Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?

    Jouer en apprenant

    3 décembre 2005 |Lio Kiefer | Actualités en société
    À la période des Fêtes, on trouve dans beaucoup d'échoppes vouées aux achats de première ou de dernière minute une multitude de jeux dits éducatifs. Enseigner à l'enfant qu'il est ou que nous sommes encore des morceaux de connaissances tout en s'amusant, jouer en apprenant: le défi est colossal.

    En parcourant les avenues d'Internet, je suis tombé sur des milliers de sites consacrés aux jeux éducatifs, gratuits, payants, vraiment éducatifs, complètement subversifs, parfaitement subjectifs. Et sur une phrase qui pose la question: «Le "jeu éducatif" est-il un jeu qui affiche des intentions pédagogiques et peut-il permettre l'exercice des compétences et des savoirs dans un cadre scolaire ou non?»

    On continuait ainsi au sujet de la recherche du jeu idéal: «On ne saurait pour autant se satisfaire d'une définition "industrielle" du jeu éducatif. Le jeu étant transposition métaphorique du monde, une forme de fiction intelligente, il est un outil possible d'explication de la réalité. Dans cette opération de transposition, ce sont les valeurs, morales ou scientifiques, les fonctionnements et les systèmes qui sont mis en jeu, plus que les connaissances et leur exactitude.»

    Ouf!

    Compliqué lorsqu'on se trouve dans les allées d'une pharmacie ou d'une grande surface de boîtes empilées! On reprenait ainsi en ce qui a trait à la conscience: «Tout jeu est donc susceptible d'altérer la valeur scientifique des contenus. C'est ce qui rend le jeu si dangereux du point de vue de l'acquisition de savoirs nouveaux. Ce danger est d'autant plus évident que la plupart des compétences et des savoirs nécessaires à la conduite du jeu sont des préalables au jeu. Le jeu entraîne plus qu'il n'apprend. Et faire jouer à un jeu d'addition un enfant qui ne sait pas compter, au mieux, ne présente aucun intérêt, au pire met en péril la poursuite de l'apprentissage.» (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeux#

    Le_jeu_.C3.A9ducatif)

    C'est donc avec une certaine fébrilité que je tiens dans ma main droite une boîte en fer contenant 140 mémofiches et un mini-globe terrestre pour découvrir le monde à travers Géo Ado, présenté par les Éditions Dakota et qui donne pour chaque fiche des pays présentés des renseignements faciles à retenir comme la capitale, la monnaie, les langues officielles, la superficie et le nombre d'habitants, sans compter des icônes représentant les rubriques suivantes: «Clin d'oeil», qui offre une donnée géographique ou culturelle qui représente le mieux le pays, et «Signes particuliers», qui attire l'attention sur un aspect surprenant de la société visitée. La bougie représente la religion tandis que «Zoom» permet de plonger au coeur de la culture en prenant par exemple les habitudes d'enfants locaux ou des pratiques médiatiques ou touristiques.

    Enfin, la rubrique «Quiz» teste les connaissances de l'enfant sur les animaux, les coutumes ou l'histoire du pays. On apprend par exemple que les sabots étaient populaires en Hollande parce que les paysans voulaient se protéger de l'humidité ambiante et qu'il y a 40 000 couples de cigognes qui vivent en Pologne. C'est mignon mignon, mais on n'y trouve aucune donnée sur les droits de l'homme, de sa compagne et de ses enfants. À partir de neuf ans, peut-on sur la boîte.

    Aussi, dans la main gauche, Big Bang, un monde d'expressions pour les dix ans et plus. Ou comment déchiffrer, compléter, former, combiner ou inventer des proverbes ou expressions (1000) connus et méconnus. On peut jouer en voyage, au coin du feu, dans le lit, et se donner des indices avec un mot. Exemple: avec le mot «monde», quelle est l'expression qui parle de l'homme de la rue? Réponse: M. Tout-le-monde.

    Des cartes à gratter, un sablier et un dé font partie de cet ensemble qui fait aussi dans la recherche d'une expression à partir d'une illustration, par exemple «être suspendu aux lèvres» (deux mains, une bouche). Par contre, je n'ai toujours pas compris le titre: Big Bang.

    J'ai continué sur Internet et suis tombé sur des jeux muséaux gratuits.

    Sur le site du Musée de la civilisation, deux jeux. D'abord, Fantômes au musée: dans un musée virtuel hanté, les fantômes du grenier ont vidé les expositions de leurs artéfacts. Ensuite, Jeux d'opinion: deux jeux multimédias pour développer votre esprit critique à l'égard de la démocratie (http://www.mcq.org).

    Pour s'amuser sur le site du Musée virtuel du Canada en évitant les histoires de guerre et de tanks, il y a des jeux sur les musiques du monde, le cosmos et des chasses au trésor dans les musées canadiens (http://www.museevirtuel.ca).

    Collaborateur du Devoir
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel