend au travers de celle des autres. Elle implique l’attention aux autres, le respect fondamental et voir l’ingérence dans les situations identifiées comme portant atteintes aux droits fondamentaux des hommes d’être eux-mêmes et chacun différent.
Je rêve de voir nos politiciens présentant un projet global avec une vision à long terme de société axé sur ses besoins et sur ceux de notre monde dont le moteur est les valeurs fondamentales pour le bien-être de tous. Un projet qui imprègne les citoyens d’une volonté de construire une société juste, progressiste, fraternelle, garante de dignité pour tous et qui assurera à chacun, chacune la liberté de pensée et d’expression et ce dans un contexte d’adhésion aux valeurs du libre examen et d’émancipation en toute citoyenneté. Une société qui valorise la liberté de conscience et de l’éthique. Une société qui va à la rencontre de l’autre où il n’y a pas de repli. Une société qui éduque à la démocratie, à l’altérité en donnant un sens à la vie des citoyens.
Ma représentation idéalisée de l’humanité, de la société future se heurte brutalement à ce qu’elle est présentement et si le présent est le présage de l’avenir, j’ai dans la gorge une grosse boule de peine et de peur. Le monde doit changer et cela urge. Car, mon rêve de voir les hommes heureux, épanouis, libres, n’est pas pour demain. Si chacun fait un effort pour changer, le monde finira par changer. Il est venu le temps de prendre conscience que le contexte de mondialisation implique une relation intime avec notre planète et avec ceux qui nous entourent. Les enjeux sont gigantesques, nous devrions cesser le mépris envers l’être humain pour le respect, nous devrions renoncer au paraître pour l’intériorité, nous devrions suppléer l’indifférence pour l’altruisme, nous devrions remplacer l’individualisme par la conscience collective, nous devrions transformer notre désir de l’accaparement pour le sens du partage.
Le jour où nous serons tous animés par ses valeurs, le monde sera beau, et nos cœurs remplis d’amour.
Moi, j’ai décidé de me raconter à la première personne, de réfléchir à ma guise, de fouiller dans mon histoire, dans ma mémoire, dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes délires. J’accepte de me dire et de me dédire comme d’étaler mes interrogations, mes croyances et mes doutes. La confrontation à la critique, aux interrogations, aux croyances et aux doutes des autres, permet de me découvrir.
Comment me soumettrai-je à une remise en question qui est la clé d’un mouvement/d’un changement, d’un devenir vers la liberté que je porte au fond de moi afin de conserver le être – soi-même pour le devenir soi-même?
La reformulation de ce questionnement au plan sociétal pourrait se formuler comme suit : la société québécoise doit se remettre en question, croire en elle, faire route ensemble et prendre les moyens pour affirmer ses valeurs propres dans une société laïque afin de conserver ses valeurs et devenir elle-même. L’affirmation de l’identité comme peuple passe par différentes étapes et un parallèle avec l’identité d’un individu peut aider pour la compréhension de cette démarche.
Concepts retenus sur l'identité:
· Ce par quoi un individu se place par rapport à ses valeurs et à son appartenance sociale.
· Sous l'angle de la psychosociologie, l'identité personnelle concerne en un sens restreint : que le sentiment d'identité est le fait que l'individu se perçoit le même, reste le même dans le temps et s'apparente au système de sentiments et de représentations par le quel le sujet se singularise.
· Selon le petit Robert (( l'identité est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même))
· Mon identité est ce qui me rend semblable à moi-même et différent des autres.
· Je me sens exister aussi bien en mes personnages (propriétés en propre à moi, dans les différentes fonctions exercées, dans les rôles sociaux qu'en mes actes de personnes ((la signification, les valeurs et l'orientation))
· Sous l'angle de l'anthropologie, l'identité est un concept qui permet de définir le résultat de l'activité de la construction du moi.
· L'identité est une synthèse du moi soumis à différentes aspirations et temporalités, à différentes stratégies et relations sociales.
· L’identité est un système de représentations, de sentiments et de stratégies organisés, pour la défense conservatrice de son objet qui est : l’être soi-même, mais également pour son contrôle, sa mobilisation projective et sa mobilité pour le devenir soi-même.
Une société à se faire connaître
· Que suis-je en tant que société ?
· Que suis-je comme société, inscrite dans une histoire, en tant que membre de telle culture à telle époque ?
· Qu’en est-il de mon caractère, de ma personnalité, de mon identité ?
· Que suis-je comme société singulière ?
· Qui suis-je de plus que la résultante de mes déterminations et de mes conditionnements?
· Suis-je une société libre?
· Suis-je conscient comme société ou puis-je devenir conscient de tout ce qui me détermine ?
La complexité de ces questions présente des obstacles à la quête de l’identité sociétale et elles me (la société) renvoient à celle de la connaissance elle-même.
En effet, si la postmodernité signifie la disparition de tout modèle de société où les acteurs sont tournés vers eux-mêmes, vers la satisfaction de leurs besoins narcissiques dans laquelle l’identité est fournie par ce que l’on consomme, plutôt, par ce que nous sommes, comme humain? Je me questionne sérieusement.
Si de plus elle renvoie à une société sans histoire, au sens où il n’y a plus de grands projets et où l’aliénation remplace toute perspective de développement des valeurs, je sens que cette société me fait vivre une crise profonde d’identité qui me secoue. Qui suis je comme être humain dans un contexte d’incertitude et parfois de désespoir ? Je me sens comme un adolescent hanté par une angoisse sans visage à qui on laisse en héritage un monde culturellement et physiquement délabré.
Les forêts sont dévastées, des espèces d’animaux disparaissent, notre environnement est marqué par le réchauffement de la planète, nos glaciers fondent, la nature se déchaîne. Les découvertes techniques et scientifiques ont libéré l’homme. Il vit plus vieux. Malgré ces avancées, le monde se détruit. Cet homme est brisé en autant de fragments qu’il existe de disciplines de la science. L’homme existe par sa pensée. Est-ce le caractère inachevé de la modernité?
Je me sens parfois dépassé dans ce monde. Je tente de consolider mon identité. Comme Québécois, je suis rescapé d’une vision du monde qui a été assujetti à la religion durant des décennies et incapable pour le moment d’y retourner, le souvenir nostalgique d’une sorte de paradis religieux de mon enfance n’en survit pas moins. Ma mère qui a 90 ans dit qu’elle a eu la chance de croire en la religion : sa vie a un sens, elle a une raison de vivre et sans doute de mourir.
Je suis dans une crise d’incertitude et en même temps d’espérance. C’est mon état d’esprit et mon état d’âme. Il me faut apprendre à vivre dans cette modernité. Je dois parvenir à mettre de côté un certain nombre de désillusions. La vie présente conduit mon esprit vers un futur de l’espoir, du rêve, mais sans pour autant me libérer des remords, des regrets et des nostalgies, c’est sans doute une blessure laissée par la rupture d’avec ma terre natale. Je cherche dans le ici- le maintenant la vraie vie et non ailleurs. Ainsi, je me rends compte que je suis ici et pas dans un autre temps que le présent. Je réalise que fuir en voulant récupérer mon passé et m’enchanter d’un futur qui n’est pas encore et qui ne sera peut-être jamais n’est pas moins futile.
Le regard, notamment, a évolué. Alors que dans le régime antique, le regard rayonne pour embrasser l’objet c’est-à-dire le saisir dans sa totalité par la pensée, par la vue et ainsi se fondre avec lui : aujourd’hui mon regard dépend d’interfaces qui me voilent le réel. En effet, je ne crée plus d’image dans ma tête, j’entre dans le show qui les rassemble. Le show me suggère l’idée et le modèle. Mon regard ne m’appartient plus, je n’en ai plus la responsabilité. La consommation d’images anesthésie mon sens de la réalité. Les universités misent sur la culture de la pensée abstraite qui éclipse la culture des sens. Je vois dans cette démarche une forme de subversion ( un renversement des valeurs établies) de la sensation humiliée comme la sensation auditive, olfactive, tactile, gustative, visuelle et remplace la perception, la représentation consciente d’un objet construit à partir des sensations que procurent les couleurs, l’odorat, la vue.
Les enjeux intergénérationnels.
Lorsque j’analyse les politiques sociales et les débats sur la société actuelle, je conclus qu’il n’est plus permis de penser et d’agir à long terme dans notre société, dans notre vie, car ce qu’on nous présente comme projet repose sur une élection. Les réponses aux problèmes de fond sont esquivées et les conflits s’exacerbent entre les générations et les autres. Dans ce contexte, chacun se protège et chacun ménage ses arrières. Il ne faut pas faire de vague.
Bref, les dimensions suivantes sont des moyens pour aider la société à grandir et à affirmer ses valeurs :
· le sens du partage versus l’accaparement/l’accumulation
· le respect de l’être humain versus le mépris
· l’intériorité(être) versus l’extériorité, l’apparence, le paraître
· la solidarité, l’altruisme versus l’individualisme, l’égoïsme, l’égotisme et l’indifférence.
· L’importance de développer notre conscience collective (individuelle) politique et citoyenne.
· L’émergence de nouveaux leaderships mérite nos encouragements.
· La tradition comme support au changement social.
Pistes à explorer
· la séparation de l’église et de l’état
· l’égalité des droits entre les hommes et les femmes
· l’obligation de respecter les règles des organismes
· le français comme langue au Québec
· le respect comme valeur principale pour l’enrichissement du patrimoine
· la synergie entre laïcité, les sources historiques et l’histoire du Québec
· l’altérité comme philosophie sociale dans le respect des autres
· l’humanisme comme fondement de la laïcité
· le libre examen comme outil pour combattre les discriminations
· révision et amendement à la Charte québécoise
· une loi sur (l’identité québécoise)
Gérard Cyr
Lachenaie, le 20 octobre 2007
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