Chez nous, par Yvon Roy, 24/10

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Hervé Fischer

Date: mercredi 24 octobre 2007 16:38



chez nous
 

Chez nous ou chez vous? La question devient de plus en plus récurrente à la CSAR, et à défaut de vouloir coraniser les citoyens d'Hérouxville à tout prix, qui semblent croire un peu naïvement que les limites aux codes de conduite des citoyens du Québec pourraient se limiter tout simplement à ces comportements assez flous de journalistes en goguette tout comme dans la plupart des hôtels de Montréal, l'idéal d'une toute petite cabane pour la pêche au poulamon comme modus vivendi pour eux risquerait certes de tasser beaucoup trop de gens pour presque rien en effet.
 
Si tant est que ce genre d'espace public tel que préconisé par les amateurs de sociologies postmodernes zoo autres pourrait très bien convenir tant aux Bérêts blancs d'une autre époque qu'aux amateurs d'Occupations doubles ou triples en ce qui concerne le devenir de tous nos enfants et petits-enfants, il reste cependant peu probable que ladite petite cabane laïque de la pêche au poulamon d'Hérouxville ou d'ailleurs  pourrait peut-être convenir de près ou de loin à tous ces nouveaux arrivants qui y descendraient par pleins bateaux dans le seul but de venir observer le paysage, ou du moins trinquer un bon petit coup juste pour le fun.
 
Il arrive parfois, pour ne pas dire bien souvent, tout spécialement aux alentours de certains Foums tout comme à Montréal, que les codes de conduite privés zoo publics d'Hérouxville ne tiennent vraiment plus la route, et faute d'escorte plus appropriée, la règle de ne pas y manger son voisin comme à Montréal ou ailleurs devrait sans doute y être aussi inclue pour faire bonne mesure tout comme par chez eux, c'est-à-dire les États.
 
Faute de festival au poulamon, ou peut-être de cheval blanc tout comme au beau Rapide-Blanc du Temps, la nostalgie des chansons Ouesternes ou même des danses de lignes pour vieilles matantes chromées toujours prêtes à se cultiver qui d'une articulation du genou ou quoi d'autre encore d'une ligne pas toujours à point risquerait probablement de tomber à l'eau pour presque rien, puisque ces plaques tectoniques d'autrefois dont il a aussi été question ce soir ne sont vraiment plus ce qu'elles étaient, étant donné que la publique semble de plus en plus pousser la privée par le haut l'air de rien et malgré tous ses maux.
 
Les touristes japonais auront-ils vraiment le goût de venir à Hérouxville pour la seule pêche au poulamon sans ces petits à-côtés disons culturels comme le rôti de veau ou les meringues aux bleuets qui seront toujours aux jouissifs comme le viagra de la santé tout aussi bien que les atacas du mieux-être? Et faute de salons de massages plus appropriés, ou du moins de bains d'algues réchauffants, ou quoi d'autre encore de masques aux concombres plus adéquats, il est bien certain que ni les Japonais, ni encore moins les geishas ne sauraient certes s'en satisfaire à moins d'un tout petit supplément d'âme qui pour quelques sous, parfois même quelques bisous, peuvent parfois ouvrir beaucoup d'horizons inespérés à condition de n'être pas complètement sourds évidemment.
 
Les touristes, tout autant que les immigrants par ailleurs, semblent bel et bien être la voie culturelle de l'avenir toute tracée pour les régions en effet, et faute de gérants d'estrades mieux garnies ou de têtes à Papineau plus délurées pour organiser tout ce beau monde comme il convient, il est fort probable que les régions du Québec, ou ce qui en reste de vraiment viable, n'auront bientôt plus d'autre choix que de venir s'accommoder veut veut pas dans les hôtels privés de Montréal à nouveau afin de mieux pouvoir jouir de la vie si possible, tout en demeurant des pratiquants du tai-chi strictement anonymes mais parfois ouverts sur le monde sans plus.
 
La philosophie de ladite petite cabane de la pêche au poulamon d'Hérouxville pouvant même s'appliquer, soit aux écoles, soit aux hôpitaux pour ménager un peu plus comme c'est présentement la tendance au Gouvernement, ni les unes, c'est-à-dire les citoyennes d'Hérouxville, ni les autres, c'est-à-dire les touristes de Montréal, n'auraient donc plus rien à rechigner puisque, d'une façon comme de l'autre, tout aussi bien les immigrants que les touristes étant finalement devenus strictement égaux sans plus eux aussi, tant les citoyens d'Hérouxville que ceux d'ailleurs n'auraient plus dès lors qu'à continuer leur petite pêche tranquille au poulamon pour le meilleur, c'est-à-dire Les Feux de la Passion, comme aussi pour le pire évidemment, c'est-à-dire ces Japonais du coin toujours polis mais souriants. Saké? Hi! Hi! Hi!
 
 



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