Montréal - Des jeunes viennent en aide à la Mission Old Brewery
Une quinzaine de groupes étudiants et d'organismes jeunesse lancent un appel aux gouvernements
Photo : Jacques Nadeau
Le directeur général du refuge Mission Old Brewery, James Hughes (à droite), explique aux jeunes représentants des organismes jeunesse que le manque de financement menace les services offerts. Le déficit du plus grand refuge pour hommes au Québec s
Préoccupés par la situation financière précaire de la Mission Old Brewery, une quinzaine de groupes étudiants et d'organismes jeunesse se sont mobilisés pour venir en aide au refuge. Ils étaient une trentaine de jeunes hier venus servir des repas et remettre à l'organisme les 1900 dollars recueillis lors d'une campagne de financement éclair.
Au-delà de ce geste symbolique, les représentants de la jeunesse tenaient d'abord à se tourner vers les élus «pour qu'ils fassent leur part». «Nous lançons un message aux élus de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec et nous leurs montrons le type de société que nous voulons pour demain, une société où la charité individuelle et bien public vont de pair. Si eux ne sont pas prêts à donner un coup de main aux plus démunis, nous on va le faire», dit l'un des co-organisateurs, Paul Huynh.
«Quand on a vu l'état critique de la situation, il y a quelques semaines, on a tout de suite décidé de mobiliser les milieux étudiants et les groupes jeunesse. En quinze jours, on a réuni 1900 dollars», poursuit son collègue Carl Saucier Bouffard pour expliquer le caractère spontané de la mobilisation.
Déficit important
La Mission Old Brewery jongle depuis deux ans avec un important déficit qui menace l'offre de services selon son directeur général, James Hughes. «C'est impensable d'offrir moins de repas et moins de lits en plein hiver, mais on ne peut faire plus avec moins. Depuis quinze ans, le financement public n'a pas augmenté alors que nous offrons plus de services qu'autrefois», déplore M. Hughes.
Depuis 1991, le refuge reçoit 100 000 $ de la Ville de Montréal et quelque 470 000 dollars du gouvernement du Québec. «Cela équivaut à un financement d'environ 8 $ par lit chaque jour et nous aurions plutôt besoin de 24 $ pour continuer à fonctionner», dit James Hughes.
«En faisant un don et en servant des repas, on a voulu aller plus loin que les simples revendications. On doit montrer clairement l'exemple au gouvernement en mettant la main à la pâte», explique Carl Saucier Bouffard.
Le déficit du plus grand refuge pour hommes au Québec s'élevait l'an dernier à plus de un million de dollars et atteint cette année 864 000 dollars. Fondé en 1889, l'organisme montréalais offre quotidiennement le gîte à quelque 260 sans-abri et sert chaque année plus de 270 000 repas.
Parmi les 17 organismes, on compte notamment les fédérations étudiantes universitaires et collégiales du Québec, les radios universitaires CHOQ et CKUT, les associations étudiantes des universités McGill, Concordia, les groupes Burma Solidarity Collective et Force Jeunesse.
Au-delà de ce geste symbolique, les représentants de la jeunesse tenaient d'abord à se tourner vers les élus «pour qu'ils fassent leur part». «Nous lançons un message aux élus de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec et nous leurs montrons le type de société que nous voulons pour demain, une société où la charité individuelle et bien public vont de pair. Si eux ne sont pas prêts à donner un coup de main aux plus démunis, nous on va le faire», dit l'un des co-organisateurs, Paul Huynh.
«Quand on a vu l'état critique de la situation, il y a quelques semaines, on a tout de suite décidé de mobiliser les milieux étudiants et les groupes jeunesse. En quinze jours, on a réuni 1900 dollars», poursuit son collègue Carl Saucier Bouffard pour expliquer le caractère spontané de la mobilisation.
Déficit important
La Mission Old Brewery jongle depuis deux ans avec un important déficit qui menace l'offre de services selon son directeur général, James Hughes. «C'est impensable d'offrir moins de repas et moins de lits en plein hiver, mais on ne peut faire plus avec moins. Depuis quinze ans, le financement public n'a pas augmenté alors que nous offrons plus de services qu'autrefois», déplore M. Hughes.
Depuis 1991, le refuge reçoit 100 000 $ de la Ville de Montréal et quelque 470 000 dollars du gouvernement du Québec. «Cela équivaut à un financement d'environ 8 $ par lit chaque jour et nous aurions plutôt besoin de 24 $ pour continuer à fonctionner», dit James Hughes.
«En faisant un don et en servant des repas, on a voulu aller plus loin que les simples revendications. On doit montrer clairement l'exemple au gouvernement en mettant la main à la pâte», explique Carl Saucier Bouffard.
Le déficit du plus grand refuge pour hommes au Québec s'élevait l'an dernier à plus de un million de dollars et atteint cette année 864 000 dollars. Fondé en 1889, l'organisme montréalais offre quotidiennement le gîte à quelque 260 sans-abri et sert chaque année plus de 270 000 repas.
Parmi les 17 organismes, on compte notamment les fédérations étudiantes universitaires et collégiales du Québec, les radios universitaires CHOQ et CKUT, les associations étudiantes des universités McGill, Concordia, les groupes Burma Solidarity Collective et Force Jeunesse.
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