La péninsule du Yucatán sous le choc
L’ouragan Wilma a commencé à déferler sur Cuba et se dirigeait vers le sud de la Floride, où l’état d’alerte a été décrété
Photo : Agence Reuters
Les grandes avenues de Cancún étaient jonchées de palmiers déracinés après le passage, ce week-end, de l’ouragan Wilma, qui a déversé des trombes d’eau sur toute la péninsule du Yucatán.
La péninsule du Yucatán était sous le choc hier après le passage de l’ouragan Wilma qui a laissé derrière lui huit morts, deux disparus et un paysage de désolation. Désormais de force 2, l’ouragan a commencé à déferler sur Cuba et mettait la Floride en alerte.
Les effets de la tempête étaient encore ressentis hier dans la région de Cancún, pôle touristique de la zone, mais seulement avec la force d’une tempête tropicale, loin des rafales de vent de 250 km/h qui ont balayé le Yucatán vendredi, avant de faiblir samedi.
Habitations, hôtels et magasins de la très touristique «maya riviera» ont tous souffert lorsque l’Atlantique a pénétré de plusieurs centaines de mètres à l’intérieur des terres. Les rafales de vent ont également eu raison de dizaines de vitrines de commerces, devenus une proie facile pour les pillards et une tentation pour les habitants du centre de Cancún.
La puissance de Wilma, entré au Yucatán en catégorie 4, laissait présager du pire, mais le bilan humain est pour l’instant limité à huit morts, cinq blessés et deux pêcheurs portés disparus. Après trois nuits d’angoisse passées cloîtrés chez eux ou dans des centres d’accueil, les quelque 70 000 habitants et touristes pris au piège ont pu sortir hier pour constater les dégâts. Au même moment, les autorités mexicaines commençaient à venir en aide aux sinistrés après que de nombreuses routes eurent été coupées par des chutes d’arbres. Un million de personnes ont été directement affectées par Wilma.
La région était privée d’électricité, de téléphone, de services publics et l’activité économique était toujours paralysée. «C’est un désastre à Isla Mujeres, Cancún et Cozumel», selon le commandant de la Protection civile dans la région, Nemesio Medina, qualifiant la situation de «critique».
Aide humanitaire
Par ailleurs, plusieurs centaines de tonnes d’aide humanitaire du gouvernement, de la Croix-Rouge et d’autres organismes vont être envoyées dans les municipalités du Yucatán affectées par Wilma. Le président mexicain Vicente Fox a assuré que des hélicoptères ravitaillaient l’île de Cozumel, avec laquelle toutes les communications sont coupées.
Le gouverneur de l’État de Quintana Roo (côte caraïbe du Yucatán), Felix Gonzalez Canto, a pour sa part fait état sur la chaîne Televisa d’«un niveau de destruction impressionnant». «Toutes les infrastructures ont été touchées», a-t-il dit.
Avant son passage sur le Mexique, Wilma a provoqué des glissements de terrain qui ont fait 10 morts à Haïti. Devenu mercredi le plus puissant ouragan jamais enregistré dans l’Atlantique en raison de la faible pression atmosphérique en son centre, Wilma a perdu de la puissance lors de son passage sur les terres.
De catégorie 2 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, il devait cependant reprendre de la vigueur au-dessus des eaux chaudes du golfe du Mexique avant de poursuivre sa route vers le Nord.
Cuba et la Floride
Au cours de la journée d’hier, Wilma a accéléré sa course vers le nord en direction de Cuba et la Floride. Des vents violents et des rafales de pluie se sont abattus sur l’ouest de Cuba. Au sud de l’île, l’océan a avancé d’un kilomètre à l’intérieur des terres, ont annoncé les autorités, et plus de 625 000 personnes ont dû être évacuées. La Défense civile cubaine a mobilisé près de 80 000 personnes, dont 15 000 médecins et infirmiers pour faire face à la situation.
En Floride, les autorités ont lancé une alerte à l’ouragan pour tout le sud de la péninsule floridienne, y compris l’archipel des Keys, de Longboat Key, dans le golfe du Mexique, à Jupiter Inlet, sur l’Atlantique. Quelque 160 000 habitants ont été priés de quitter leur domicile.
En plus de souffler des vents de plus de 160 km/h, Wilma pourrait provoquer des tornades, de fortes marées et des inondations dans l’archipel des Keys et dans l’ouest de l’État.
Redoutant que les ordres d’évacuation obligatoire aient été peu respectés, le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, le frère cadet du président George W. Bush, a exhorté les populations les plus exposées à quitter leur maison au plus vite. Hier, environ 20 % seulement des 78 000 habitants des Keys avaient quitté les îles, selon Billy Wagner, un responsable des secours du comté de Monroe.
Avec Wilma, l’actuelle saison des ouragans a déjà provoqué trois des plus puissants cyclones jamais enregistrés dans l’Atlantique. D’après les experts, cette région est entrée dans une période de forte activité cyclonique qui pourrait durer une vingtaine d’années.
Au pays, le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, a offert hier par voie de communiqué son aide aux populations des Antilles et du Mexique aux prises avec Wilma. Bien que des centaines de Canadiens soient toujours bloqués au Mexique à la suite du passage de l’ouragan, on ne déplore pour l’instant aucune victime canadienne.
Alors que Wilma menaçait les côtes cubaines et floridiennes, les Caraïbes étaient secouées par une autre tempête tropicale. Avec des vents de plus de 85 km/h, Alpha pourrait laisser jusqu’à 30 centimètres de pluie en République dominicaine et à Haïti.
Les effets de la tempête étaient encore ressentis hier dans la région de Cancún, pôle touristique de la zone, mais seulement avec la force d’une tempête tropicale, loin des rafales de vent de 250 km/h qui ont balayé le Yucatán vendredi, avant de faiblir samedi.
Habitations, hôtels et magasins de la très touristique «maya riviera» ont tous souffert lorsque l’Atlantique a pénétré de plusieurs centaines de mètres à l’intérieur des terres. Les rafales de vent ont également eu raison de dizaines de vitrines de commerces, devenus une proie facile pour les pillards et une tentation pour les habitants du centre de Cancún.
La puissance de Wilma, entré au Yucatán en catégorie 4, laissait présager du pire, mais le bilan humain est pour l’instant limité à huit morts, cinq blessés et deux pêcheurs portés disparus. Après trois nuits d’angoisse passées cloîtrés chez eux ou dans des centres d’accueil, les quelque 70 000 habitants et touristes pris au piège ont pu sortir hier pour constater les dégâts. Au même moment, les autorités mexicaines commençaient à venir en aide aux sinistrés après que de nombreuses routes eurent été coupées par des chutes d’arbres. Un million de personnes ont été directement affectées par Wilma.
La région était privée d’électricité, de téléphone, de services publics et l’activité économique était toujours paralysée. «C’est un désastre à Isla Mujeres, Cancún et Cozumel», selon le commandant de la Protection civile dans la région, Nemesio Medina, qualifiant la situation de «critique».
Aide humanitaire
Par ailleurs, plusieurs centaines de tonnes d’aide humanitaire du gouvernement, de la Croix-Rouge et d’autres organismes vont être envoyées dans les municipalités du Yucatán affectées par Wilma. Le président mexicain Vicente Fox a assuré que des hélicoptères ravitaillaient l’île de Cozumel, avec laquelle toutes les communications sont coupées.
Le gouverneur de l’État de Quintana Roo (côte caraïbe du Yucatán), Felix Gonzalez Canto, a pour sa part fait état sur la chaîne Televisa d’«un niveau de destruction impressionnant». «Toutes les infrastructures ont été touchées», a-t-il dit.
Avant son passage sur le Mexique, Wilma a provoqué des glissements de terrain qui ont fait 10 morts à Haïti. Devenu mercredi le plus puissant ouragan jamais enregistré dans l’Atlantique en raison de la faible pression atmosphérique en son centre, Wilma a perdu de la puissance lors de son passage sur les terres.
De catégorie 2 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, il devait cependant reprendre de la vigueur au-dessus des eaux chaudes du golfe du Mexique avant de poursuivre sa route vers le Nord.
Cuba et la Floride
Au cours de la journée d’hier, Wilma a accéléré sa course vers le nord en direction de Cuba et la Floride. Des vents violents et des rafales de pluie se sont abattus sur l’ouest de Cuba. Au sud de l’île, l’océan a avancé d’un kilomètre à l’intérieur des terres, ont annoncé les autorités, et plus de 625 000 personnes ont dû être évacuées. La Défense civile cubaine a mobilisé près de 80 000 personnes, dont 15 000 médecins et infirmiers pour faire face à la situation.
En Floride, les autorités ont lancé une alerte à l’ouragan pour tout le sud de la péninsule floridienne, y compris l’archipel des Keys, de Longboat Key, dans le golfe du Mexique, à Jupiter Inlet, sur l’Atlantique. Quelque 160 000 habitants ont été priés de quitter leur domicile.
En plus de souffler des vents de plus de 160 km/h, Wilma pourrait provoquer des tornades, de fortes marées et des inondations dans l’archipel des Keys et dans l’ouest de l’État.
Redoutant que les ordres d’évacuation obligatoire aient été peu respectés, le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, le frère cadet du président George W. Bush, a exhorté les populations les plus exposées à quitter leur maison au plus vite. Hier, environ 20 % seulement des 78 000 habitants des Keys avaient quitté les îles, selon Billy Wagner, un responsable des secours du comté de Monroe.
Avec Wilma, l’actuelle saison des ouragans a déjà provoqué trois des plus puissants cyclones jamais enregistrés dans l’Atlantique. D’après les experts, cette région est entrée dans une période de forte activité cyclonique qui pourrait durer une vingtaine d’années.
Au pays, le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, a offert hier par voie de communiqué son aide aux populations des Antilles et du Mexique aux prises avec Wilma. Bien que des centaines de Canadiens soient toujours bloqués au Mexique à la suite du passage de l’ouragan, on ne déplore pour l’instant aucune victime canadienne.
Alors que Wilma menaçait les côtes cubaines et floridiennes, les Caraïbes étaient secouées par une autre tempête tropicale. Avec des vents de plus de 85 km/h, Alpha pourrait laisser jusqu’à 30 centimètres de pluie en République dominicaine et à Haïti.
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