La STM augmente les tarifs des transports en commun - La CAM coûtera 63 $
Photo : Jacques Nadeau
Les usagers des transports en commun devront absorber une hausse de 2 $ de la CAM.
Les usagers des transports en commun de Montréal vont devoir encore une fois délier les cordons de leur bourse pour financer le manque à gagner de la Société de transport de Montréal (STM). À compter du 1er janvier, leur carte autobus-métro (CAM) doit en effet connaître une nouvelle augmentation de 2 $, passant de 61 à 63 $. Une hausse incontournable, selon la STM, qui «fait désordre» au lendemain de la Conférence de Montréal sur les changements climatiques, selon les défenseurs des transports en commun.
«Cette augmentation était prévisible, a commenté hier Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, un parti municipal à saveur écologiste. La population a de quoi être déçue. Les élus ne cessent de dire que le transport en commun doit être une priorité. Ils ont manqué la chance de le prouver aujourd'hui [hier].»
Selon les dirigeants de la STM, la hausse du tarif mensuel de 3,3 % — en dessous de l'indice des prix de transport (IPT), ont-ils plaidé — est justifiée par l'augmentation du budget de fonctionnement du transporteur urbain. Les dépenses de la société sont en effet en croissance en raison «des coûts de rémunération liés à l'indexation [des salaires] prévue aux conventions collectives et à l'impact des décisions législatives concernant l'équité salariale et le nouveau programme de congé parentaux», a expliqué Claude Dauphin, président du conseil d'administration de la STM en conférence de presse. Facture supplémentaire: 16,8 millions de dollars.
La hausse du prix du carburant (+30 %) et celle du nombre des déplacements en transport adapté sont aussi citées pour expliquer le nouvel «effort» financier demandé aux usagers.
Ces «dépenses incontournables» placent donc la STM dans une situation «préoccupante», ont avoué ses dirigeants hier. D'autant qu'ils attendent depuis maintenant quatre ans un nouveau cadre financier de Québec pour assurer le développement de la société. «Le gouvernement a l'obligation légale d'offrir aux sociétés de transport du Québec un nouveau cadre financier, a expliqué M. Dauphin. Ce que nous attendons toujours.» Malgré une aide supplémentaire de 10 millions provenant de la Ville de Montréal, la STM présente pour son budget 2006, un manque à gagner de 32 millions de dollars, pour des dépenses globales s'élevant à 864,4 millions.
«Encore une fois, ce sont les usagers qui doivent payer», s'est indignée hier Marilène Bergeron, spécialiste des questions de transports en commun chez Équiterre, un organisme qui milite pour des déplacements plus écologiques. «Nous nous opposons fermement à ces hausses de tarifs. Dans une logique de développement durable, le transport en commun a besoin d'être davantage utilisé. Et pour cela, il faut diminuer le coût pour les usagers, pas faire l'inverse.» Depuis 2002, les usagers ont connu des hausses de tarif de 26 %.
Tout comme la CAM, les autres titres de transport sont également logés à l'enseigne de la tarification grimpante pour 2006: 0,50 $ de plus pour une CAM hebdomadaire, 0,25 $ de plus pour la lisière de 6 billets, la CAM ou le billet à tarif réduit. Le paiement en espèce, à 2,50 $, reste lui inchangé... contrairement au mode de perception dans les autobus qui, dès le début de l'année, doit se mettre au goût du jour.
Progressivement, la STM va en effet équiper ses 1600 véhicules de nouvelles boîtes de perception électroniques en remplacement des boîtes manuelles datant «de plus de 100 ans», a expliqué Pierre Vandelac, directeur général de la société de transport. L'objectif est d'assurer la pleine perception du coût du transport. Chose que le traitement actuel des petites pièces ne peut garantir. La société espère ainsi mettre la main sur 3,8 millions de dollars en 2006 et sur 6,6 millions les années suivantes.
Au chapitre des améliorations du service, la STM a annoncé également d'autres couleurs pour la nouvelle année fiscale: rénovation des voitures MR-73 du métro pour offrir plus «d'espace et de confort», augmentation significative du nombre de caméras dans le métro, mais aussi implantation de nouveaux feux de circulation pour des voies prioritaires d'autobus. La société a annoncé aussi l'ajout de 21 000 heures de service dans son réseau d'autobus, principalement à Pointe-aux-Trembles et dans le secteur Bois-Franc-Saint-Laurent.
«Cette augmentation était prévisible, a commenté hier Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, un parti municipal à saveur écologiste. La population a de quoi être déçue. Les élus ne cessent de dire que le transport en commun doit être une priorité. Ils ont manqué la chance de le prouver aujourd'hui [hier].»
Selon les dirigeants de la STM, la hausse du tarif mensuel de 3,3 % — en dessous de l'indice des prix de transport (IPT), ont-ils plaidé — est justifiée par l'augmentation du budget de fonctionnement du transporteur urbain. Les dépenses de la société sont en effet en croissance en raison «des coûts de rémunération liés à l'indexation [des salaires] prévue aux conventions collectives et à l'impact des décisions législatives concernant l'équité salariale et le nouveau programme de congé parentaux», a expliqué Claude Dauphin, président du conseil d'administration de la STM en conférence de presse. Facture supplémentaire: 16,8 millions de dollars.
La hausse du prix du carburant (+30 %) et celle du nombre des déplacements en transport adapté sont aussi citées pour expliquer le nouvel «effort» financier demandé aux usagers.
Ces «dépenses incontournables» placent donc la STM dans une situation «préoccupante», ont avoué ses dirigeants hier. D'autant qu'ils attendent depuis maintenant quatre ans un nouveau cadre financier de Québec pour assurer le développement de la société. «Le gouvernement a l'obligation légale d'offrir aux sociétés de transport du Québec un nouveau cadre financier, a expliqué M. Dauphin. Ce que nous attendons toujours.» Malgré une aide supplémentaire de 10 millions provenant de la Ville de Montréal, la STM présente pour son budget 2006, un manque à gagner de 32 millions de dollars, pour des dépenses globales s'élevant à 864,4 millions.
«Encore une fois, ce sont les usagers qui doivent payer», s'est indignée hier Marilène Bergeron, spécialiste des questions de transports en commun chez Équiterre, un organisme qui milite pour des déplacements plus écologiques. «Nous nous opposons fermement à ces hausses de tarifs. Dans une logique de développement durable, le transport en commun a besoin d'être davantage utilisé. Et pour cela, il faut diminuer le coût pour les usagers, pas faire l'inverse.» Depuis 2002, les usagers ont connu des hausses de tarif de 26 %.
Tout comme la CAM, les autres titres de transport sont également logés à l'enseigne de la tarification grimpante pour 2006: 0,50 $ de plus pour une CAM hebdomadaire, 0,25 $ de plus pour la lisière de 6 billets, la CAM ou le billet à tarif réduit. Le paiement en espèce, à 2,50 $, reste lui inchangé... contrairement au mode de perception dans les autobus qui, dès le début de l'année, doit se mettre au goût du jour.
Progressivement, la STM va en effet équiper ses 1600 véhicules de nouvelles boîtes de perception électroniques en remplacement des boîtes manuelles datant «de plus de 100 ans», a expliqué Pierre Vandelac, directeur général de la société de transport. L'objectif est d'assurer la pleine perception du coût du transport. Chose que le traitement actuel des petites pièces ne peut garantir. La société espère ainsi mettre la main sur 3,8 millions de dollars en 2006 et sur 6,6 millions les années suivantes.
Au chapitre des améliorations du service, la STM a annoncé également d'autres couleurs pour la nouvelle année fiscale: rénovation des voitures MR-73 du métro pour offrir plus «d'espace et de confort», augmentation significative du nombre de caméras dans le métro, mais aussi implantation de nouveaux feux de circulation pour des voies prioritaires d'autobus. La société a annoncé aussi l'ajout de 21 000 heures de service dans son réseau d'autobus, principalement à Pointe-aux-Trembles et dans le secteur Bois-Franc-Saint-Laurent.
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