Charte mondiale des femmes pour l'humanité - Québec fait preuve de mauvaise foi, selon la FFQ
La Fédération des femmes du Québec dénonce la faiblesse des engagements du gouvernement envers les femmes, mais souligne tout de même quelques avancées.
«Nous sommes extrêmement déçues des réponses du gouvernement qui nous sert du réchauffé. En fait, c'est un écran de fumée parce qu'en guise de réponse on nous rappelle plusieurs engagements qui étaient déjà pris lorsque nous avons présenté nos revendications le 8 mars dernier», a expliqué hier la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin.
Au printemps dernier, la FFQ avait présenté cinq revendications au gouvernement du Québec dans le cadre de la Charte mondiale des femmes pour l'humanité. Cette charte, qui formule des grands principes et des conditions à remplir pour améliorer la qualité de vie des femmes, a fait escale dans 56 pays depuis son lancement au Brésil, le 8 mars 2005. Chaque pays avait alors formulé des revendications portant sur les valeurs d'égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix.
La ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, Carole Théberge s'est félicitée hier par voie de communiqué des réalisations de son gouvernement pour l'avancement des femmes. La ministre a notamment fait l'annonce hier d'une enveloppe de 65 millions pour lutter contre la violence conjugale. Une campagne de sensibilisation d'une durée de deux ans doit être lancée l'hiver prochain.
Rien de nouveau, selon la présidente de la FFQ qui n'y voit que la répétition «d'un engagement de 2004». «C'est loin d'une réponse, ajoute la présidente, parce qu'on demandait une vaste campagne sur 10 ans contre toutes les violences qui touchent les femmes et non pas une brève campagne uniquement sur la violence conjugale. On veut une campagne de l'ampleur de celle qu'il y a eu pour réduire l'alcool au volant parce qu'on ne change pas des comportements en deux ou trois ans.»
La FFQ a également déploré l'absence de mesures concrètes pour lutter contre la pauvreté. Les femmes réclamaient entre autres l'indexation des prestations de l'aide sociale au coût de la vie et le retour à la gratuité des médicaments pour les prestataires, l'une des promesses électorales du gouvernement libéral.
La présidente de la FFQ s'est de plus dite «très inquiète» quant à l'avenir du Conseil du Statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine, deux structures qui ne font l'objet d'aucune mention dans les engagements gouvernementaux.
Quelques avancées
Tout en dénonçant la «faiblesse des engagements du gouvernement envers les femmes», la FFQ souligne qu'«un pas a été fait» dans le dossier de l'égalité des travailleurs atypiques et dans celui des femmes migrantes victimes de trafic. Le gouvernement du Québec s'est ainsi engagé à former des comités de travail pour trouver des solutions aux disparités de traitement selon le statut d'emploi et à interpeller le gouvernement fédéral sur le sort des travailleuses migrantes. «On sent un certain engagement politique du gouvernement et on va participer activement aux travaux, mais on remarque qu'il n'a pas donné suite aux revendications qui nécessitaient un investissement financier», conclut Mme Asselin.
La porte-parole de l'organisme Au bas de l'échelle, Esther Paquet, salue pour sa part l'ouverture dans le dossier des travailleurs atypiques, mais précise que les travaux du comité «excluront nombre de travailleurs occasionnels, temporaires ou surnuméraires qui ne passent pas par les agences de placement». Les groupes de femmes espéraient que le gouvernement interdirait toutes disparités de traitement en vertu du statut d'emploi.
En réponse à ces critiques, la ministre Carole Théberge a déclaré en entrevue que son gouvernement avait «ciblé la sécurité et l'autonomie des femmes» pour élaborer ses engagements. «Ce qui fait la différence sur le terrain, c'est la récurrence de l'appui aux organismes et c'est exactement ce que nous faisons», a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, une centaine de femmes se sont réunies hier midi à Montréal pour marquer la fin du relais international de la Charte mondiale des femmes et la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. L'événement a été souligné à la même heure partout dans le monde selon chaque fuseau horaire.
«Nous sommes extrêmement déçues des réponses du gouvernement qui nous sert du réchauffé. En fait, c'est un écran de fumée parce qu'en guise de réponse on nous rappelle plusieurs engagements qui étaient déjà pris lorsque nous avons présenté nos revendications le 8 mars dernier», a expliqué hier la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin.
Au printemps dernier, la FFQ avait présenté cinq revendications au gouvernement du Québec dans le cadre de la Charte mondiale des femmes pour l'humanité. Cette charte, qui formule des grands principes et des conditions à remplir pour améliorer la qualité de vie des femmes, a fait escale dans 56 pays depuis son lancement au Brésil, le 8 mars 2005. Chaque pays avait alors formulé des revendications portant sur les valeurs d'égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix.
La ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, Carole Théberge s'est félicitée hier par voie de communiqué des réalisations de son gouvernement pour l'avancement des femmes. La ministre a notamment fait l'annonce hier d'une enveloppe de 65 millions pour lutter contre la violence conjugale. Une campagne de sensibilisation d'une durée de deux ans doit être lancée l'hiver prochain.
Rien de nouveau, selon la présidente de la FFQ qui n'y voit que la répétition «d'un engagement de 2004». «C'est loin d'une réponse, ajoute la présidente, parce qu'on demandait une vaste campagne sur 10 ans contre toutes les violences qui touchent les femmes et non pas une brève campagne uniquement sur la violence conjugale. On veut une campagne de l'ampleur de celle qu'il y a eu pour réduire l'alcool au volant parce qu'on ne change pas des comportements en deux ou trois ans.»
La FFQ a également déploré l'absence de mesures concrètes pour lutter contre la pauvreté. Les femmes réclamaient entre autres l'indexation des prestations de l'aide sociale au coût de la vie et le retour à la gratuité des médicaments pour les prestataires, l'une des promesses électorales du gouvernement libéral.
La présidente de la FFQ s'est de plus dite «très inquiète» quant à l'avenir du Conseil du Statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine, deux structures qui ne font l'objet d'aucune mention dans les engagements gouvernementaux.
Quelques avancées
Tout en dénonçant la «faiblesse des engagements du gouvernement envers les femmes», la FFQ souligne qu'«un pas a été fait» dans le dossier de l'égalité des travailleurs atypiques et dans celui des femmes migrantes victimes de trafic. Le gouvernement du Québec s'est ainsi engagé à former des comités de travail pour trouver des solutions aux disparités de traitement selon le statut d'emploi et à interpeller le gouvernement fédéral sur le sort des travailleuses migrantes. «On sent un certain engagement politique du gouvernement et on va participer activement aux travaux, mais on remarque qu'il n'a pas donné suite aux revendications qui nécessitaient un investissement financier», conclut Mme Asselin.
La porte-parole de l'organisme Au bas de l'échelle, Esther Paquet, salue pour sa part l'ouverture dans le dossier des travailleurs atypiques, mais précise que les travaux du comité «excluront nombre de travailleurs occasionnels, temporaires ou surnuméraires qui ne passent pas par les agences de placement». Les groupes de femmes espéraient que le gouvernement interdirait toutes disparités de traitement en vertu du statut d'emploi.
En réponse à ces critiques, la ministre Carole Théberge a déclaré en entrevue que son gouvernement avait «ciblé la sécurité et l'autonomie des femmes» pour élaborer ses engagements. «Ce qui fait la différence sur le terrain, c'est la récurrence de l'appui aux organismes et c'est exactement ce que nous faisons», a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, une centaine de femmes se sont réunies hier midi à Montréal pour marquer la fin du relais international de la Charte mondiale des femmes et la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. L'événement a été souligné à la même heure partout dans le monde selon chaque fuseau horaire.
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