Le choix de la qualité
La semaine dernière, j'écoutais à TV5 (qui est en train de devenir la seule véritable chaîne de service public au Québec) une édition spéciale de la remarquable émission Thalassa, un magazine télévisé français consacré exclusivement à la mer. C'est une émission d'une qualité exceptionnelle, qui ne fait de compromis ni avec la qualité formelle ni avec celle du contenu. C'est du travail de journalisme à la fois accessible et sérieux, ce qui ne l'empêche pas d'être une des émissions les plus écoutées en France. L'émission était aussi exceptionnelle en ce qu'elle célébrait les 30 ans d'existence du magazine. Oui, vous avez bien lu: 30 ans, une fois par semaine, avec le même animateur et le même thème. Une telle continuité, une telle qualité, voilà, me disais-je, qui démontre bien que le service public peut remplir sa vocation tout en rejoignant une large part d'auditoire. Et, bien sûr, en même temps, je pensais à l'incroyable descente dans la médiocrité de la Société Radio-Canada. Une déchéance programmée, volontaire et même assumée par la direction des programmes.
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