Habitation - Avoir 50 ans... et un nouveau logement!
Les jeunes générations auront encore plus motif à tirer à boulets rouges sur les générations qui les précèdent. Non seulement celles-ci dépensent-elles à répétition dans l'achat de téléviseurs, d'ordinateurs, de cinémas maison et de gadgets de tout ordre pour équiper ces salles de séjour ou de bain et ces cuisines de plus en plus «performantes» (sans parler de tous les «spas» et autres produits de luxe pour l'extérieur), mais voilà que les cinquantenaires et les futurs retraités de la soixantaine deviennent des concurrents dans le marché immobilier.
Il est toujours courant de voir les promoteurs immobiliers annoncer de nouveaux projets. Ainsi, des villes comme Saint-Jean-sur-Richelieu ou Saint-Jérôme seront bientôt intégrées à la grande banlieue montréalaise non seulement par des autoroutes (Saint-Esprit le sera même doublement avec le prolongement prévu de la 25), mais aussi par une succession de zones résidentielles: à Sainte-Thérèse, Laprairie, Mascouche ou Rosemère, il n'y aura bientôt plus une seule «terre» à vendre. (Pour comprendre le phénomène, il suffit de jeter un regard vers les États-Unis où il est admis que, sur tout le territoire de l'État du New-Jersey, il n'y a déjà plus de secteur constructible!)
Essoufflement?
Malgré ces nouveaux projets — comme à Montréal où les nouvelles constructions feront bientôt perdre à la ville son statut de «ville bombardée» —, le marché de la construction s'essouffle. Lors de sa conférence annuelle sur l'évolution du marché, la Société canadienne d'hypothèque et de logement, la SCHL, prévoyait, après un recul de 14 % dans le nombre de mises en chantier pour l'année en cours, une autre baisse du même ordre pour l'année prochaine.
Morosité? Hausse prévisible des taux hypothécaires? Surabondance de l'offre? Il y a un peu de tout cela, selon les experts. Mais dans la foulée des statistiques, il en est une qui dénote une nouvelle tendance: dans le marché locatif, 60 % des nouveaux projets en banlieue montréalaise — qu'elle soit au nord ou au sud — sont destinés à des résidences pour personnes âgées. Est-ce à dire que, à la retraite, on se confine dans un logement de taille réduite pour profiter en retour de services communautaires? Pas sûr.
Relance?
Après un temps où les constructeurs voyaient l'avenir passer par l'érection de maisons unifamiliales, souvent de plus en plus énormes, sur des terrains dont les dimensions s'amenuisent sans cesse, une dernière vague semble démontrer que le condominium a désormais la cote dans les zones urbaines. Et qui achète ces espaces dont le coût atteint souvent 3000 $ du mètre carré? Une personne qui a accès à une forte mise de fonds pour effectuer son premier versement.
Aussi, il ne faut pas se surprendre de constater que le marché de la revente demeure fort actif en territoire québécois. Et à voir aussi le nombre de nouvelles constructions luxueuses, tant au centre-ville dans les grandes tours qu'en banlieue dans des zones vertes aménagées pour recevoir des espaces multiservices, il est possible de se dire que le secteur immobilier poursuivra sur sa lancée. Il sera soutenu par ces gens qui, après une vie de «famille», envisagent un avenir en «couple» dans des habitations moins grandes, dégagés aussi de ces besoins d'entretien qui vont du remplacement de la tuile qui se soulève au pelletage de la neige en hiver et à la tonte de la pelouse en été.
Les jeunes devront-ils se plaindre de ce mouvement qui fait que, même plus vieux, leurs «ancêtres» trouvent encore le moyen de dépenser? Ils devraient toutefois se souvenir que tous les «Tanguy» de ce monde ont bien profité de ces chambres et autres zones suréquipées en objets électroniques de toute nature et que, bientôt, ils auront accès à ces grandes résidences dont le prix à la revente ne cessera d'augmenter, si les prévisions se maintiennent, de façon exponentielle.
Il faut aussi se souvenir qu'un marché immobilier en santé est fort bon pour l'économie: un emploi en construction ou en rénovation intéresse-t-il celui ou celle qui veut se donner le moyen de s'offrir à lui-même, ou à sa future famille, une maison qui soit à la taille de celle qu'il a connue, ou rêvée?
Il est toujours courant de voir les promoteurs immobiliers annoncer de nouveaux projets. Ainsi, des villes comme Saint-Jean-sur-Richelieu ou Saint-Jérôme seront bientôt intégrées à la grande banlieue montréalaise non seulement par des autoroutes (Saint-Esprit le sera même doublement avec le prolongement prévu de la 25), mais aussi par une succession de zones résidentielles: à Sainte-Thérèse, Laprairie, Mascouche ou Rosemère, il n'y aura bientôt plus une seule «terre» à vendre. (Pour comprendre le phénomène, il suffit de jeter un regard vers les États-Unis où il est admis que, sur tout le territoire de l'État du New-Jersey, il n'y a déjà plus de secteur constructible!)
Essoufflement?
Malgré ces nouveaux projets — comme à Montréal où les nouvelles constructions feront bientôt perdre à la ville son statut de «ville bombardée» —, le marché de la construction s'essouffle. Lors de sa conférence annuelle sur l'évolution du marché, la Société canadienne d'hypothèque et de logement, la SCHL, prévoyait, après un recul de 14 % dans le nombre de mises en chantier pour l'année en cours, une autre baisse du même ordre pour l'année prochaine.
Morosité? Hausse prévisible des taux hypothécaires? Surabondance de l'offre? Il y a un peu de tout cela, selon les experts. Mais dans la foulée des statistiques, il en est une qui dénote une nouvelle tendance: dans le marché locatif, 60 % des nouveaux projets en banlieue montréalaise — qu'elle soit au nord ou au sud — sont destinés à des résidences pour personnes âgées. Est-ce à dire que, à la retraite, on se confine dans un logement de taille réduite pour profiter en retour de services communautaires? Pas sûr.
Relance?
Après un temps où les constructeurs voyaient l'avenir passer par l'érection de maisons unifamiliales, souvent de plus en plus énormes, sur des terrains dont les dimensions s'amenuisent sans cesse, une dernière vague semble démontrer que le condominium a désormais la cote dans les zones urbaines. Et qui achète ces espaces dont le coût atteint souvent 3000 $ du mètre carré? Une personne qui a accès à une forte mise de fonds pour effectuer son premier versement.
Aussi, il ne faut pas se surprendre de constater que le marché de la revente demeure fort actif en territoire québécois. Et à voir aussi le nombre de nouvelles constructions luxueuses, tant au centre-ville dans les grandes tours qu'en banlieue dans des zones vertes aménagées pour recevoir des espaces multiservices, il est possible de se dire que le secteur immobilier poursuivra sur sa lancée. Il sera soutenu par ces gens qui, après une vie de «famille», envisagent un avenir en «couple» dans des habitations moins grandes, dégagés aussi de ces besoins d'entretien qui vont du remplacement de la tuile qui se soulève au pelletage de la neige en hiver et à la tonte de la pelouse en été.
Les jeunes devront-ils se plaindre de ce mouvement qui fait que, même plus vieux, leurs «ancêtres» trouvent encore le moyen de dépenser? Ils devraient toutefois se souvenir que tous les «Tanguy» de ce monde ont bien profité de ces chambres et autres zones suréquipées en objets électroniques de toute nature et que, bientôt, ils auront accès à ces grandes résidences dont le prix à la revente ne cessera d'augmenter, si les prévisions se maintiennent, de façon exponentielle.
Il faut aussi se souvenir qu'un marché immobilier en santé est fort bon pour l'économie: un emploi en construction ou en rénovation intéresse-t-il celui ou celle qui veut se donner le moyen de s'offrir à lui-même, ou à sa future famille, une maison qui soit à la taille de celle qu'il a connue, ou rêvée?
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