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Les syndiqués de Renaud-Bray rejettent la dernière offre à 53 %

Fabien Deglise   12 décembre 2005  Actualités en société
La page sur le conflit n'a pas été tournée. Les 350 disquaires, libraires, commis et caissiers des 11 librairies Renaud-Bray en grève depuis le 1er décembre dernier ont rejeté dans une proportion de 53 % la dernière offre de la partie patronale lors d'une assemblée générale tenue hier à Montréal.

Cette majorité claire laisse présager toutefois que les grévistes et la direction de l'entreprise ne «sont pas si loin que ça d'une entente», a expliqué au Devoir Patrick Rondeau, président du syndicat des employés de l'empire de la distribution de livres, CD, DVD et objets de décoration.

«Nous allons chercher à nouveau un règlement négocié, a-t-il déclaré hier au terme de la rencontre dans un centre communautaire de l'est de la ville. Demain matin [ce matin], nous allons rappeler le conciliateur pour nous remettre au travail rapidement.»

Avec des augmentations de salaire de 2 % par année pour les quatre prochaines années, l'offre qualifiée de «finale» plus tôt cette semaine par la direction de Renaud-Bray n'a visiblement pas fait l'unanimité chez les employés des onze succursales en grève générale illimitée. Ils réclament plutôt une majoration du salaire d'embauche de 1,50 $ l'heure, fixé actuellement à 8,40 $, ainsi qu'une augmentation des salaires de 5 % par an pour les trois prochaines années.

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2004, les 350 syndiqués ont déclenché la grève il y a plus de 10 jours au lendemain de la levée d'un lock-out décrété par l'employeur fin novembre. L'amélioration des conditions de travail par une hausse des salaires est au coeur du conflit.

Cette grève touche moins de la moitié des succursales et plus du tiers des 1000 employés de la chaîne de librairies Renaud-Bray. Contactée par Le Devoir en fin de journée hier, la direction de l'entreprise n'a pas souhaité commenter le résultat du vote faute d'avoir «pris connaissance des détails» du vote syndical, a expliqué Denise Courteau, porte-parole du libraire.
 
 
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