Selon le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM) - La réforme Théberge coûtera 90 millions
À deux jours du début des travaux de la commission parlementaire qui se penchera sur le projet de loi 124, le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM) présente à la ministre Carole Théberge un document portant sur les coûts de la réforme proposée concernant le volet du milieu familial, lesquels totaliseraient 90 millions.
Dans un local rempli, en très grande majorité de femmes, dont un certain nombre de mères avec leurs bébés, les représentantes des centres de petite enfance (CPE) de la Montérégie ont parlé avec des chiffres, en plus de reprocher à la ministre de ne pas vouloir les rencontrer et d'agir de façon anti-démocratique en procédant en toute vitesse au dépôt de ce projet de loi qui, au demeurant, n'aurait pas été nécessaire, puisqu'il aurait suffi d'une correction administrative pour régler le problème des dépassements de coûts.
Quoi qu'il en soit, on a surtout cherché à démontrer que le gouvernement Charest n'avait pas pris en compte en proposant une telle réforme toutes les dépenses que celle-ci entraînera. Tout d'abord, malgré le retrait du volet familial du réseau des CPE, il restera des dépenses non financées à assumer par les CPE pour des immobilisations et des baux. Une place pour un enfant en CPE coûte en moyenne 340 $. Or il y a 93 000 places, ce qui représente 31,6 millions, ce à quoi il faut ajouter des intérêts sur hypothèque totalisant 11,15 millions.
Bref, il y aurait là des coûts de 42,7 millions que devraient assumer les CPE sur une période de 10 ans. Les CPE devraient assumer en plus des frais d'entretien et de réparations de 316 000 $. Ils devraient aussi continuer à assumer les dépenses d'accréditation des responsables d'un service de garde en milieu familial pour un montant de 4,6 millions.
Les indemnités de départ du personnel pédagogique seraient de l'ordre de 2,7 millions. En somme, on en est jusque-là rendu à un total de 50 millions.
Mais, il faut aussi penser à des coûts de 15,67 millions pour l'assurance-emploi puisque environ 750 personnes perdraient leur emploi. Les représentants de CPE pensent qu'il n'y aurait place dans la nouvelle structure proposée par la ministre que pour une centaine de personnes.
Autres frais
Pour assurer la coordination des garderies familiales, on créerait, en vertu de la nouvelle loi 130, bureaux coordonnateurs dont l'installation entraînerait des coûts de 31,6 millions en construction, agrandissement ou location. À cela s'ajouteraient d'autres frais pour l'analyse et le classement de 14 440 dossiers des responsables en service de garde, visites de chaque milieu et réaccréditation de ces responsables, ce qui porterait le coût total de l'installation des nouveaux bureaux à 40 millions.
En résumé, la réforme laisserait d'une part les CPE actuels avec une facture de 50 millions pour des dépenses qu'ils assument déjà et qui resteraient à leur charge. D'autre part, il faudrait investir 40 millions pour mettre en place la nouvelle infrastructure de bureaux coordonnateurs. Mme Théberge a soutenu, en présentant son projet de loi, que les changements pourraient générer des économies de 50 millions par année.
Le RCPEM rétorque qu'il s'agit d'un curieux raisonnement, puisque le coût de la réforme serait de 90 millions, dont une partie devrait être assumée par les CPE, qui sont des organisations autonomes à but non lucratif chapeautées par des conseils d'administration dont font partie des parents, ce qui ne serait plus le cas avec les bureaux coordonnateurs.
«La ministre nous traite comme si nous étions la bibitte à abattre», a conclu Nathalie Charbonneau, directrice générale du RCPEM.
Dans un local rempli, en très grande majorité de femmes, dont un certain nombre de mères avec leurs bébés, les représentantes des centres de petite enfance (CPE) de la Montérégie ont parlé avec des chiffres, en plus de reprocher à la ministre de ne pas vouloir les rencontrer et d'agir de façon anti-démocratique en procédant en toute vitesse au dépôt de ce projet de loi qui, au demeurant, n'aurait pas été nécessaire, puisqu'il aurait suffi d'une correction administrative pour régler le problème des dépassements de coûts.
Quoi qu'il en soit, on a surtout cherché à démontrer que le gouvernement Charest n'avait pas pris en compte en proposant une telle réforme toutes les dépenses que celle-ci entraînera. Tout d'abord, malgré le retrait du volet familial du réseau des CPE, il restera des dépenses non financées à assumer par les CPE pour des immobilisations et des baux. Une place pour un enfant en CPE coûte en moyenne 340 $. Or il y a 93 000 places, ce qui représente 31,6 millions, ce à quoi il faut ajouter des intérêts sur hypothèque totalisant 11,15 millions.
Bref, il y aurait là des coûts de 42,7 millions que devraient assumer les CPE sur une période de 10 ans. Les CPE devraient assumer en plus des frais d'entretien et de réparations de 316 000 $. Ils devraient aussi continuer à assumer les dépenses d'accréditation des responsables d'un service de garde en milieu familial pour un montant de 4,6 millions.
Les indemnités de départ du personnel pédagogique seraient de l'ordre de 2,7 millions. En somme, on en est jusque-là rendu à un total de 50 millions.
Mais, il faut aussi penser à des coûts de 15,67 millions pour l'assurance-emploi puisque environ 750 personnes perdraient leur emploi. Les représentants de CPE pensent qu'il n'y aurait place dans la nouvelle structure proposée par la ministre que pour une centaine de personnes.
Autres frais
Pour assurer la coordination des garderies familiales, on créerait, en vertu de la nouvelle loi 130, bureaux coordonnateurs dont l'installation entraînerait des coûts de 31,6 millions en construction, agrandissement ou location. À cela s'ajouteraient d'autres frais pour l'analyse et le classement de 14 440 dossiers des responsables en service de garde, visites de chaque milieu et réaccréditation de ces responsables, ce qui porterait le coût total de l'installation des nouveaux bureaux à 40 millions.
En résumé, la réforme laisserait d'une part les CPE actuels avec une facture de 50 millions pour des dépenses qu'ils assument déjà et qui resteraient à leur charge. D'autre part, il faudrait investir 40 millions pour mettre en place la nouvelle infrastructure de bureaux coordonnateurs. Mme Théberge a soutenu, en présentant son projet de loi, que les changements pourraient générer des économies de 50 millions par année.
Le RCPEM rétorque qu'il s'agit d'un curieux raisonnement, puisque le coût de la réforme serait de 90 millions, dont une partie devrait être assumée par les CPE, qui sont des organisations autonomes à but non lucratif chapeautées par des conseils d'administration dont font partie des parents, ce qui ne serait plus le cas avec les bureaux coordonnateurs.
«La ministre nous traite comme si nous étions la bibitte à abattre», a conclu Nathalie Charbonneau, directrice générale du RCPEM.
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