Front commun CSN-FTQ - Trois autres jours de grève
Les syndicats espèrent éviter l'adoption d'une loi spéciale
22 novembre 2005
Actualités en société
Québec — Espérant éviter une loi spéciale, les 200 000 syndiqués du Front commun CSN-FTQ tiendront trois jours de grève supplémentaires d'ici au 15 décembre, date butoir fixée par le gouvernement pour conclure une entente négociée avec les employés du secteur public.
«Par expérience, je peux vous dire que les règlements se négocient généralement à la toute dernière minute. Les dernières heures [avant le 15 décembre] seront cruciales», a commenté le coordonnateur de la négociation pour la FTQ, Daniel Boyer, lors d'un entretien accordé à la Presse Canadienne.
Dans l'espoir de faire fléchir la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, le front commun CSN-FTQ promet de maintenir la pression jusqu'à la toute dernière minute de l'ultimatum du 15 décembre.
Ainsi du 23 novembre au 2 décembre, toutes les régions du Québec seront touchées par une deuxième série de grèves tournantes, perturbant les secteurs de la santé et de l'éducation. Puis, deux autres jours de débrayages, vraisemblablement consécutifs ceux-là, se tiendront d'ici à la mi-décembre, a indiqué M. Boyer.
«On espère mettre suffisamment de pression sur le gouvernement pour qu'il négocie plus sérieusement. Nous sommes prêts à négocier jour et nuit s'il le faut», a-t-il dit.
Malgré le fossé qui sépare les parties sur la question salariale, le Front commun espère éviter un coup de force du gouvernement.
De fait, M. Boyer, refuse de se laisser distraire par la perspective d'un éventuel décret établissant les conditions de travail des employés du secteur public.
«Il reste encore beaucoup de temps pour conclure une entente, trois ou quatre bonnes semaines de négociations à venir», a-t-il fait valoir.
Jusqu'à maintenant cependant, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, est restée inflexible. Elle propose aux syndiqués une bonification globale de 12,6 % sur six ans, équité salariale comprise.
De son côté, la partie syndicale exige 13,5 % sur cinq ans uniquement pour les salaires, refusant d'aborder le dossier de l'équité salariale dans la présente négociation. L'écart entre l'offre et la demande est pratiquement du simple au double.
Mais le dialogue n'est pas rompu pour autant. L'épineuse question des salaires sera abordée pour une première fois depuis le mois d'août, aujourd'hui à Québec, par les négociateurs patronaux et syndicaux.
Une rencontre attendue certes, mais aucun déblocage en vue, a prévenu M. Boyer.
«On ne s'attend pas à un déblocage. J'imagine que l'on va se faire signifier le même refus que d'habitude sur les salaires. On va surtout parler des primes, des droits parentaux et du régime de retraite», a-t-il précisé.
«Par expérience, je peux vous dire que les règlements se négocient généralement à la toute dernière minute. Les dernières heures [avant le 15 décembre] seront cruciales», a commenté le coordonnateur de la négociation pour la FTQ, Daniel Boyer, lors d'un entretien accordé à la Presse Canadienne.
Dans l'espoir de faire fléchir la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, le front commun CSN-FTQ promet de maintenir la pression jusqu'à la toute dernière minute de l'ultimatum du 15 décembre.
Ainsi du 23 novembre au 2 décembre, toutes les régions du Québec seront touchées par une deuxième série de grèves tournantes, perturbant les secteurs de la santé et de l'éducation. Puis, deux autres jours de débrayages, vraisemblablement consécutifs ceux-là, se tiendront d'ici à la mi-décembre, a indiqué M. Boyer.
«On espère mettre suffisamment de pression sur le gouvernement pour qu'il négocie plus sérieusement. Nous sommes prêts à négocier jour et nuit s'il le faut», a-t-il dit.
Malgré le fossé qui sépare les parties sur la question salariale, le Front commun espère éviter un coup de force du gouvernement.
De fait, M. Boyer, refuse de se laisser distraire par la perspective d'un éventuel décret établissant les conditions de travail des employés du secteur public.
«Il reste encore beaucoup de temps pour conclure une entente, trois ou quatre bonnes semaines de négociations à venir», a-t-il fait valoir.
Jusqu'à maintenant cependant, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, est restée inflexible. Elle propose aux syndiqués une bonification globale de 12,6 % sur six ans, équité salariale comprise.
De son côté, la partie syndicale exige 13,5 % sur cinq ans uniquement pour les salaires, refusant d'aborder le dossier de l'équité salariale dans la présente négociation. L'écart entre l'offre et la demande est pratiquement du simple au double.
Mais le dialogue n'est pas rompu pour autant. L'épineuse question des salaires sera abordée pour une première fois depuis le mois d'août, aujourd'hui à Québec, par les négociateurs patronaux et syndicaux.
Une rencontre attendue certes, mais aucun déblocage en vue, a prévenu M. Boyer.
«On ne s'attend pas à un déblocage. J'imagine que l'on va se faire signifier le même refus que d'habitude sur les salaires. On va surtout parler des primes, des droits parentaux et du régime de retraite», a-t-il précisé.
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