Bateau, par Yvon Roy

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Hervé Fischer

Date: vendredi 02 novembre 2007 17:05



 
   
   
   
L'analogie faite ce soir à Saint-Georges par un étudiant de l'Université Laval entre le Québec et un beau bateau ne serait certes pas à dédaigner, et à considérer les nombreux aperçus qui nous ont été donnés par la Commission sur tant de désaccordements dits raisonnables, l'idée même d'un nouveau Queen Mary ou presque pour les citoyens de Québec ou d'ailleurs laisserait par contre encore beaucoup à désirer pour passer du rêve à la réalité, et à ne considérer que les brumes dans lesquelles il semble encore flotter, il est apparence qu'il faudra beaucoup d'ajustements tout autant que de rénovations comme de marées indicibles pour peut-être y arriver un jour. 
 
Un peu comme ces pays tels que la Hongrie qui s'élisent encore des amiraux par souci historique beaucoup plus que véridique, beaucoup de choses semblent malgré tout mériter d'être actualisées au Québec, dont les commissions scolaires justement, qui ressemblent aujourd'hui à autant de vieilles potiches de Sèvres que chacun conserve malgré tout ici ou là par souci culturel beaucoup plus que réel à vrai dire, et un peu à l'image de ces vieilles photos de matantes un peu guindées, mais déjà disparues depuis quelques générations à peine, le souhait à peine esquissé par la présente d'y ajouter quelques vidéos à peine impertinentes ne serait sans doute pas à dédaigner loin de là, si possible. 
 
Tout comme Henri IV qui avait finalement accepté de retrouver la paix en France suite à son Édit de Nantes en 1598, l'idée malheureuse de le révoquer par Louis XIV en 1685, avec toutes les complications que cela n'avait pas manqué d'occasionner par la suite, tant en Nouvelle-France qu'à Paris, laisse encore beaucoup à désirer sur ce qu'on appelait aussi des raccommodements dits raisonnables à cette époque, du moins en ce qui concerne ces précieuses écoles qui auront somme toute beaucoup plus contribué à l'Identité réelle plutôt que seulement rêvée des Québécois, d'autant plus que le ba-be-bi-bo-bu de nos garderies actuelles n'y serait sans doute pas suffisant selon toutes probabilités.
 
Oser croire que seulement quelques rapiéçages de bon aloi tant religieux que linguistiques seraient suffisants pour corriger toutes ces inadaptations devenues criantes, tout spécialement dans le milieu secondaire, pourraient disparaître avec seulement du bon français pour tout le monde, ou l'interdiction mur à mur de toute religion, serait certainement rêver en couleurs et sans aucun bateau assurément, et le mieux serait certainement de tenter d'y remédier de suite et dès maintenant.
 
La plupart des inajustements raisonnables ou pas dont on nous cause depuis quelques semaines sont justement à la source des inadaptations actuelles dans le milieu de l'enseignement, et s'il fallait attendre que les recommandations à venir ou souhaitées de cette commission prennent les mêmes voies de garage ou d'évitement que les réformes en cours tant au primaire qu'au secondaire, le pire serait sans doute à craindre à l'effet de pouvoir peut-être un jour les régler d'un seul trait de plume ou de décret.
 
Ce que l'expérience enseigne malheureusement, avec un taux actuel de décrochage dans les 30 %, qui n'est dû soit dit en passant ni à la langue ni à la religion comme telles, et contrairement à ce qu'on nous raconte encore et toujours comme autant de ces mantras à peine rationalisés qu'on nous ressasse jusqu'à plus que satiété depuis les tout débuts de ladite commission, dont ce n'est sans doute pas le mandat de parler de structures, mais bel et bien de constats sans plus pour le moment.
 
N'empêche que le fait de penser pouvoir arriver à résoudre tous ces problèmes d'écoles publiques, ou séparées, ou privées, sans réajustements de leurs normes particulières ou générales ne pourra se faire, peu importent les recommandations qui seront proposées à la fin de cette commission, si rien n'est changé dans la gestion de ces commissions scolaires plus précisément, et sur laquelle il faudra aussi se pencher pour compléter le tableau de ces nouveaux accordements raisonnables si possible, au risque de se retrouver à nouveau dans la même mare sémantique ou presque dans six ans à peine. 
 
Seul un nouveau bill omnibus, qui pourrait réorganiser tout à la fois tant les contenants que les contenus dans les secteurs primaire et secondaire de l'enseignement au Québec aurait quelques chances de succès à vrai dire, et c'est bien sur ce projet de réorganisation des commissions scolaires, tout autant que du mode de leurs élections devenues parfaitement inutiles, qu'il faudrait aussi plancher dès maintenant si on veut y donner une suite qui ne sera pas que raccommodages aléatoires ou à la pièce plutôt qu'une nouvelle vision globale ou générale du problème, tout comme des compléments de solutions qui pourront par la suite y être apportés.
 
Toutes ces anciennes structures scolaires qui coulent présentement à pic faute de direction appropriée ou de gestion mieux définie sont réellement à la source des problèmes récemment rencontrés en ce qui concerne la plupart des ces inadéquations qui ont conduit à la mise sur pied de cette commission, et tenter de remettre à flot ce gros bateau de l'Éducation qui donne beaucoup trop de la bande sans en modifier les structures internes et inadéquates actuelles serait certainement comme pagayer dans le grand vide juste pour le plaisir, c'est le moins qu'on puisse dire. 
 
C'est le grand boum dans l'Éducation des années soixante qui a donné naissance à la Révolution tranquille, et ce n'est qu'avec un nouveau pacte en ce domaine de la part de toutes les parties concernées que les petites chaloupes actuelles des commissions scolaires, dont la gauche des unes semble ignorer ce que fait la droite des autres, pourront se transformer en ce beau navire amiral de l'Identité sans lequel aucune rêverie ne saurait se matérialiser à court terme, au risque de devoir demeurer à quai pour longtemps encore. Voilà!  



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